ÉPILOGUE :
Ecrit par L'UNIVERS DE JOLA
EPILOGUE :
UN AN PLUS TARD.
**JÉRÔME OGOULINGUENDÉ**
« Moi : On se voit demain bébé
et j'espère que tu seras belle hein, sinon, je retourne chez moi. »
Elle rit.
« Moi : Tu ris hein ? Tu me
connais non ? »
« Ariane : (Amusée) Au niveau où
j'en suis, tu pars oh, tu ne pars pas oh, ça ne me regarde pas. »
« Moi : (Riant) Tu as pris la
confiance hein Mougoueli ? »
« Ariane : Pardon au revoir, je
t'attends ici demain monsieur. Je t'aime. »
« Moi : Tu as intérêt. Bye
madame Ogoulinguendé, et prends soin de mes trésors. À demain, je
t'aime. »
Clic ! J'ai raccroché et posé mon
téléphone. J'ai rejoint ma famille au salon qui était en train de peaufiner les
derniers détails par rapport à la cérémonie de demain. Et oui, Ariane et moi
nous marions à la coutume demain. Nous en avons grandement parlé cette année et
avons décidé de le faire. Nous en avons parlé avec nos familles respectives et
ils nous ont dit qu'ils espéraient que cette fois-ci nous avions appris de nos
erreurs et que nous n'allons pas recommencer les conneries parce qu'ils ont déjà
beaucoup parlé dans notre relation là. Nous les avons assurés que cette fois
c'était la bonne. Nous avons tous les deux gagné en maturité et ce qui nous est
arrivé nous a permis de prendre du recul et remettre les bonnes bases dans
notre relation. Cela ne veut pas dire qu'il n'y a plus de désaccords ou des
petites disputes entre nous, nous sommes des humains et nous avons nos défauts
mais on règle ça rapidement. Alors nos parents ont accepté de nous accompagner
dans notre démarche de régularisation. Je n'ai pas refait les fiançailles car
de toutes les façons, ils ne m'avaient jamais retourné les présents que j'avais
donné la première fois. Nous avons juste refait une assise entre nos deux
familles où j'ai émis ma volonté de venir épouser Ariane et nous nous sommes
mis d'accord. J'ai récupéré la liste de la dot et elle est classique, c'est pratiquement
la même que l'on m'avait donné la première fois sauf qu'ils ont rajouté 500
milles au 1 million 500 du départ, et l'argent pour le rachat des enfants a été
multiplié par 3. Nous avons tous ficelé et allons conclure demain. Pour ce qui
est du civil, il se fera dans 2 semaines, conjointement avec Loyd et Bhernie.
Et oui, nous avons décidé de faire un mariage civil collectif pour gagner en
temps et minimiser les coups. Aucun de nous ne voulait faire une cérémonie de
ouf pour ça, de plus enchaîner les mariages en continue sur des semaines, ça
devait nous épuiser, alors nous avons décidé de le faire en groupe sous la
proposition de Loyd. Après avoir pesé le pour et le contre, on a acquiescé et
nous nous sommes mis d'accord sur les détails de l'organisation. Le civil et la
bénédiction nuptiale se feront le même jour. Ce sont nos mariages coutumiers
qui sont individuels (...)
Marwane : (Souriant) Eh, il est
quand même un peu beau hein.
Nous éclatons de rire.
Moi : (Tournant sur moi, vantard,
faisant glisser ma main sur ma poitrine) Un homme créé à l'image de Dieu quand
tu vois, tu sais.
Marwane : On t'a dit que Dieu est
un fornicateur ?
On éclate de rire.
Moi : (Riant) Ne t'inquiète pas, tu
seras bientôt accablé parce que tu ne pourras plus employer cette expression.
Ce soir même, je change mon statut.
Loyd : Répète ça bien bro, le gars-là
est sourd.
Nous rions une fois de plus puis ma
mère dit que nous allons bientôt partir. Les gars m'entourent et prient pour
moi et pour la cérémonie avant que nous sortions tous pour aller monter dans
les voitures. Les filles ont passé la nuit chez Ariane afin d'aider dans les
préparatifs du coup, c'est là-bas qu'on va se retrouver. On arrive quelques
minutes plus tard et nous tombons sur les barrages jusqu'à la maison et
lorsqu'on s'assoit, la cérémonie commence…
**MARWANE MEZUI**
Blessing : (Retirant ses
chaussures) Je suis épuisée.
Moi : Son lit est fait ?
Blessing : Oui mais je vais changer
de drap.
