Chapitre 2

Write by Spice light


– Zaïre ZINGA –



Dans ma famille, il y a le doyen : mon homonyme, Monsieur ZINGA WETE Donatien (64 ans), et son épouse ZINGA KALENGA Gina (52 ans).


Leur aînée, Noëlle ZINGA MATA (36 ans).

Oui, mamie l’a eue très jeune. Et elle a presque répété le même schéma avec moi.


Le second, Balzac ZINGA MOKO (31 ans).

Il a eu deux enfants : le premier est décédé un jour avant son premier anniversaire. Ensuite, Richard ZINGA KIALA (2 ans), homonyme du grand-père de papy.


Le troisième, Lionel ZINGA MAVAKALA (28 ans).

Il a un enfant : Eli ZINGA NGOMA (6 ans).


La quatrième est malheureusement décédée à l’âge de 7 ans.


Et la dernière, Dorcas ZINGA MAMBU (25 ans)… un sac à problèmes, pour être honnête.


Quant à moi, je suis Zaïre ZINGA WETE (17 ans), fils de Jany MBUDI SEKE (45 ans) et de Noëlle ZINGA.


Du côté de mon père, j’ai deux petits frères : Mael (15 ans) et Léo (14 ans).

Ils ont quitté le pays avec leur mère. Longue histoire que je n’ai jamais vraiment comprise — j’étais trop petit pour tout saisir.


Chez ma mère, je suis fils unique.

J’en parlerai peut-être un peu plus tard.


Mon père vit à Lysville.

Et les enfants de mes grands-parents vivent tous avec eux.


Le problème ?


Ma grand-mère.

Ma mère.

Et ma tante.


Mes oncles ont souvent du mal avec leurs compagnes.

“Maman” — Gina, ma grand-mère — et ses filles ont toujours quelque chose à redire.


Mes oncles et moi sommes très débrouillards en travaux ménagers. Contrairement à ma mère et à sa sœur.


Maman Noëlle, encore ça va. Elle fait exprès de ne rien faire.

Mais ya Dorcas… elle ne sait rien faire. Par pure paresse.


En résumé :

J’ai un papa — mon grand-père.

Une maman — ma grand-mère.

Et Noëlle… c’est ma mère.


Je passe le bac cette année.

Mon autre homonyme, tonton Zaïre MBUDI — le grand frère de papa — m’a promis un voyage de perfectionnement et d’entraînement en football après le bac.


Tout est prêt depuis que j’ai obtenu mon certificat d’études primaires.

À l’époque, j’étais amoureux du foot au terrain MIPEPE.


Mais aujourd’hui, ce n’est plus pareil.


Je veux devenir biologiste.


J’irai quand même profiter de ce cadeau qui m’attend depuis plus de six ans.


Des relations amoureuses, j’en ai comme tout garçon de mon âge.

Mais mon cœur, lui, appartient à Marie-Danielle.


Je l’aime profondément.


Quand j’aurai mon indépendance financière… je reviendrai pour elle.





– Marie-Danielle YILU –



Cela fait exactement cinq mois que je suis revenue à Stonville.


Mais les paroles de Zaïre, ce jour-là dans la voiture, ne me quittent pas.


— J’étais sérieux tout à l’heure.

— Je suis ton amoureux.

— Nous ne sommes pas une famille… mais si tu me donnes une chance, nous le deviendrons.


Je repense à la façon dont j’ai quitté cette conversation.


Je l’ai fui.


Parce que je me sentais troublée.


Je ne ressentais pas de l’amour.

Juste un trouble. Une interrogation face à son audace.


Comment un “petit” que j’ai autrefois lavé peut-il me parler de choses pareilles ?


Je secoue la tête et reviens à mon rendez-vous.


— Je disais… je suis Peniel OKAMBA. 26 ans. Employé chez M.L Microfinance. Expert-comptable, pour faire simple. Célibataire, sans enfant — et je n’en veux pas pour l’instant.


— Moi, tu me connais déjà. Étudiante en finance-banque. 21 ans dans quelques jours. En troisième année de licence.


— Waouh. Impressionnant. Quels sont tes projets à court et moyen terme ?


— À court terme, obtenir ma licence. À moyen terme, mon master. Ensuite, rentrer chez moi, à Ange-Ville. Là-bas, j’aurai plus facilement du travail. Et surtout… j’aime le calme de ma ville, comparé à Stonville où la vie est plus bruyante.


— Donc tu n’aimes pas notre ville ? dit-il faussement vexé.


— Ce n’est pas ça. C’est ma troisième année ici. Mais je ne ressens aucun attachement. Je suis venue pour étudier. Après ça… rien ne me retiendra.


— Et si je décidais de te retenir ?


Il pose sa main sur la mienne, me regardant droit dans les yeux.


Je cherche mes mots.


— J’ai encore deux années d’études… plus une année de formation et de stage. On verra bien.


— D’accord. Tu n’as pas touché à ta glace. Elle risque de fondre.





– Peniel OKAMBA –



Je regarde Marie-Danielle manger sa glace.


Je l’ai vue pour la première fois au supermarché de la Rue 2.

Je l’ai croisée plusieurs fois ensuite en ville.

Avant de l’aborder officiellement — encore au supermarché — et de lui proposer un rendez-vous.


Dès le premier échange, elle savait que j’étais attiré par elle.


C’était il y a deux mois.

Et ce n’est qu’aujourd’hui qu’elle accepte un vrai rencard.


Je ne suis pas encore fixé, mais notre conversation me donne un véritable espoir.


J’attends le bon moment pour lui parler davantage de moi.


À 26 ans, je suis déjà propriétaire.

Et j’aspire à devenir maire.


Mon père l’a été pendant vingt ans. Je me souviens combien je l’admirais.

Cette année, je me présente comme conseiller municipal.


Mes projets d’abord.

La femme et les enfants plus tard.


Si Marie-Danielle est patiente, soumise et respectueuse envers moi et les miens…

elle pourra vivre tout cela à mes côtés.


La femme du plus jeune maire de l’histoire de cette ville.


Ainsi, elle oubliera sa petite ville d’Ange-Ville.


Elle est belle.

Teint ébène.

Taille moyenne.

Un visage harmonieux.


Je la veux à mes côtés.


Un tableau parfait pour mes apparitions publiques lorsque je serai plus connu.


— On y va ? demande-t-elle.


— Oui. Je te dépose où ?


— J’ai cours de 18h à 19h45.


— Très bien. Allons-y.


Je règle la note.


L'histoire que vous lisez

Statistiques du chapitre

Ces histoires vous intéresseront

Dilemme 1: AMOUR COM...