Romance avec la fille du flic

Ecrit par deebaji

J’avais maintenant ce que je voulais. Une information sur mon ravisseur et agresseur, Monsieur le flic corrompu à la vilaine moustache. Bon ! Certes, ce n’était pas grand-chose. Je l’avoue. Je savais juste qu’il avait une fille qui lui en voulait énormément et cela, ça m’arrangeait fortement, c’était comme si le plateau d’argent était lui-même venir s’offrir à moi, comme si l’univers tout entier participait à ma victoire comme ce flic qui brutalisait des gens dans la rue, certes il était un membre des forces de l’ordre mais il ne faut pas abuser et aller frapper sur l’enfant des gens. En soit, le fait qu’il m’ait passer à tabac n’était pas si problématique que cela, le vrai problème était qu’il se mette à me pister et me faire voler de l’argent pour lui, rien que le fait de l’imaginer en train de me donner des ordres et de s’asseoir sur mes revenus m’écœurait au plus haut point, je vous le promets, je devais trouver un moyen de le décrédibiliser à un tel point qu’il ne représente plus une menace pour moi et mon service de vol, pourquoi pas même qu’il soit sous ma coupe en me relâchant si jamais un jour un de ses collègues venaient à me coffrer, le plan était parfait. J’avais déjà une information sur lui, il fallait maintenant qu’il se compromette en faisant une petite erreur et s’en était fini de sa petite tyrannie de vieux flic persécuteur effrayant. Non mais écoutez, ma foi, ce mec, il se croyait pour un serial killer, un jack l’éventreur, un Guara-guara, une grosse tête de gang.  Il devait s’envoyer des seringues de protéines avant de commencer son service, il fallait le voir courir, c’était un véritable guépard, non mais ce mec, il se prenait pour robocop, il s’était trop imaginé qu’on tournait dans un film d’action. Le choc de la réalité, risquait de lui briser les dents en centaines et en centaines de petits morceaux lorsque j’aurais de quoi le coincer. Mais en attendant, tant bien que mal, je continuais mes petits vols de rues en rues et je m’étais équipé d’une voiture pour m’enfuir assez rapidement ensuit si jamais je venais à me faire prendre par des gens dans la rue et qu’il chercherait à me faire la peau. J’ai même pris des cours de boxe et de self-défense. Mon Dieu, qu’est-ce qu’il ne fallait pas faire pour vivre et voler en paix, l’humiliation de la dernière fois avec le policier m’avait fait prendre conscience d’une chose, si jamais je me faisais prendre en plein vol, la main dans le sac, les gens ne feraient qu’une bouchée de moi et cela en un rien de temps, un temps record, l’espace d’une minute, d’un bâillement, ou d’un pet d’âne. Il fallait quand même que je sache me défendre et que je puisse m’enfuir à temps afin de ne pas me faire rattraper et passer à tabac. Pour ce qui est d’Ariane, elle avait fini par m’abandonner, parce qu’elle ne supportait plus la présence de Sonia, qu’elle disait très malsaine et irrespectueuse à son égard. Sonia contrairement à cela me rapportait bien plus que je n’en avais eu avec Ariane, nos deux mains réunies dans le vol, certes elle ne le faisait pas de bon cœur, elle voulait toujours avoir sa carte puce et se tirer, mais elle m’était d’une aide plus que précieuse et je n’allais pas me passer de ses services pour une histoire d’amour, ça serait mettre en péril la situation de mes parents qui attendaient toujours des soins à l’hôpital et dont il fallait payer les frais d’hospitalisation, j’avais trop de chose en tête pour me préoccuper d’une petite aventure amoureuse alors j’ai accepté sa décision qu’on se sépare mais par la même occasion, j’ai pu me libérer de la menace de Sonia qui voulait lui montrer des fichiers multimédias compromettants d’elle avec moi, je fis donc d’une pierre, deux coups ! Eviter le naufrage avec Ariane et me sauver des menaces