CHAPITRE 39: LE VRAI OBIANG
Write by L'UNIVERS DE JOLA
CHAPITRE
39 : LE VRAI OBIANG.
**BHERNIE ELLO**
Le courant vient de se couper et au
même moment je sens mes poils se hérisser sur mon corps.
Moi : Lucia.
Le courant est revenu une minute
après et je me suis levé en étant inquiet.
Loyd : Qu'est-ce qu'il y a Bhernie
?
Moi : Il se passe quelque chose.
Eux : (Interpellés) Comment ça ?
Moi : Il se passe quelque chose.
Jérôme : Si c'est à cause du
courant qui s'est coupé, c'était juste la Seeg.
Moi : (Cherchant à aller voir
Lucia) Ça n'a rien à voir avec la Seeg, il se passe quelque chose avec mon
enfant. Je l'ai senti.
Lucrèce est sortie de la salle avec
les yeux rouges. Nous nous sommes précipités sur elle.
Moi : (La secouant) Qu'est-ce qui
se passe Lucrèce ?
Lucrèce : Ils, ils m'ont fait
sortir de la salle car il est devenu bleu et
Je ne l'ai pas laissée continuer
que je l'ai dépassée pour me rendre sur place.
Eux : (M'interpellent) Bhernie.
J'ai poursuivi mon chemin et je
suis allé rentrer dans la pièce, Lucia était en train de pleurer sur le lit
pendant que le médecin tentait de réanimer mon fils.
Lucia : (Pleurant) Ciel mon bébé.
Une infirmière : (Essayant de me
retenir) Monsieur, s'il vous plaît, vous ne pouvez pas rentrer
Moi : (L'écartant de mon chemin en
fixant mon enfant dont le corps était déjà sans vie car il n'y avait plus
aucune substance à l'intérieur) Tu ne peux pas me faire ça Seigneur, tu ne le
peux pas. J'étais dans mes croyances quand tu es venu me trouver pour me dire
de sortir de là, tu m'as demandé de te faire confiance et de ne rien faire sur
cet enfant. De ne recourir à aucune autre entité pour sa protection et sa
survie. Je t'ai écouté, j'ai décidé de t'écouter, ou tu es Dieu ou tu ne l'es
pas. Si cet enfant s'en va, alors je saurai que tu es un menteur, un Dieu
incapable de prendre soin des personnes qui décident de lui faire confiance, je
saurai désormais que tu n'es pas Dieu et tout ce qui est dit sur toi est un
mensonge.
Je me suis avancé jusqu'à lui et
j'ai posé ma main sur sa poitrine, le médecin m'a regardé et s'est écartée.
J'ai soulevé mon fils et le l'ai posé sur la poitrine de Lucia. Elle l'a serré
dans ses bras et petit à petit sa peau s'est mise à changer de couleur,
redevenant rouge. Il a commencé à gesticuler avant de se mettre à pleurer.
Lucia : (Pleurant en le serrant
davantage) Merci Seigneur ! Merci d'avoir remmené mon bébé.
Mes larmes se sont mises à couler
et je les ai essuyées avant de prendre la main de Lucia dans la mienne.
Moi : (Reniflant) Dieu est Dieu
Lumière, Il est Dieu.
Nous sommes restés ainsi et c'est
le médecin qui nous a interpellés.
Elle : Il faut que nous terminions
de les nettoyer tous les deux.
Moi : D'accord. (Regardant Lucia)
Je suis juste à côté.
Lucia : (Reniflant) D'accord.
Je suis sorti et j'ai rejoint les
autres qui étaient en train de prier. La mère de Lucia a été la première à
m'avoir vu et s'est levée pour venir vers moi inquiète.
Maman Patricia : (Coulant déjà des
larmes) Pardon Bhernie dis-moi que mon petit-fils va bien, dis-moi que Faveur
n'est pas parti.
Moi : (Bougeant affirmativement la
tête) Il n'est pas parti maman, il est là.
Elle m'a serré dans ses bras et
s'est davantage mise à pleurer en remerciant le Seigneur. Les autres aussi se
sont faits des câlins derrière nous.
Ya Reine : (Nous rejoignant) C'est
comment ?
Nous l'avons tous regardée et nous
nous sommes séparés en essuyant nos larmes pour certains.
Ya Reine : Pourquoi vous pleurez ?
Lucia a eu un problème ?
Tonton Alvine est rentré à sa
suite.