J'ai marché à sa suite jusqu'à la
chambre de notre fils et elle a refait son lit pendant que je le changeais.
J'ai retiré les vêtements qu'il avait au mariage ainsi que sa couche et je l'ai
correctement essuyé avant de lui mettre des vêtements de nuit puis je l'ai
repris dans mes bras, j'ai prié pour lui et l'ai mis dans son berceau. Je suis
resté là à le regarder avec un énorme sourire sur le visage.
Blessing : Mezui pardon ne
recommence pas. Allons nous coucher.
Je souris et elle vient m'attraper
par le bras et me tire hors de la chambre après avoir allumé le babyphone.
Moi : (Riant) Mais tu as quel
problème madame ?
Blessing : On s'en va dormir.
Moi : Mais est-ce que je t'ai dit
que j'avais sommeil ?
Elle piaffe et me dire jusqu'à la
chambre avant de refermer la porte.
Blessing : (Allant déposer ses
affaires dans le dressing) Je ne sais pas ce que tu veux souvent voir quand tu
me fixes l'enfant comme ça. Si toi-même on te regarde comme tu le fais pendant
que tu dors, tu seras content ?
Moi : (Amusé) N'est-ce pas tu le
fais souvent ?
Blessing : Oui, et tu te réveilles
dans les minutes qui suivent. Et c'est l'enfant que tu veux déranger dans son
sommeil ?
Elle revient se placer devant moi
afin que je descende la fermeture de sa robe et je le fais. Elle veut s'en
aller et je la retiens en encerclant mes bras autour de sa taille.
Blessing : Mezui laisse-moi
tranquille, tu voulais rester pour regarder ton fils non ?
Moi : (Lui faisant un bisou dans le
cou) Tu m'as coupé l'envie alors, tu as maintenant toute mon attention.
Blessing : (Essayant de retirer mes
bras) Je ne veux pas.
Je lui mordille le cou et elle
éclate de rire en continuant de me dire de la laisser tranquille mais ce n'est
pas mon problème. Je l'aide au contraire à retirer sa robe et je la soulève
pour aller la déposer sur le lit. Elle rit et tente de se défiler.
Blessing : Marwane laisse-moi.
Moi : (Me mettant au-dessus d'elle)
Je sais que c'est ce que tu veux, n'est-ce pas tu jalouses ton propre fils ?
Blessing : Va là-bas, qui le
jalouse ?
Moi : Toi, tu cherches l'attention
de son père, eh bah tu l'as maintenant.
Elle veut parler mais je l'embrasse
pour la faire taire, elle résiste quelques secondes puis se laisse emporter et
finit même par me déshabiller. Quand je la pénètre, elle me serre dans ses bras
et soupire d'aise.
Blessing : (À mon oreille) Fais-moi
du bien Mezui, j'ai envie de toi depuis que je t'ai vu venir au mariage.
Moi : (Esquissant un grand sourire)
Je le savais.
Et oui, je savais qu'elle le
voulait depuis la journée car quand on s'est vu, elle m'a regardé avec la façon
qu'elle le fait quand nous sommes dans notre intimité. De plus, elle n'a pas
arrêté de me dire qu'elle ne voulait pas que je la touche, or la connaissant,
en terme de proximité physique, elle exprime toujours le contraire de ce
qu'elle veut vraiment et donc je savais qu'elle voulait que l'on en arrive là.
Cela va faire un an et 1 mois que
nous sommes mariés et 4 mois que nous avons accueilli notre fils. Et oui, dès
notre retour de la lune de miel, elle n'a pas tardé à se sentir fatiguée et
nauséeuse. Elle en avait parlé avec Mommy qui lui avait demandé de faire un
test de grossesse, nous l'avions fait et bim, positif. Je l'ai dit à Loyd qui
s'est mis à rire sérieusement avant de me dire que j'étais terrible et que je
le copiais pour tout. C'est ainsi qu'il m'avait aussi dit que Lucrèce était
dans la même condition que Blessing. On s'est emmerdé et on s'est soutenu.
Étant tous les deux novices dans cette affaire, c'est Jérôme et Bhernie qui
nous ont orienté sur la question vue qu'ils étaient tous les deux plus
expérimentés que nous dessus. Blessing a accouché à 8 mois de grossesse. Elle a
failli se faire opérer mais Dieu merci, elle a fini par le faire par voie
basse. Mommy nous a rejoint la semaine qui a suivi et est resté 3 mois avec
nous pour s'occuper de Blessing et nous dire quoi faire avec le petit. Elle est
partie le mois dernier à Lambaréné pour visiter et passer le mois avec eux. Ils
sont remontés il y a 3 jours et là elle est chez papa Lilian. Elle va partir
après le mariage des gars-là.
