CHAPITRE 47: LIENS DE PARENTÉ
Write by L'UNIVERS DE JOLA
CHAPITRE 47 : LIENS DE
PARENTE
**BHERNIE ELLO**
« Lucia : Mais pourquoi faire
une telle chose en sachant que c'était interdit et que forcément il y aurait
des répercussions ? »
« Moi : Peut-être était-ce le
but, me faire commettre une chose qui se répercuterait sur moi et par
conséquent sur toute la famille »
« Lucia : Je ne comprends pas
Ciel. Donc, il y a des oncles qui ne veulent pas le bien de votre famille ?
C'est insensé. »
« Moi : Malheureusement oui.
Et si on suit la logique des choses aujourd'hui, tout prend son sens. Je suis
l'autel de cette famille et sur moi repose le sang de toutes les personnes qui
en font partie et c'est pourquoi je suis averti à chaque fois que quelque chose
se passe. Je reçois toutes les informations nécessaires pour agir et j'ai la
capacité de le faire à cause du dépôt que j'ai reçu de la part de Dieu et des
esprits mais je ne peux pleinement agir que lorsque moi-même je suis connecté à
un autel servant lieu de portail entre ici et là-bas. Mon père le savait et au
lieu de me connecter à n'importe quoi, il a choisi de le faire avec ce qui en
spiritualité est le sacrifice supérieur (me fixant dans les yeux) une personne.
Le sang humain étant supérieur à tout autre sang, il est donc important que mon
autel soit un autel qui repose sur le sang et pas n'importe lequel, le sang de
l'être aimé. »
« Lucia : (Réalisant) C'est
pour ça que la bague n'accepte pas n'importe qui, seulement la femme que le
cœur a choisie. »
« Moi : Tu comprends
maintenant ? »
« Lucia : Oui. »
« Moi : En te mettant cette
bague, j'étais en réalité en train de te donner comme sacrifice vivant. La
bague en prenant de ton sang, établissait mon autel sur ta personne. Je crois
que toutes ces choses sont dites dans la caisse d'informations que mon père
m'avait montrée. »
« Lucia : Mommy avait fait un
enseignement aux filles que Lucrèce avait essayé de m'expliquer. À l'intérieur
elle disait que le sexe et les entrailles de la femme était un portail qui
reliait les 2 mondes, celui des esprits et celui-ci et que c'était l'une des
raisons pour lesquelles il ne fallait pas avoir des rapports dans le désordre
(cf. Tome 1). »
« Moi : Exactement. Et quand
on voit comment les choses se passaient quand il était pour moi le moment de
traverser. C'était toujours pendant un de nos temps d'intimité que je partais
mais nous n'avions jamais fait le lien. Et toute les fois où j'ai fait une
forte crise et que j'ai été près de la mort, il a fallu que nous ayons ce
contact là pour que je recouvre des forces. »
« Lucia : (Silence) »
« Moi : Mes oncles sont tous
initiés et ils connaissent plus ou moins tous les principes. Ils avaient
commencé à t'appeler maman après nos fiançailles sans qu'on ne leur dise quoi
que ce soit alors ils savaient ce que le port de cette bague impliquait pour
toi. Si ce n'est pas tous, du moins quelques-uns mais ils n'ont rien dit de
façon délibérée. Au contraire, ils m'ont
demandé de trouver une autre femme et ont tout fait pour que je me sépare de
toi. »
« Lucia : (Dépassée) Tu crois
qu'ils sont responsables de ce qui m'est arrivé en Belgique après cet
avortement ? »
« Moi : J'en sais rien
Lumière. »
« Lucia : Mommy m'avait dit
que le fait que mes ovules se détruisaient tout seuls n'était pas normal. Que
c'était sûrement la violation d'un interdit spirituel dans ma famille ou dans
la tienne. »
« Moi : C'est tout à fait
possible. Les choses permises et interdites sont contenues dans la caisse
d'informations que mon père m'avait montrée et très certainement toutes les
raisons pour lesquelles certaines personnes œuvrent pour la destruction de
cette famille. Si j'y avais eu accès, j'aurais certainement découvert
cela. »
« Lucia : Comment faire pour
que tu puisses y avoir accès ? »
« Moi : Je ne sais pas si
j'avais bien compris la discussion avec le pasteur mais je crois que l'une des
conditions pour pouvoir l'avoir c'est de me marier. »
« Lucia : Avec moi ? »
« Moi : Pas nécessairement.