Papa Guy : Ça va. Il y a eu une
petite complication mais Dieu est grand et Bhernie vient de nous dire qu'ils
vont tous les deux bien maintenant. N'est-ce pas Bhernie ?
Moi : Oui papa. Ils finissent juste
de les nettoyer et nous pourrons les voir.
Eux : Ok.
Nous sommes allés nous asseoir.
Loyd : Le médecin a dit ce qui
s'est passé ?
Moi : Non. Nous n'avons pas
concrètement eu le temps de parler, nous nous sommes concentrés sur le petit.
Loyd : D'accord.
Nous avons attendu quelques minutes
supplémentaires et Lucrèce est allée négocier de sorte à ce que Lucia se
retrouve dans la même chambre qu'Ariane vu qu'il y a 2 lits à l'intérieur. Elle
est revenue et nous a dit que c'était bon. Nous avons juste 20 minutes pour les
voir. Nous y sommes allés.
Nous : Coucou.
Lucia : (S'arrangeant sur le lit en
souriant) Oui.
Ya Reine : Donc vous 2 là vous vous
êtes arrangées pour accoucher le même jour hein ?
Lucia : (Souriante) Nous sommes des
collègues.
Maman Patricia : Non maman, je pars
voir Ariane, donc c'était seulement pour venir accoucher ?
Nous nous sommes mis à rire. Ils
ont nettoyé les mains et la mère de Lucia a été la première à le soulever.
Tonton Alvine : C'est quoi son nom
?
Lucia : Obiang Ello Faveur.
Tous les regards ont été fixés sur
moi comme s'ils pensaient que c'était moi qui avais décidé de cela alors que
non. Le nom et le prénom de l’enfant ont été choisis par Lucia bien avant que
l'on ne décide de se remettre ensemble, elle me les avait juste dit et je n'ai
trouvé aucun inconvénient.
Marwane : En tout cas bébé Faveur a
beaucoup de cheveux. Mais pourquoi il fait la bouche comme s'il avait sucé le
citron comme ça ?
Nous avons éclaté de rire.
Ya Reine : (Riant) Ce sont les
pommes citernes que sa mère aimait croquer là qui le rattrapent.
Maman Patricia : Eh, donnez à mes
petits fils l'argent hein, c'est quoi avec vous.
C'est en riant qu'on a réalisé
qu'on avait vu les enfants sans rien leur donner. Nous avons fouillé nos poches
et leur avons donné de l'argent puis on nous a dit qu'il fallait qu'on s'en
aille car les visites étaient terminées. Ils n'ont autorisé personne à rester
avec eux. Nous avons rapidement prié et nous sommes partis en laissant Ariane
et Lucia avec les enfants. J'ai démarré et je suis rentré à la maison où je me
suis assis sur l'un des fauteuils pour regarder dans le vide en repensant à ce
qui s'est passé ce soir avec mon fils. Pendant le séminaire, j'avais décidé de
donner ma vie au Seigneur mais je ne pensais pas renoncer aux choses de mon
père, je ne savais même pas qu'il devait avoir un lien. En discutant avec
l'homme de Dieu qui m'a éclairé sur la question, il y avait une dualité en moi.
Je n'avais pas encore décidé si je comptais renoncer aux miens pour embrasser
cette nouvelle voie. Je réfléchissais aux enjeux et ce soir je crois que je
viens de faire un choix définitif. J'ai pris mon téléphone et j'ai envoyé un
message dans le groupe familial restreint.
-Moi : Obiang Ello Faveur est né ce
soir à 21h. Bonsoir.
Mon téléphone a sonné de suite et
c'était Erine.
« Moi : Allô ? »
« Erine : Je viens de voir ton
message. »
« Moi : Ok. »
« Erine : Ya Lucia a accouché
? »
« Moi : Je l'ai dit »
« Erine : C'est vrai. Je
voulais dire qu'ils vont bien ? Ça s'est bien passé ? »
« Moi : Oui. Tout s'est bien
passé. »
« Erine : Elle est dans quel
hôpital ? »
« Moi : À la clinique Z au
niveau du boulevard. »
« Erine : Ok, je vais passer
là-bas demain après le boulot »
« Moi : Ok. Donc tu ne me
félicites pas ? »
« Erine : Je vais te féliciter
pourquoi ? C'est toi qui a accouché ? »
Je me suis mis à rire puis elle a
raccroché. Les autres m'ont envoyé des messages pour me féliciter. J'ai posé
mon téléphone puis je suis allé prendre une douche, me changer et appeler Lucia
avec laquelle j'ai parlé jusqu'à ce que le sommeil m'emporte (...)