On a repris à être intimes la semaine dernière
et ne l'avons fait qu'une seule fois à cause des occupations et tout. Alors je
comprends son besoin d'intimité, moi-même je le voulais car quand on commence
cette histoire, ce n'est vraiment pas facile de se priver, surtout quand tu
dors sur le même lit que ta femme tous les soirs. J'ai compris pourquoi les gars-là
tombaient dans la fornication. Je ne compte plus le nombre de fois où nous
avons failli franchir la ligne mais on a tenu bon. Voilà pourquoi je comprends
pourquoi il est dit de ne jamais dormir dans le même lit avec une femme, si on
l'aime et surtout si vous l'aviez déjà fait une fois.
On se met bien jusqu'à la
jouissance, puis on va prendre notre douche, on prie et on se couche l'un dans
les bras de l'autre…
**LUCIA MANGA MFOULA**
Je regarde Lucrèce après avoir vu
le message.
Lucrèce : Ça dit quoi ?
Moi : Elle est vraiment malade et
ils ont dû l'hospitaliser.
Lucrèce : Ça tombe bien, comme ça
au moins tu n'auras pas à t'asseoir sur ses cuisses demain.
Moi : (La regardant de travers)
Lucrèce !
Lucrèce : Quoi ? Est-ce que c'est
faux ? C'est même une grâce que Dieu vous fait. Elle devait d'abord apporter
quoi de bon au mariage là ?
Moi : C'est ma belle-mère.
Lucrèce : Pardon, donne-moi ton
bras là-bas je vais te frotter le gommage. Quel genre de belle-mère même ? Il
ne faut pas faire je vais prendre les péchés pour rien.
Je n'ai plus rien dit et elle a
continué à me frotter le gommage sur le corps. Maman est revenue pour continuer
car elle avait dû arrêter pour aller se soulager. Elle proclame des paroles de
bénédictions sur moi et mon futur foyer. Cette année, nous avons énormément
parlé toutes les deux. Après la cérémonie où Ciel avait récupéré sa bague, elle
m'avait demandé si on était vraiment délié et j'avais dit oui en lui expliquant
les raisons pour lesquelles j'étais sûre de ce fait. Elle m'avait ensuite
demandé si je voulais vraiment retourner dans cette famille avec tout ce que
j'avais vécu là-bas et comment eux-mêmes font des mauvaises choses. Elle
m'avait dit que le fait que l'on avait fait un enfant tous les deux ne
m'obligeait à rien et que je pouvais parfaitement refaire ma vie désormais avec
quelqu'un de bien mais je lui avais redis que c'était avec Bhernie que je
voulais faire ma vie. Je l'aimais vraiment et je savais que nous avions tous
les deux appris de nos erreurs. Je l'ai rassurée sur le fait que ce que j'avais
vécu avec lui, m'avait rendu plus forte et fait comprendre que dans la vie, il
nous fallait mettre des limites à toute chose, ne pas suivre aveuglément ce que
l'on dit et surtout ne pas s'oublier au profit de quelqu’un d’autre. J'ai
appris à beaucoup plus m'ouvrir à elle sur certains sujets. Elle a fini par
lâcher la grappe et vraiment accepté Bhernie. Je ne vais pas dire qu'ils sont
revenus au niveau où il était à l'époque mais ça s'est beaucoup amélioré. Lorsqu’ils
organisent des évènements, ils l'appellent eux-mêmes afin qu'il vienne, ils lui
demandent de temps à autre des petits services et une fois même il était allé
pêcher avec mon père et les autres, pour dire qu'il y a un effort volontaire
qui se fait pour l'intégrer, le temps fera le reste.
En ce qui concerne notre fils, il
va très bien et nous avons fêté ses 1 an, quelques mois en arrière. La façon
qu'il est agité et fait crier mes parents, il n'y a que Dieu seul qui sait.
Mais eux aussi ils aiment ça au point où maman m'a boudé quand nous sommes
allés à Lambaréné quand Lucrèce a accouché. Je me suis arrangée à avoir mon
congé ce mois-là et elle n'a pas arrêté de m'appeler pour me faire remonter
avec son petit-fils. On criait sur tantine Leslie ici avec les jumeaux mais
maman est allée la retrouver pour discuter les enfants d'autrui. Elle va bien
rester à pleurer après le mariage quand je vais finalement retourner chez moi.