Parce que mon père n'avait pas pu établir un autel comme le mien qui devait
reposer sur la femme qu'il aimait mais sur quelque chose d'autre, c'est pour
cela qu'il avait conservé la bague mais il avait eu accès à la caisse en
épousant ma mère. »
« Lucia : Alors si tu avais
épousé Chancelle, tu aurais pu l’avoir ? »
« Moi : Oui. (Esquissant un
sourire ironique) Mais remarque, ils ont tout fait pour que là aussi je ne le
fasse pas. Chancelle avait été prise uniquement pour me faire des enfants, je
n'étais pas supposé l'épouser et cela avait été clairement défini dès le début.
Ils savaient qu'après ton départ de ma vie, je serais exposé et vulnérable.
N'ayant ni le désir ni l'intention d'épouser Chancelle, je ne devais jamais
connaître toutes ces choses et je serais resté dans les ténèbres. »
« Lucia : Cette couche de peau
que tu avais dans les rêves que je faisais. »
« Moi : Oui. »
« Lucia : (Hésitante) Tu sais,
je ne t'ai jamais dit mais à chaque fois que j'ai fait ce rêve sur toi, j'ai
toujours fait face à maman. »
« Moi : (La regardant,
silence) »
« Lucia : Je ne dis pas
qu'elle a fait quelque chose ou non, juste qu'elle était présente. »
« Moi : D'accord. »
Le silence s'est imposé et on est
resté à se regarder.
« Lucia : Et donc tu vas faire
un test de paternité ? »
« Moi : Je ne sais pas. J'ai
peur de ce que ces résultats pourraient révéler. J'aime mes enfants Lucia et
quand je t'ai perdu la première fois, elles ont été ma bouée de sauvetage.
Elles m'ont permis de garder la tête hors de l'eau pour ne pas sombrer. Je ne
sais pas ce que je ferai si jamais elles ne sont pas de moi. »
« Lucia : Je sais. Mais je
suis sûre que tu ne seras pas tranquille si tu as ce doute là en toi. »
« Moi : (Silence) »
« Lucia : Et de plus, que cela
soit effectif ou non, ça ne va pas changer grand-chose parce que
fondamentalement, elles ne seront jamais des étrangères dans cette famille
parce que si elles sont de lui, elles sont également de toi parce que vous êtes
cousins »
« Moi : (Soupirant) Je verrai
avec Jérôme pour voir s'il peut m'aider avec les tests vu qu'il avait fait pour
lui avec ses enfants. »
« Lucia : D'accord. »
« Moi : Nous allons prier car
il se fait tard. Tu dois te reposer. »
« Lucia : (Baillant) C'est
vrai. Tu veux bien le faire aujourd'hui ? »
Je la regarde en arquant un
sourcil. Je n'ai jamais dirigé nos temps de prières, cela a toujours été elle.
Même pour commencer à prier de façon concrète, c'est-à -dire verbaliser avec
des mots, ça doit faire 2 ou 3 mois que je le fais alors qu'elle me demande de
diriger la prière, c'est incompréhensible.
« Lucia : Stp. »
« Moi : Tu sais que je ne
connais pas ces choses. »
« Lucia : Tu les connais Ciel,
tu as vu plusieurs personnes autour de toi le faire, nous avons prié ensemble
mainte fois et tu es quelqu'un de très intelligent et sage. »
« Moi : (Silence) »
« Lucia : De plus, je suis ta
femme et je suis censée suivre ta direction. (Me fixant dans les yeux) Prends
tes responsabilités et conduis ta famille dans ce temps d'intimité avec le
Seigneur, c'est ton devoir. »
Je reste à la regarder pendant un
moment sans rien dire puis je me redresse et m'assois correctement. Je soupire
avant de fermer les yeux puis je me mets à prier d'abord tout seul puis en
émettant des sujets de prières pour lesquels nous prions tous les deux. Quand
nous disons Amen et que j'ouvre les yeux, Lucia me regarde à travers l'écran
avec les yeux brillants et les mains posées contre sa poitrine.