Je suis en train de marcher avec
mon père et personne ne parle. Ce n'est pas un silence gênant mais plutôt un ou
nous profitons de la présence l'un de l'autre. Nous arrivons devant une porte
et j'ai traversé pendant qu'il est resté de l'autre côté.
Mon père : Désormais nos chemins
s'arrêtent ici. J'aurais voulu venir avec toi là-bas mais malheureusement je ne
le peux plus.
Moi : (Le regardant) Pourquoi tu ne
peux pas venir avec moi.
Mon père : Parce que j'ai raté
cette possibilité de le faire. Aujourd'hui il n'y a plus de possibilités pour
moi. Mais je suis content de voir que tu as pris une nouvelle voie. C'est sans
aucun doute la dernière fois que nous nous voyons car je ne pourrai plus
accéder jusqu'à toi, et toi non plus.
Moi : Pourquoi ?
Mon père : Parce que du côté où tu
es on ne peut venir te chercher sans autorisation, ce n'est pas comme ici où
les gens vont et viennent quand ils veulent.
Moi : Je ne comprends pas.
Mon père : Tu le comprendras plus
tard. Il est temps pour moi de te quitter mais s'il te plaît, aide tes frères à
te suivre afin qu'ils se retrouvent tous avec toi et non ici.
Moi : (Silence)
Mon père : (Esquissant un faible
sourire) Adieu mon fils.
Moi : (Le cœur serré) Adieu papa.
La porte s'est fermée et j'ai
ouvert les yeux, j'avais les larmes qui coulaient le long de mes joues…
**LUCIA MANGA MFOULA**
Lucrèce : (Entrant dans la pièce)
Coucou ? Comment vont les mères de mes princes.
Nous : Nous allons bien.
Elle a fait la bise à Ariane avant
de venir m'en faire.
Lucrèce : Ils ne vous ont pas
dérangées la nuit ?
Nous : Si.
Moi : Faveur est un gros pleureur
et JJ un grand gourmand.
Lucrèce : Les chiens ne font pas
les chats.
Nous avons éclaté de rire.
Moi : Tu veux dire quoi par là ?
Lucrèce : Oh pardon, je suis venue
voir mes enfants et non beaucoup bavarder, c'est le matin.
Elle a pris les deux enfants dans
ses bras.
Lucrèce : On peut même croire que
ce sont des jumeaux hein. Leurs pères sont déjà arrivés ?
Ariane : Ils sont en chemin, ils ne
vont plus tarder. Pour l'instant, tu es la première.
Lucrèce : Je vois. Vous vous êtes
déjà lavées ? Je vous ai apporté le bouillon.
Ariane : On attendait que quelqu'un
vienne nous aider avec les enfants et je t'avoue qu'on a mal au corps.
Lucrèce : Yaco, c'était pour la
bonne cause. Regardez le beau travail que vous nous avez fait ? Vous êtes des
guerrières.
Nous avons souris.
Lucrèce : Bon, allez, je vais vous
aider. Il y a de l'eau chaude à la douche non ?
Nous : Oui.
Lucrèce : Ok. Qui passe en premier
?
Ariane : Je vais y aller.
Elle a déposé les petits dans leurs
berceaux respectifs puis elle est allée aider Ariane à se rendre à la douche
avec sa perfusion. Elle est revenue fouiller son sac pour lui prendre des
sous-vêtements propres, une garniture, sa serviette et une robe. Elle l'a aidée
là-bas puis elles sont ressorties. Elle a fait de même avec moi et la mère
d'Ariane est arrivée.
Maman Julienne : (À Ariane) Ah, tu
as pu prendre ta douche toute seule ?
Ariane : Lucrèce m'a aidée.
Maman Julienne : Elle est où ?
Ariane : Dans la douche avec Lucia.
Maman Julienne : Lucia aussi est
arrivée ici ce matin ? Elle est enceinte non ?
Ariane : Elle est arrivée hier
après ton départ et elle a accouché aussi.
Maman Julienne : Ah. C'est son bébé
qui est là ?
Ariane : Oui.
Nous sommes sorties de la douche.
Nous : Bonjour maman.
Maman Julienne : Bonjour mes
filles, ça va ?
Nous : Oui.
Maman Julienne : J'étais même en
train de parler avec votre sœur là qui me disait que tu as accouché derrière
moi hier soir.