de Sonia avec qui j’avais une liaison plus que torride à vrai dire mais bon, ce n’était qu’un vilain détail, le plus important était de réunir suffisamment d’argent pour ne plus jamais faire face à la pauvreté et ce même si je venais à payer la totalité des frais d’hospitalisation de mes parents, j’avais pris goût au vol, je ne pouvais plus arrêter, c’était si facile, si intéressant, si risqué et perturbant, il n’y a que lorsque je volais des gens dans la rue et que je me faisais de l’argent que je me sentais vivant, j’aimais beaucoup la sensation que me procurait cette activité et si par-dessus tout elle me permettait de me faire de l’argent, d’être à l’abri des problèmes et de subvenir aux besoins de ma famille, eh bien, rien ne me déplaisait dans ce style de vie. Je faisais de l’argent et je vivais libre, j’étais peinard et je pouvais faire ce que je voulais comme je le voulais et où je le voulais, non que je prône les mérites du vol mais, c’était ça qui me faisait vivre, j’avais été rejeté de partout en essayant de vivre dans du légal, maintenant j’allais faire tout l’inverse et vivre selon mes propres pulsions. J’étais heureux et satisfait non pas parce que je me plaisais à ne rien faire non, mais parce que je me plaisais à ne rien faire et que malgré ça, cela me rapportait quand même de l’argent. Chacun sa chance, chacun sa tombe, que voulez-vous ? Mais il y avait toujours un nuage noir au-dessus de mon beau ciel éclairé dans le vol, il était là et pouvait me refrapper de sa foudre à tout moment, vous l’avez deviné, il ne s’agissait que d’une seule et unique personne, encore une fois, c’était lui, ce personnage écœurant qui me faisait faire des cauchemars dont je me réveillais tout trempé de sueur, le seul l’unique Monsieur le flic à la moustache épaisse. Ce mec était vraiment un film d’horreur, il me terrifiait, je le retrouvais toujours dans mes pensées les plus noires, je le voyais dans mes rêves qui me rattrapait pour me dépouiller de mes sous après m’avoir copieusement tabassé, s’en était de trop, il fallait en finir de façon définitive avec ce charognard, ce traumatisme sur pattes. Mais, comment m’y prendre ? Comment faire ? Il m’était complètement sorti de la tête et j’avais oublié Diana, sa fille, elle, elle saurait me donner quelques informations sur son père pour que je lui assène le coup de grâce (façon de parler, je n’allais pas le tuer, voyons, nous ne sommes pas dans un film de gladiateur, j’allais juste l’empêcher de me nuire, le tenir à distance et pourquoi pas, le faire coopérer avec moi et l’avoir à mon service.) Mais comment faire cela ? Comment ébranler un bloc de glace comme lui ? Comment le piéger et lui faire faire ce que je voulais ? Après tout il n’était pas inhumain, il y avait bien un moyen de le faire plier, je réfléchissais encore et encore, je ne pensais qu’au moyen de l’éradiquer de mon terrain de jeu, je continuais de le prendre en filature avec des voitures différentes pour éviter de me faire prendre ou d’éveiller les soupçons mais ça me coûtait beaucoup trop cher, les voitures d’occasion étaient à des prix, mon Dieu, on pourrait croire qu’elles valaient plus chères que les voitures elles-mêmes. Je ne pouvais poursuivre sur cette voie alors, il me fallait de changer plan rapidement. Quel autre plan que de retourner vers ma première source d’information, mais oui ! Quel imbécile je faisais de l’avoir abandonnée, c’était pourtant évident, elle était sous mes yeux depuis tout ce temps mais je l’avais minimisée parce que je voulais y arriver par moi-même, la fille du flic, Diana. Je comptais retourner la voire quand j’en aurais assez puis je l’emmènerais choisir un téléphone, celui de son choix. Quoique ce choix pouvait coûter trop cher et, je n’avais pas d’argent à jeter par la fenêtre, il serait donc préférable que