« Lucia : (Émue) Tu l'as fait
Ciel, je suis tellement heureuse et j'ai hâte que ces moments se
multiplient. »
« Moi : (Silence) »
« Lucia : (Essuyant les coins
de ses yeux) Je rends grâce à Dieu pour ce qu'il fait avec nous et pour
nous. »
« Moi : (Esquissant un faible
sourire) Amen. Dors maintenant Lumière, on en reparle plus tard. Je
t'aime. »
« Lucia : Je t'aime aussi
Ciel. Bonne nuit. »
« Moi : Bonne nuit. »
Elle s'est couchée et j'ai coupé
l'appel. J'ai soupiré un bon moment puis je suis monté trouver mes filles sur
le lit (...)
Moi : (Checkant Jérôme avant de lui
faire une accolade) Ça dit quoi?
Jérôme : (Retirant ses lunettes
pour me montrer ses cernes) Les joies de la parentalité bro.
Je ris et on finit par s'asseoir.
Moi : (Souriant) Ça ira.
Il piaffe et cela me fait davantage
rire.
Jérôme : Et cette sorcière de
Mougoueli là ne fait même pas semblant de dire qu'elle va se réveiller la nuit
pour faire quelque chose. (La citant en grimaçant) ''tu voulais d'un autre
enfant et tu l'as eu alors assume. Va te calmer là-bas pardon''.
J'éclate de rire et il piaffe à
nouveau.
Jérôme : Toutes les nuits je suis
debout et le lendemain, je dois me rendre au travail. Tu n'imagines pas la
pression mentale que c'est. J'ai juste envie d'exploser.
Moi : (Amusé)
Jérôme : Et imagines toi, on avait
dit que le petit aurait sa chambre tout seul et tout mais quand j'ai vu la
souffrance que c'est de me lever 3 à 4 fois dans la nuit pour y aller et
revenir. J'ai rapidement remmené son berceau dans notre chambre et depuis 3
jours, il dort sur le lit avec nous.
Moi : (Riant) Et les mauvaises
habitudes et tout ?
Jérôme : Rien à cirer. De toutes
les façons, ses grands frères ont dormi dans notre lit et c'est tranquille. Là
au moins, je ne me déplace plus et j'ai aussi remarqué que ces temps de réveils
ce sont espacés.
Moi : Je vois. Tant mieux alors.
Jérôme : Oui. Tu as beaucoup de
chance que Lucia ne soit pas avec toi pour le moment, tu aurais senti ce que ça
fait.
Je ris. Et oui, à sa sortie
d'hôpital, Ariane n'est pas partie chez sa mère mais chez Jérôme. Il avait fait
déménager ses affaires quand elle était à l'hôpital pour sa maison à lui sans
même lui dire quelque chose et l'a mise sur le fait accompli. Elle n'a pas
beaucoup parlé parce qu'il lui a dit que c'était beaucoup plus pratique pour
réduire leurs dépenses et qu'il puisse correctement l'aider avec les enfants.
Du coup, la mère d'Ariane est allée vivre avec eux pendant un mois pour lui
faire de l'eau chaude puis elle est retournée chez elle en les laissant seuls.
Voilà le résultat. Le serveur vient et nous passons nos commandes avant qu'il
ne me demande.
Jérôme : Sinon, de quoi voulais-tu
me parler ?
Moi : C'est un sujet un peu délicat
et j'aimerais vraiment que tu le gardes pour toi.
Jérôme : Je t'écoute.
Moi : J'ignore si Ariane t'avait
fait part de ce qui s'était passé à l'hôpital avec Erine.
Jérôme : Une histoire sur une
marque que vous auriez tous à la fesse ?
Moi : Oui.
Jérôme : Elle m'en avait parlé.
Moi : Voilà. Erine m'en a parlé il
y a deux jours et j'ai moi-même découvert que Chancelle voit quelqu'un d'autre.
Il écarquille les yeux et je
poursuis.
Moi : Un de mes cousins qui vivait
au village avec elle. J'ignore de quand date cette relation et cela n'a fait
accentué mes doutes alors j'ai décidé de faire un test de paternité pour me
rassurer.
Jérôme : Je comprends et oui
effectivement, il est nécessaire que tu le fasses.
Moi : Je voulais que tu me mettes
en contact avec le Labo qui avait fait pour toi.
Jérôme : Le jour où tu voudras le
faire, fais-moi signe comme ça je vais t'accompagner chez mon oncle qui a le
Labo. Il va nous faire un prix.