Moi : (Souriante) C'est vrai.
Maman Julienne : Félicitations oh
ma fille. Ta sœur et toi, vous avez seulement fait un accord hein ?
On s'est mises à rire puis j'ai
regagné mon lit. La mère d'Ariane a aussi apporté le bouillon. Elles nous ont
servi et nous avons mangé. Jérôme et Bhernie sont rentrés dans la salle avec
des sachets de fruits, de viennoiseries et 2 palettes d'eau.
Eux : Bonjour.
Nous : Bonjour.
Jérôme : Ça va ici ?
Ariane : Ton enfant n'a pas arrêté
de m'emmerder.
Jérôme : Déjà les fausses
accusations ?
Nous avons éclaté de rire.
Ariane : Demande à Lucia, elle peut
témoigner.
Moi : (Riant) C'est la vérité.
Voici le concerné qui se réveille
et se met automatiquement à pleurer en remuant la bouche comme quelqu'un qui
voulait sucer quelque chose.
Lucrèce : (Riant) Voilà la preuve.
Nous avons à nouveau éclaté de rire
avant qu'il ne prenne son fils et essaye de le calmer en vain.
Ariane : Donne le je vais le
calmer.
Il lui a passé le petit et net au
sein, il s'est mis à tirer dessus comme si sa vie en dépendait sous nos rires.
Lucrèce : Un homme qui va aimer les
seins, quand tu vois, tu sais.
Jérôme : (Lui poussant la tête) Va
là-bas.
On a ri puis quelqu'un a cogné à la
porte et celle-ci s'est ouverte sur Rail et Lens avec des sachets à la main.
Eux : Bonjour.
Nous : Bonjour.
Lucrèce m'a regardée avant de
mettre son visage sur le côté. Je comprenais sa pensée sans même qu'elle ne
dise quoi que ce soit. Ils ont donné un sachet à Ariane et un autre à moi avant
de nous donner 10 mille chacun pour les enfants.
Nous : Merci.
Lens : (Regardant le petit dans le
berceau) Il dort encore.
Bhernie : Oui.
La minute d'après il s'est réveillé
et c'est Ciel qui l'a soulevé un moment avant de le donner à Rail.
Rail : (Souriant) On dirait Liam
quand il venait de naître.
Lens : (Le regardant) C'est vrai et
il fait la bouche que la petite Lucia faisait.
Ils sourient tous les deux pendant
que Lucrèce roule des yeux en faisant des grimaces avec sa bouche qui ne nous
ont pas échappé à Ariane et moi. Ariane était d'ailleurs en train de sourire
pendant que je m'efforçais à rester tranquille. Depuis que je suis rentrée de
Belgique, c'est la deuxième fois qu'eux et moi nous voyons et la première fois
que nous échangions plus ou moins des salutations. C'est assez bizarre de les
voir là mais bon, on s'y était préparé. Les infirmières rentrent et leur
demandent à tous de sortir car elles doivent nous faire des soins. Ils sortent
tous et les infirmières nous demandent comment nous allons et les enfants ?
Nous répondons que ça va et elles nous prennent nos paramètres à tous les 4,
changent nos perfusions et veillent à ce que nous prenions nos médicaments. En
partant, elles nous informent que le pédiatre sera là dans une heure pour voir
les enfants en profondeur et déterminer s'ils sont aptes à faire leur premier
vaccin (BCG). Nous avons acquiescé. Elles sont parties, les papas sont revenus.
Moi : (À Bhernie) Tu ne travailles
pas aujourd'hui ?
Bhernie : Si, je suis en train d'y
aller. On venait juste vous dire au revoir et on va repasser cet après-midi ou
ce soir selon notre disponibilité.
Moi : Ok.
Il a pris son fils dans les bras
quelques minutes puis il lui a fait un bisou sur le front avant de me le
donner. Ils nous ont dit au revoir et sont partis. Lucrèce les a remplacés en
disant qu'il fallait aussi qu'elle parte car elle travaille ce matin. C'est la
mère d'Ariane qui est restée avec nous et mes parents et ceux de Jérôme les ont
remplacés. C'est en leur compagnie que le pédiatre est arrivé et ce n'était
personne d'autre que Viclaire. Nous avons tous été surpris car nous ne savions
pas qu'il intervenait dans cette structure. Lui aussi était visiblement surpris
de nous voir là, il était avec un infirmier.
Maman : Viclaire ?
Viclaire : (Esquissant un faible
sourire) Bonjour !