Pour ce qui est des filles de
Bhernie, ils ont eu une assise dans leur famille et ont décidé de lui laisser
les enfants. Enfin pendant l'année scolaire, elles sont avec lui et les
vacances, elles partent chez leur mère qui était restée à Cocobeach depuis la
réunion. Il a dit qu'il va continuer à s'occuper d'elles mais leur dira la
vérité quand elles seront en âge de comprendre les choses pour éviter que
quelqu'un le leur dise plus tard étant donné que toute la famille est au
courant de cette histoire. Durant cette année, je les ai eues en week-end chez
mes parents plusieurs fois et nous avons fait beaucoup de sorties tous les 5.
Elles ont toutes les deux intégré que je suis la femme de leur père et
m'appellent maman, cela ne me dérange pas.
Les oncles de Bhernie sont tombés
malades quelques semaines après la réunion et tonton Sima a même failli mourir
mais ils ont fait une cérémonie pour apaiser les ancêtres et les esprits.
Tonton Sima a perdu un pied mais il s'est remis. Les 2 autres ont échappé belle
car quand les représailles ont commencé sur leur frère, ils se sont levés pour
agir avec les parents de Chancelle. Je ne connais pas les retombées qu'eux ils
ont eu et Bhernie n'a pas cherché à savoir. Nous savons juste que les oncles de
Bhernie ont fait des confessions terribles sur leur cercle et de comment ils
ont mangé les gens en sorcellerie. Maman Aubierge a nié jusqu'au bout et elle
est tombée malade, sa maladie s'est accentuée il y a quelques jours et ce matin
elle a fait une crise qui l'a envoyé à l'hôpital pour être internée. Cette
femme, il n'y a que Dieu seul qui sait, Mommy nous avait expliqué qu'elle
manifestait un peu ce que les scientifiques ont appelé le ‘’complexe de
Jocaste’’. En gros c'était comme le complexe d'Œdipe. Elle a dit que de façon
naturelle, le jeune garçon dans ses premières années, se comportait avec sa
mère comme s'il en était amoureux et il naissait souvent une rivalité avec son
père (complexe d'Œdipe), il en était de même pour la fille avec son père
(complexe d'Electre), que ces choses n'étaient pas nocives à condition qu'elles
soient bien gérées et que la transition se fasse normalement autour de 6 à 7
ans. Elle nous a dit que cela avait tendance à se manifester à l'âge adulte
mais de façon inversée. La mère pour son fils (complexe de Jocaste) et le père
pour sa fille (complexe de Laïos), quand ces derniers se manifestent, les
parents ont du mal à lâcher la grappe à leurs enfants et généralement rejettent
les partenaires de ces derniers. Dans sa forme la plus sévère, cela peut même
pousser au meurtre des partenaires afin que leur enfant ne parte pas. Elle nous
a expliqué que la plupart des parents qui le manifestaient étaient les mères
célibataires, celles ayant subi le rejet des pères des enfants et les pères
ayant perdu leur femme dans des conditions tragiques, ce d'autant plus si
l'enfant avait de fort traits de ressemblance avec le parent absent. Elles
disaient que beaucoup de femmes malheureusement chez nous en Afrique
développaient ce complexe et allait très souvent dans les extrêmes. Dans le cas
de maman Aubierge, ayant subi le rejet de son mari, elle s'est accrochée sur
Bhernie qui non seulement lui avait donné d'accéder à ce foyer mais encore
possédait les capacités qu'elle recherchait et avait suivi chez son père. Tout
cela mélangé à ses propres raisons liées à ma personne, cela l'a conduit où
elle se trouve aujourd'hui et qu'il faut vraiment avoir de la compassion et
prier pour elle. Elle me fait vraiment de la peine, pourtant elle a tout pour
être heureuse, hélas.
Lucrèce : (Me sortant de mes
pensées) Tata Luce il faut déjà dormir oh, tu sais que ton parent là et les
pleurs. Quand il va commencer, on va veiller jusqu'au matin.
Je ris parce qu'elle a raison, son
fils pour pleurer la nuit y a pas 2, tout le monde ne va pas dormir quand il se
décide. Alors mieux on profite pendant qu'il dort. On prie et on se couche sans
tarder (…)
Erine : (Me regardant en souriant)
Tu es trop belle maman.