Moi : Ok. Si demain ça te va, on
pourra y aller car les filles sont avec moi et j'ai aussi récupéré la brosse à
dents de mon cousin.
Jérôme : Ok. Laisse-moi appeler
pour le prévenir et avoir sa position.
Il sort son téléphone et passe
l'appel devant moi en calant le rendez-vous pour demain en après-midi.
Je le remercie et nous mangeons
avant de nous séparer. Je passe chez Erine récupérer les filles que j'ai
laissées chez elle et nous rentrons à la maison. Le lendemain après-midi, nous
allons faire les tests et il nous demande de repasser dans trois semaines pour
les résultats.
TROIS SEMAINES PLUS TARD
Lucia et moi sortons de l'hôpital
car le petit avait un vaccin à faire. Nous nous installons dans la voiture et
je démarre pour la clinique où j'ai rendez-vous pour les résultats. Lucia
m'attend dans la voiture et je rentre tout seul dans la structure. Je donne mes
renseignements et le papier qu'on m'avait remis à présenter la dernière fois et
l'infirmière me demande d'attendre. Elle s'en va et revient avec une enveloppe
qu'elle me remet avant de me demander de signer sur un registre, je le fais, la
remercie et m'en vais.
Lucia : Alors ?
Moi : (Lui montrant l'enveloppe) Je
ne l'ai pas encore ouvert. Rentrons à la maison pour le faire stp.
Lucia : D'accord.
Je lui donne l'enveloppe et je
démarre pour aller à la maison, chez nous. Elle prend un de ses doigts et
l'enfonce dans son intimité avant de venir le frotter sur la jambe de l'enfant
à l'endroit où il a été piqué, c'est le conseil donné par les aînés afin que le
petit ne fasse pas de fièvres et qu'il ne pleure pas à cause du vaccin.
Lorsqu'elle termine, elle le met dans le couffin que j'ai acheté pour lui pour
les jours où elle vient faire quelques heures à la maison avec moi. Elle va
ensuite se laver les mains et vient s'asseoir près de moi.
Lucia : C'est bon.
Moi : (La regardant) J'ai peur
Lumière.
Elle m'attire dans ses bras et
serre ma tête contre sa poitrine.
Lucia : Peu importe le résultat
Ciel, les filles seront toujours de toi et nous les traiterons comme telles.
Je soupire et je me détache pour
ouvrir l'enveloppe, j'y vois beaucoup de papiers et je ne comprends pas. Il
devrait y en avoir 4, deux pour moi et deux autres pour Hilaire or il y en a
beaucoup plus. Je regarde les intitulés et je vois qu'il y a un mot qui
accompagne les résultats.
''Bonjour. Je suppose que vous vous
demandez pourquoi il y a autant de papier à l'intérieur de cette enveloppe. La
raison en est qu'en plus des tests de paternité que vous avez demandé, nous
avons également fait un test ADN pour essayer d'établir un lien de filiation
s'il y en avait entre vous, vous serez surpris par les résultats. Merci d'avoir
fait confiance à notre laboratoire et bonne chance pour la suite.’’
Il y avait ensuite la signature et
le cachet du médecin portant son nom. J'ai montré le papier à Lucia avant de
prendre le premier papier montrant le test de paternité impliquant Zazie et
moi, résultat négatif. Mon cœur a raté un battement.
Lucia : Qu'est-ce que ça dit ?
Je lui tends le papier sans pouvoir
lui parler. Elle le lit et me regarde l'air peiné. Je prends sur moi et regarde
le deuxième papier impliquant Zazie et Hilaire, résultat positif. Je souffle
par la bouche et passe le papier à Lucia. Sans le vouloir mes mains se mettent
à trembler toutes seules et mon cœur bat rapidement dans ma poitrine. Je prends
les troisièmes papiers impliquant Zoé et moi, résultat négatif. Je balance le
reste des papiers car je ne suis plus intéressé par la suite. Je mets mes 2 mains
sur ma tête et me laisse glisser du fauteuil jusqu'à terre, mes larmes se
mettent automatiquement à couler. Lucia vient s'asseoir à mes côtés et ramène à
nouveau ma tête contre sa poitrine.
Lucia : (Voix enrouée) Je suis
vraiment désolée Ciel, vraiment désolée.
Moi : (Pleurant en silence)
Nous avons pleuré quelques minutes
avant de nous calmer.