Maman : Donc tu travailles ici ?
Viclaire : Oui maman. Et je suis
venu pour une consultation des bébés.
Maman : Ah d'accord.
Viclaire : Nous aurions besoin que
vous sortiez quelques minutes pour que nous puissions faire notre travail.
Eux : D'accord.
Maman : Sinon tu vas bien non mon
fils ? J'ai beaucoup pensé à toi.
Viclaire : (Esquissant un faible
sourire) Ça va maman, Dieu est bon.
Maman : D'accord. On va vous
laisser.
Maman m'a regardée avec insistance
avant de sortir avec les autres. Ariane et moi avons échangé un regard avant
qu'il ne se tourne vers elle.
Viclaire : (Souriant et
professionnels avec une fiche et le carnet de santé à la main) Les infirmières
m'ont rapporté qu'elles étaient là tout à l'heure et ont pris vos paramètres.
Ariane : C'est le cas. Elles ont
aussi pris la température du bébé et elle est normale.
Viclaire : C'est bien vous
Mougoueli Ariane ?
Ariane : Oui.
Viclaire : (Notant sur sa fiche)
Ok. Pouvez-vous nous donner le petit afin que je l’examine ?
Ariane : Bien-sûr.
Viclaire : (À l'infirmier) Retire
lui ses vêtements.
Il s'est exécuté et Viclaire s'est
mis à le palper sur tout le corps avec ses mains et quelques appareils.
Viclaire : (Retirant ses gants) Il
va très bien. Il pourra aller au vaccin tout à l'heure.
Ariane : D'accord.
Viclaire : (À l'infirmier)
Rhabillez le.
Ce dernier s'est exécuté et
Viclaire s'est tourné vers moi et a pris une fiche et mon carnet.
Viclaire : Manga Mfoula Lucia ?
Moi : (Petite voix) Oui.
Viclaire : Vos paramètres ont
également été pris ?
Moi : Oui.
Viclaire : J'ai vu que votre bébé a
fait un arrêt respiratoire immédiatement après sa naissance et que son cœur
s'est arrêté pendant quelques minutes avant de repartir.
Moi : C'est exact.
Viclaire : Nous allons lui faire
des examens pour voir ce qui a bien pu se passer et vérifier s'il n'y a rien
d'alarmant qui pourrait surgir plus tard d'accord ?
Moi : D'accord.
Viclaire : Sinon, a-t-il présenté
des signes qui vous ont paru inhabituels ?
Moi : Non.
Viclaire : Ok. Je vais l'examiner.
J'ai donné Faveur à l'infirmier qui
l'a déshabillé et j'ai tout de suite été interpellée par la marque qu'il avait
sur l'une de ses fesses comme pour son père et la petite Lucia. Viclaire s'est
d'ailleurs attardé dessus car cela était bien dessinée.
Moi : C'est de famille, son père
aussi l'a au même endroit.
Viclaire : (Levant les yeux vers
moi et me regardant avec insistance) Je vois.
Il a reporté son regard sur
l'enfant et je me suis davantage sentie mal. J'ai d'ailleurs regardé Ariane qui
a elle aussi perçu ce qui venait de se passer et la gravité qui était dans la
voix de Viclaire en me répondant. Il a continué à ausculter le petit sans plus
rien dire jusqu'à ce qu'il retire ses gants.
Viclaire : Tout semble normal mais
par mesure de précaution, nous allons attendre les résultats des examens avant
de faire le vaccin.
Moi : D'accord.
Viclaire : Dans une demi- heure, un
infirmier viendra le chercher et un de vos parents pourra l'accompagner pour
les examens et ils vous le ramèneront.
Moi : Ok.
Viclaire : Bonne journée à vous et
toutes mes félicitations pour vos bébés.
Moi : Merci.
Il s'est retourné et il est sorti
sans plus rien ajouter. L'infirmier m'a redonné le petit après l'avoir vêtu et
il est sorti.
Ariane : Ça va ?
Moi : (Triste) Non. Je m'en veux
tellement de lui avoir fait du mal Ariane. C'est un homme tellement bon.
Ariane : Avez-vous déjà reparlé
depuis votre rupture ?
Moi : (Bougeant négativement la
tête) Non. Depuis le jour où on avait appris pour cette grossesse jusqu'à
aujourd'hui, nous ne l'avons plus fait. Il m'avait bloquée et je n'avais jamais
eu le courage de me rendre chez lui.
Ariane : Il faudra essayer de le
faire d’ici là si tu trouves l'occasion.