Je lui souris et regarde les filles
qui sont avec moi et elles acquiescent. On fait des photos et je vais
rapidement porter ma première tenue traditionnelle et mes bijoux. On refait des
photos et des vidéos puis j'attends que l'on vienne me chercher pour me
conduire devant mon homme, chose qui se produit une heure plus tard et quand
mon regard croise le sien, mon cœur est totalement apaisé, mon Ciel est là…
**LUCRÈCE MEFOUMANE**
Papa Lilian : On entend beaucoup de
gens parler d'amour. Nombreux sont des jeunes gens qui viennent me voir et me
disent papa, j'aime une fille et je veux l'épouser. Quand j'entends cela, je
souris tout seul en pensant si seulement vous saviez. ''L'AMOUR SUFFIT-IL ?’’
(Souriant) Je veux tout de suite décourager les aspirants qui sont dans cette
pièce et parler à nos biens aimés qui se sont dit ‘’oui’’ ce matin à la mairie
et qui sont là ce soir afin que l'on puisse bénir leurs unions. L'AMOUR NE
SUFFIT PAS. Il faut plus que l'amour pour s'engager dans un mariage. Il
arrivera que vous marchiez à contre-courant. Parfois ce que vous voudriez sera
en contradiction avec ce que la société attendra de vous, il faudra faire
preuve de courage pour défendre son amour. Parfois il arrivera que ce soit le
passé de l'autre qui soit difficile à porter, il faudra faire taire les
préjugés et se mettre au-dessus de ça pour avancer. Quelques fois ce seront les
responsabilités familiales qui seront notre obstacle et il faudra faire preuve
de discernement pour connaître le sens des priorités. Et parce que nous sommes
des hommes et que nous faisons des erreurs, il nous faudra avoir de la hauteur
pour pouvoir pardonner pour aller de l'avant. L'amour mes amis, ne suffit pas,
c'est pourquoi nous voyons chaque jour au tribunal, des centaines de mariages
qui sont brisés pourtant si tu poses la question à ces gens s'ils n'aimaient
pas leurs partenaires quand ils se sont mariés, ils te diront pour la plupart
que si, c'était le cas. Alors pourquoi ces unions n'ont pas tenues ? À cause de
toutes ces choses que j'ai citées. Si l'amour est l'ingrédient de base pour
unir sa vie à quelqu'un d'autre, il ne saurait faire en sorte que cela marche.
Le mariage n'est pas un jeu et lorsque l'on s'engage, on doit le faire pour la
vie, pas pour s'en aller à la première difficulté rencontrée. Le mariage, je
vous le redis, n'est pas un long fleuve tranquille. Vous allez être
sérieusement secoués, vous allez vous remettre en question, vous allez vous
énerver, vous allez rire et parfois pleurer ensemble ou séparément mais dans
tous cela vous devrez vous réveiller chaque matin avec le sentiment d'avoir
épousé la meilleure personne qu'il fallait pour vous. Tout cela n'est possible
et doit être soutenu par la grâce de Dieu et la prière. Mettez Dieu au centre
de votre mariage afin qu'il soit celui-là qui vous guide dans les moments de
joies comme dans les temps difficiles. Comme le dit le passage dans le livre de
l’Ecclésiaste chapitre 4 versets 9-12, ‘’9 Deux valent mieux qu’un, parce
qu’ils retirent un bon salaire de leur travail. 10 Car, s’ils tombent, l’un
relève son compagnon ; mais malheur à celui qui est seul et qui tombe, sans avoir
un second pour le relever ! 11 De même, si deux couchent ensemble, ils auront
chaud ; mais celui qui est seul, comment aura-t-il chaud ? 12 Et si quelqu’un
est plus fort qu’un seul, les deux peuvent lui résister ; et la corde à trois fils
ne se rompt pas facilement.’’ C'est pourquoi je vous exhorte vous qui êtes
devant à inviter Dieu dans vos mariages et à mettre toutes ces choses en
pratique, que Dieu soit béni.
Nous : Amen !
Pasteur Lilian : Levons-nous
ensemble et prions pour nos biens aimés.
Toute l'assemblée l'a fait et il a
prié pour nos 3 couples puis nous avons tous dit Amen ! Les gens ont applaudi
et on nous a demandé de nous lever et de faire face à la foule. Mon homme a
pris ma main dans la sienne et m'a regardée un grand sourire sur les lèvres,
j'en ai fait de même.
Loyd : Ça n'a pas été facile mais
nous y sommes arrivés Reb.
Moi : Nous y sommes arrivés.
Loyd : (Caressant mon visage) Je
t'aime.
Moi : (Soutenant son regard) Je
t'aime aussi Loyi !
POINT FINAL.