je lui en achète un moi-même et que je lui fasse la surprise ensuite. En plus, les fêtes de fins d’années approchaient, le timing était plus que parfait, elle serait joyeuse et me tomberait directement dans les bras, trop facile pas vrai ? Nan, je rigole c’était bien plus compliqué que ça, je n’étais même pas sûr de la trouver au moment où je viendrai lui rendre visite pour lui offrir son cadeau et, un portable de qualité coûtait assez cher environ mille deux cent dollars. Je n’avais pas encore cette somme pour me nourrir moi-même, comment pourrais-je la jeter en l’air pour la fille de celui qui m’avait dépossédé de précieuses liasses de billets que j’avais si bien réussi à dérober aux passants dans la rue ? C’était de la folie, j’y ai donc renoncé en attendant qu’une autre idée me vienne à l’esprit. Au bout d’un moment, il fallait se rendre à l’évidence il n’y avait que par elle que je pourrais avoir son père, cette enflure avec sa moustache épaisse ! Il ne commettait aucune erreur, aucune faute, aucune incartade, c’était louche, il était beaucoup trop droit comparé à ce qu’il m’avait fait vivre, je me demandais même si je n’avais pas halluciné en m’imaginant qu’il m’avait passé à tabac. Mais non, les douleurs étaient toujours là, mais l’argent qu’il m’avait dérobé non, je voulais même passer l’éponge mais ça serait creuser une tombe, la mienne, creuser ma propre tombe et lui demander gentiment de bien vouloir m’enterrer, il fallait le mettre hors-jeu et il fallait le faire rapidement parce que ça empiétait beaucoup sur mes revenus dans mon petit commerce. Alors, je n’ai pas eu d’autre choix que de retourner encore vers sa fille après avoir longtemps cogité, je sais c’est agaçant mais bon, je n’avais pas tellement le choix, alors en attendant de lui acheter un téléphone, je continuais de la voir en cachette et tout avait l’air de se passer à merveille avec elle, elle me disait être amoureuse et qu’elle projetait me présenter à ses parents une fois qu’elle aurait fini ses études. Qui ? Moi ? Hors de question, Jamais de la vie même ! A peine son père me verrait-il qu’il dégainerait son Tokarev pour me cribler de balles avant de m’enterrer dans un charnier , d’autant plus que tout ce que je lui montrais n’était que le fruit du vol et non du dur labeur, il était impérativement hors de question que j’ai une quelconque histoire d’amour sérieuse avec elle, je ne comptais pas non plus m’infliger une si grande restriction que le mariage, si en plus son père était flic, je serais tout le temps obligé d’être dans les normes s’il ne m’avait pas déjà étripé avant que cela arrive, c’était un véritable suicide je le savais mais bon tant qu’à faire autant jouer avec la montre, il me fallait juste que j’ai suffisamment d’informations sur son père pour totalement disparaître de sa vie ensuite avant qu’il ne soit trop tard. A ma grande surprise et à ma plus grande déception, elle ne voulait jamais qu’on aborde son père, sa famille pour elle était trop bizarre et lui faisait trop de mal. Mon Dieu ! Mais c’est justement pour ça que j’étais avec elle, elle n’était pas très maligne comme femme, il fallait toujours être minutieux pour éviter de la vexer tout pouvait être pris au premier degré avec elle mais bon, ça se passait bien quand même, ça, il faut l’avouer, elle était toujours vierge en plus et je ne tenais pas à la salir, donc nous nous limitions aux préliminaires mais c’était trop risqué de se voir fréquemment à son université alors je suis revenu sur ma décision et j’ai économisé suffisamment pour lui offrir un téléphone, il serait son tout premier. Au bout de quelques semaines j’ai finalement réussi à lui en acheter un, je me dirigeais vers son université un vendredi après-midi pour le lui remettre lorsque…
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