Moi: D'accord.
Les parents sont revenus.
Maman : Viclaire nous a dit que
l'enfant doit passer des examens ?
Moi : Oui. Il veut se rassurer que
tout est normal à cause de ce qui s'est passé après sa naissance. C'est un
contrôle.
Maman : Ah ok.
Quelques minutes après,
l'infirmière est venue le chercher et maman l'a suivie. Ils ont fait une
vingtaine de minutes et ils sont revenus.
Maman : Ils ont dit qu'on aura les
résultats demain.
Moi : Ok.
Maman : Tu as vu la marque qu'il a
sur sa fesse ?
Moi : Oui maman. Ce n'est rien de
grave, Bhernie aussi a ça.
Maman : Hum.
L'heure des visites étant terminé,
ils ont dû tous partir pour attendre la 2e heure autour de midi. C'est là que
nous avons eu la visite des sœurs et beau-frère d'Ariane, ya Reine et son mari,
ya Arsène et sa femme ainsi que les Ebouma. Sasha et Daphnée aussi sont
arrivées et ils ont tous fait leur pause là avant de s'en aller. Lucrèce et
Erine sont venues à 18h.
Erine : Eh maman (Me faisant un
câlin) ne pense pas que ta fille t'a oublié oh, ce sont les gens là qui m'ont
fatigué aujourd'hui comme s'ils étaient seulement contre le fait que je vienne
voir mon petit frère. (Allant faire la bise à Ariane) Bonsoir la grande.
Ariane : Bonsoir.
Erine : Vraiment félicitations à
vous. (Sortant 2 enveloppes qu'elle tape sur les fronts de nos enfants) Vous 2
là vous aimez l'argent hein ? On m'a dit que vous avez déjà reçu 3 millions
chacun.
On s'est mises à rire.
Erine : Normalement vous n'avez
plus besoin de mon petit argent.
Lucrèce : Angue pardon, donne
l'argent de mes enfants tranquillement et tu quittes là.
Erine : Donc c'est toi qui les
encourage à aimer l'argent hein.
Nous rions et elle dépose l'argent
dans les berceaux avant de soulever leur enfant.
Erine : (Souriante)Ça c'est le père
de quelqu'un qui est là comme ça Seigneur ! Non on a le bon sang quoi, regarde
comment il ressemble à ses petits-fils? On dirait Liam quand il est né. Eh, il
fait la bouche comme Lucia hein.
Nous rions car apparemment c'est
quelque chose de réel. Le petit a fait caca dans sa couche.
Erine : Oh, ce n'est pas la chance
qui est là ? Tu m'attendais pour te libérer hein ? Tu as raison, il ne faut pas
que les gens là te voient nu, ils risquent de te manquer de respect, c'est la
belle famille.
On a éclaté de rire.
Lucrèce : Tu es trop bête Erine.
Erine : (Riant) Mais est-ce que
c'est faux ?
Lucrèce : (Souriant) Tu viendras le
changer tous les jours même quand il sera au 11, tu verras. Comme on ne doit
pas voir ton père nu.
Nous rions puis elle le déshabille
pour le nettoyer. En voulant remettre sa couche, elle a remarqué la tâche sur
sa fesse.
Erine : (Souriante) Eh, mais ça
c'est un vrai Obiang hein, le sang ne ment pas.
Elle soulève sa robe et nous montre
sa fesse.
Erine : (Fière) Vous voyez ? Tel
père, telle fille. Tous les Obiang ont ça.
Moi : (Amusée) Tu es sûre de ça?
Erine : Tu n'as pas vu ça sur ya
Bhernie ?
Moi : Si mais
Erine : Il n'y a pas de mais. Mon
père avait ça, ya Bhernie, Rail, Lens, Stella même Lucia et Liam ont la tâche
là. C'est de famille je te dis.
Moi : Ça ne tient pas car je ne
pense pas avoir vu ça sur les filles de ton frère.
Erine : (Levant les épaules) Ah, il
faut alors chercher leur vrai père.
Elle a dit ça comme ça avant de se
retourner brusquement pour me regarder dans les yeux comme si elle venait de
réaliser la portée des paroles qu'elle venait de prononcer. Nous nous sommes
regardés toutes les 4 pendant un moment.
Moi : (Riant nerveusement en
bougeant négativement la tête) Non, ce n'est pas possible.
Quelqu'un a cogné à la porte et
celle-ci s'est ouverte sur Bhernie…