CHAPITRE 47: LIENS DE PARENTÉ

Write by L'UNIVERS DE JOLA

CHAPITRE 47 : LIENS DE PARENTE

**BHERNIE ELLO**

« Lucia : Mais pourquoi faire une telle chose en sachant que c'était interdit et que forcément il y aurait des répercussions ? »

« Moi : Peut-être était-ce le but, me faire commettre une chose qui se répercuterait sur moi et par conséquent sur toute la famille »

« Lucia : Je ne comprends pas Ciel. Donc, il y a des oncles qui ne veulent pas le bien de votre famille ? C'est insensé. »

« Moi : Malheureusement oui. Et si on suit la logique des choses aujourd'hui, tout prend son sens. Je suis l'autel de cette famille et sur moi repose le sang de toutes les personnes qui en font partie et c'est pourquoi je suis averti à chaque fois que quelque chose se passe. Je reçois toutes les informations nécessaires pour agir et j'ai la capacité de le faire à cause du dépôt que j'ai reçu de la part de Dieu et des esprits mais je ne peux pleinement agir que lorsque moi-même je suis connecté à un autel servant lieu de portail entre ici et là-bas. Mon père le savait et au lieu de me connecter à n'importe quoi, il a choisi de le faire avec ce qui en spiritualité est le sacrifice supérieur (me fixant dans les yeux) une personne. Le sang humain étant supérieur à tout autre sang, il est donc important que mon autel soit un autel qui repose sur le sang et pas n'importe lequel, le sang de l'être aimé. »

« Lucia : (Réalisant) C'est pour ça que la bague n'accepte pas n'importe qui, seulement la femme que le cœur a choisie. »

« Moi : Tu comprends maintenant ? »

« Lucia : Oui. »

« Moi : En te mettant cette bague, j'étais en réalité en train de te donner comme sacrifice vivant. La bague en prenant de ton sang, établissait mon autel sur ta personne. Je crois que toutes ces choses sont dites dans la caisse d'informations que mon père m'avait montrée. »

« Lucia : Mommy avait fait un enseignement aux filles que Lucrèce avait essayé de m'expliquer. À l'intérieur elle disait que le sexe et les entrailles de la femme était un portail qui reliait les 2 mondes, celui des esprits et celui-ci et que c'était l'une des raisons pour lesquelles il ne fallait pas avoir des rapports dans le désordre (cf. Tome 1). »

« Moi : Exactement. Et quand on voit comment les choses se passaient quand il était pour moi le moment de traverser. C'était toujours pendant un de nos temps d'intimité que je partais mais nous n'avions jamais fait le lien. Et toute les fois où j'ai fait une forte crise et que j'ai été près de la mort, il a fallu que nous ayons ce contact là pour que je recouvre des forces. »

« Lucia : (Silence) »

« Moi : Mes oncles sont tous initiés et ils connaissent plus ou moins tous les principes. Ils avaient commencé à t'appeler maman après nos fiançailles sans qu'on ne leur dise quoi que ce soit alors ils savaient ce que le port de cette bague impliquait pour toi. Si ce n'est pas tous, du moins quelques-uns mais ils n'ont rien dit de façon délibérée.  Au contraire, ils m'ont demandé de trouver une autre femme et ont tout fait pour que je me sépare de toi. »

« Lucia : (Dépassée) Tu crois qu'ils sont responsables de ce qui m'est arrivé en Belgique après cet avortement ? »

« Moi : J'en sais rien Lumière. »

« Lucia : Mommy m'avait dit que le fait que mes ovules se détruisaient tout seuls n'était pas normal. Que c'était sûrement la violation d'un interdit spirituel dans ma famille ou dans la tienne. »

« Moi : C'est tout à fait possible. Les choses permises et interdites sont contenues dans la caisse d'informations que mon père m'avait montrée et très certainement toutes les raisons pour lesquelles certaines personnes œuvrent pour la destruction de cette famille. Si j'y avais eu accès, j'aurais certainement découvert cela. »

« Lucia : Comment faire pour que tu puisses y avoir accès ? »

« Moi : Je ne sais pas si j'avais bien compris la discussion avec le pasteur mais je crois que l'une des conditions pour pouvoir l'avoir c'est de me marier. »

« Lucia : Avec moi ? »