Moi : (Reniflant) Je n'arrive pas à
croire qu'ils m’ont intentionnellement fait croire que ces enfants étaient de
moi alors qu'ils savaient parfaitement que ce n'était pas le cas. Quand je
pense que je t'ai presque perdue à cause de cette histoire (Essuyant une larme
qui a coulé) Alors que tout ça c'était des mensonges. J'ai foutu nos vies en
l'air à cause des manipulations d'un groupuscule de personnes avec des desseins
inavoués que je pensais être les miens (fermant mon poing que je mets contre
mes lèvres) J'ai la rage.
Lucia : Ne va pas sur ce terrain
Ciel (prenant mon visage en coupe) Tu n'es pas comme eux. Ils ont voulu nous
faire du tort mais Dieu merci, les choses ont été rétablies. (Dépliant mon
poing) Nous sommes là tous les deux, plus forts que jamais mais aussi
conscients des réalités qui sont autour de nous et de qui nous sommes. Dieu
nous a fait grâce avec notre fils et nous allons nous marier comme nous
l'avions prévu tous les deux. Ils ont essayé mais n’ont pas pu car nous sommes
plus forts et nous le serons toujours tant qu'on aura Dieu de notre côté alors
ne tombe pas dans la colère, elle n'accomplit pas la volonté de Dieu.
Moi : (Soupirant en posant ma main
libre sur la sienne posée sur ma joue) D'accord.
Je l'attire dans mes bras et la
serre contre ma poitrine.
Moi : Je ne cesserai d'être
reconnaissant à Dieu qui m'a mis sur ton chemin et qui malgré tout t'a gardée
proche de moi. Merci d'être là à mes côtés et de m'aimer comme tu le fais.
Lucia : (Serrant ses mains sur moi)
Je t'en prie.
On reste dans la position pendant
quelques secondes puis on se détache et on se regarde dans les yeux. Elle
rapproche son visage du mien et m'embrasse sur la bouche. Nous le faisons
pendant un moment puis quand on s'arrête, je soupire longuement et je me sens
libéré des émotions qui avaient commencé à s'emparer de mon corps. J'ai
esquissé un faible sourire et lui ai caressé le visage.
Moi : Merci.
Lucia : Je t'en prie. Tu vas
continuer à consulter les documents ou je les range ?
Moi : Range-les stp. J'ai déjà les
informations qui m'intéressent.
Lucia : D'accord.
Elle se détache et va ramasser les
papiers pendant que je me relève du sol.
Lucia : (Écarquillant les yeux)
C'est pas vrai.
Moi : Quoi?
Lucia : Zoé n'est pas la fille
d'Hilaire.
Moi : (Fronçant les sourcils)
Comment ça ?
Elle me tend le papier et le test
de paternité indique que c'est négatif pour eux. J'écarquille les yeux de
surprise et je prends les autres papiers qu'il y avait en plus. Je les consulte
et je me rends compte que selon notre patrimoine génétique, nous appartenons
tous à la même famille. Je suis apparenté à 12, 5 % à Hilaire et Zoé et à 3.125
% à Zazie ; Hilaire et Zazie ont 50 %. Zoé et Zazie sont à 25 % et Zoé et
Hilaire à 25 % également. Je fronce les sourcils en regardant tout ça.
Moi : Je ne comprends rien à ces
résultats. Si je ne suis pas le père de Zoé et Hilaire non plus, comment se
fait-il que nous ayons le même patrimoine génétique et que nous soyons
apparentés ? En plus Zoé et Hilaire ont le même pourcentage que Zazie et Zoé ?
C'est quoi ça ?
Lucia prend les papiers et les
parcours.
Lucia : Il y a une interprétation
sur la page suivante. Ça dit effectivement que vous êtes tous de la même
famille et que Zoé et Hilaire sont tes cousins.
Elle-même écarquille les yeux en
entendant ce qu'elle vient de lire à haute voix.
Moi : (N'étant pas sûr d'avoir bien
compris) Pardon ?
Lucia : (Bégayant) Ce, ça dit que
Zoé et Hilaire sont tes cousins. Zoé est la demie sœur de Hilaire.
Moi : (Intensifiant le regard sur
elle) Tu es en train de me dire que Zoé est la fille de mon oncle ?
Lucia : (Silence)
Je récupère les papiers et je relis
moi-même. Je cligne des yeux plusieurs fois en regardant les résultats. Zoé,
Hilaire et moi, cousins. Hilaire et Zoé, demi-frères. Zoé et Zazie, demi-sœurs.
Zazie et moi, oncle et nièce éloignés. Je relève le visage et je regarde Lucia
le visage grave et sans que j'arrive à me contrôler, j'éclate de rire tellement
je suis dépassé par les résultats et le vice derrière cette histoire. C'est à
dire que j'ai partagé une femme avec mon frère et mon oncle ? Mais comment je ne
vais pas être souillé ? Je ris et laisse tomber les papiers en m'asseyant
lourdement sur le canapé et je passe mes mains sur mon visage.
Moi : C'est un rêve en fait, non,
un cauchemar et je vais bientôt me réveiller de cette histoire.
Lucia me regarde et vient s'asseoir
à mes côtés sans rien dire. Je me redresse et m'adosse sur le fauteuil.
Lucia : Que comptes-tu faire ?
Moi : J'en sais rien Lucia.
J’ignore ce que je vais faire. Il me faut du temps pour digérer cette histoire
et voir clair.
Lucia : D'accord. Mais sois sage
dans tes réflexions.
Moi : Ok.
Elle m'a fait un câlin avant de se
lever.
Lucia : Tu viens m'aider à la
cuisine ?
Moi : (Soupirant) Oui. Laisse-moi
ranger ces documents et je te suis.
Lucia : D'accord.
Je me suis exécuté et je l'ai
rejointe à la cuisine. Je l'ai aidée comme j'ai pu et elle a essayé de me
changer les idées. Nous avons mangé et passé du temps collés l'un à l'autre
avec notre fils à côté avant que je n'aille les déposer chez ses parents au 11.
J'ai rapidement salué timidement puis je suis rentré chez moi repenser à toute
cette histoire.
**LUCIA MANGA MFOULA**
Bhernie vient de partir et je suis
restée avec mes parents.
Maman : Tu as commencé à balader
l'enfant Lucia ?
Moi : Non.
Maman : Depuis le matin que tu es
partie c'est à 18h moins que tu arrives à la maison ?
Moi : On a fini depuis 10h maman
mais j'ai dû aller à la maison avec Bhernie parce qu'il attendait une nouvelle
importante et je n'ai pas pu le laisser tout de suite parce qu'il n'allait pas
bien.
Maman : C'est quoi cette histoire ?
Moi : Il ne va pas bien maman. Nous
avons appris aujourd'hui que ses 2 filles ne sont pas de lui.
Eux : (Se redressant sur les
fauteuils) Pardon?
Moi : Bhernie n'est pas le père des
2 enfants qu'il a eu avec cette femme.
Papa : C'est encore quoi cette
histoire ?
Je soupire et je m'assois
correctement.
Moi : Tout part en fait de la
marque que Faveur a sur la fesse. La première fois qu'Erine l'avait vu…
Je leur explique cette histoire,
puis la discussion entre Erine et Bhernie, la découverte de la relation de
Chancelle avec le frère de Bhernie, les tests effectués et les résultats que
nous avons reçus aujourd'hui.
Maman : (Dépassée) Donc ils ont
donné à Bhernie la femme de son frère qui sortait en même temps avec son
beau-père ?
Moi : (Silence)
Maman : Mais c'est quel genre de
saleté ça ?
Papa : Et ils lui ont attribué des
enfants qui n'étaient pas à lui ? Mais quels genres de personnes sont-ils
exactement ? C'est quoi le but de tout ça ?
Moi : C'est vraiment quelque chose
de profond mais pour l'instant je ne peux pas vous expliquer ça.
Maman : Hum.
Papa : Maintenant que compte-t-il
faire après cette découverte ?
Moi : Il ne sait pas encore. Pour
l'instant il est sous le choc. Il faut d'abord qu'il digère ça avant de pouvoir
penser à agir pour prendre des décisions réfléchis.
Papa : Je vois.
Maman : En tout cas, il y a un seul
Dieu dans le ciel et il ne dort pas. C'est mon enfant stérile qui a fait le
vrai enfant non ? J'attends de voir la réaction de cette vieille mégère et
aigrie qui avait osé ouvrir sa bouche pour te traiter d'inutile. Nous sommes
ici pour voir toutes ces choses…