« Moi : Pas nécessairement. Parce que mon père n'avait pas pu établir un autel comme le mien qui devait reposer sur la femme qu'il aimait mais sur quelque chose d'autre, c'est pour cela qu'il avait conservé la bague mais il avait eu accès à la caisse en épousant ma mère. »

« Lucia : Alors si tu avais épousé Chancelle, tu aurais pu l’avoir ? »

« Moi : Oui. (Esquissant un sourire ironique) Mais remarque, ils ont tout fait pour que là aussi je ne le fasse pas. Chancelle avait été prise uniquement pour me faire des enfants, je n'étais pas supposé l'épouser et cela avait été clairement défini dès le début. Ils savaient qu'après ton départ de ma vie, je serais exposé et vulnérable. N'ayant ni le désir ni l'intention d'épouser Chancelle, je ne devais jamais connaître toutes ces choses et je serais resté dans les ténèbres. »

« Lucia : Cette couche de peau que tu avais dans les rêves que je faisais. »

« Moi : Oui. »

« Lucia : (Hésitante) Tu sais, je ne t'ai jamais dit mais à chaque fois que j'ai fait ce rêve sur toi, j'ai toujours fait face à maman. »

« Moi : (La regardant, silence) »

« Lucia : Je ne dis pas qu'elle a fait quelque chose ou non, juste qu'elle était présente. »

« Moi : D'accord. »

Le silence s'est imposé et on est resté à se regarder.

« Lucia : Et donc tu vas faire un test de paternité ? »

« Moi : Je ne sais pas. J'ai peur de ce que ces résultats pourraient révéler. J'aime mes enfants Lucia et quand je t'ai perdu la première fois, elles ont été ma bouée de sauvetage. Elles m'ont permis de garder la tête hors de l'eau pour ne pas sombrer. Je ne sais pas ce que je ferai si jamais elles ne sont pas de moi. »

« Lucia : Je sais. Mais je suis sûre que tu ne seras pas tranquille si tu as ce doute là en toi. »

« Moi : (Silence) »

« Lucia : Et de plus, que cela soit effectif ou non, ça ne va pas changer grand-chose parce que fondamentalement, elles ne seront jamais des étrangères dans cette famille parce que si elles sont de lui, elles sont également de toi parce que vous êtes cousins »

« Moi : (Soupirant) Je verrai avec Jérôme pour voir s'il peut m'aider avec les tests vu qu'il avait fait pour lui avec ses enfants. »

« Lucia : D'accord. »

« Moi : Nous allons prier car il se fait tard. Tu dois te reposer. »

« Lucia : (Baillant) C'est vrai. Tu veux bien le faire aujourd'hui ? »

Je la regarde en arquant un sourcil. Je n'ai jamais dirigé nos temps de prières, cela a toujours été elle. Même pour commencer à prier de façon concrète, c'est-à -dire verbaliser avec des mots, ça doit faire 2 ou 3 mois que je le fais alors qu'elle me demande de diriger la prière, c'est incompréhensible.

« Lucia : Stp. »

« Moi : Tu sais que je ne connais pas ces choses. »

« Lucia : Tu les connais Ciel, tu as vu plusieurs personnes autour de toi le faire, nous avons prié ensemble mainte fois et tu es quelqu'un de très intelligent et sage. »

« Moi : (Silence) »

« Lucia : De plus, je suis ta femme et je suis censée suivre ta direction. (Me fixant dans les yeux) Prends tes responsabilités et conduis ta famille dans ce temps d'intimité avec le Seigneur, c'est ton devoir. »

Je reste à la regarder pendant un moment sans rien dire puis je me redresse et m'assois correctement. Je soupire avant de fermer les yeux puis je me mets à prier d'abord tout seul puis en émettant des sujets de prières pour lesquels nous prions tous les deux. Quand nous disons Amen et que j'ouvre les yeux, Lucia me regarde à travers l'écran avec les yeux brillants et les mains posées contre sa poitrine.

« Lucia : (Émue) Tu l'as fait Ciel, je suis tellement heureuse et j'ai hâte que ces moments se multiplient. »

« Moi : (Silence) »

« Lucia : (Essuyant les coins de ses yeux) Je rends grâce à Dieu pour ce qu'il fait avec nous et pour nous. »

« Moi : (Esquissant un faible sourire) Amen. Dors maintenant Lumière, on en reparle plus tard. Je t'aime. »

« Lucia : Je t'aime aussi Ciel. Bonne nuit. »

« Moi : Bonne nuit. »

Elle s'est couchée et j'ai coupé l'appel. J'ai soupiré un bon moment puis je suis monté trouver mes filles sur le lit (...)

Moi : (Checkant Jérôme avant de lui faire une accolade) Ça dit quoi?

Jérôme : (Retirant ses lunettes pour me montrer ses cernes) Les joies de la parentalité bro.

Je ris et on finit par s'asseoir.

Moi : (Souriant) Ça ira.

Il piaffe et cela me fait davantage rire.

Jérôme : Et cette sorcière de Mougoueli là ne fait même pas semblant de dire qu'elle va se réveiller la nuit pour faire quelque chose. (La citant en grimaçant) ''tu voulais d'un autre enfant et tu l'as eu alors assume. Va te calmer là-bas pardon''.

J'éclate de rire et il piaffe à nouveau.

Jérôme : Toutes les nuits je suis debout et le lendemain, je dois me rendre au travail. Tu n'imagines pas la pression mentale que c'est. J'ai juste envie d'exploser.

Moi : (Amusé)

Jérôme : Et imagines toi, on avait dit que le petit aurait sa chambre tout seul et tout mais quand j'ai vu la souffrance que c'est de me lever 3 à 4 fois dans la nuit pour y aller et revenir. J'ai rapidement remmené son berceau dans notre chambre et depuis 3 jours, il dort sur le lit avec nous.

Moi : (Riant) Et les mauvaises habitudes et tout ?

Jérôme : Rien à cirer. De toutes les façons, ses grands frères ont dormi dans notre lit et c'est tranquille. Là au moins, je ne me déplace plus et j'ai aussi remarqué que ces temps de réveils ce sont espacés.

Moi : Je vois. Tant mieux alors.

Jérôme : Oui. Tu as beaucoup de chance que Lucia ne soit pas avec toi pour le moment, tu aurais senti ce que ça fait.

Je ris. Et oui, à sa sortie d'hôpital, Ariane n'est pas partie chez sa mère mais chez Jérôme. Il avait fait déménager ses affaires quand elle était à l'hôpital pour sa maison à lui sans même lui dire quelque chose et l'a mise sur le fait accompli. Elle n'a pas beaucoup parlé parce qu'il lui a dit que c'était beaucoup plus pratique pour réduire leurs dépenses et qu'il puisse correctement l'aider avec les enfants. Du coup, la mère d'Ariane est allée vivre avec eux pendant un mois pour lui faire de l'eau chaude puis elle est retournée chez elle en les laissant seuls. Voilà le résultat. Le serveur vient et nous passons nos commandes avant qu'il ne me demande.

Jérôme : Sinon, de quoi voulais-tu me parler ?

Moi : C'est un sujet un peu délicat et j'aimerais vraiment que tu le gardes pour toi.

Jérôme : Je t'écoute.

Moi : J'ignore si Ariane t'avait fait part de ce qui s'était passé à l'hôpital avec Erine.

Jérôme : Une histoire sur une marque que vous auriez tous à la fesse ?

Moi : Oui.

Jérôme : Elle m'en avait parlé.

Moi : Voilà. Erine m'en a parlé il y a deux jours et j'ai moi-même découvert que Chancelle voit quelqu'un d'autre.

Il écarquille les yeux et je poursuis.

Moi : Un de mes cousins qui vivait au village avec elle. J'ignore de quand date cette relation et cela n'a fait accentué mes doutes alors j'ai décidé de faire un test de paternité pour me rassurer.

Jérôme : Je comprends et oui effectivement, il est nécessaire que tu le fasses.

Moi : Je voulais que tu me mettes en contact avec le Labo qui avait fait pour toi.

Jérôme : Le jour où tu voudras le faire, fais-moi signe comme ça je vais t'accompagner chez mon oncle qui a le Labo. Il va nous faire un prix.

Moi : Ok. Si demain ça te va, on pourra y aller car les filles sont avec moi et j'ai aussi récupéré la brosse à dents de mon cousin.

Jérôme : Ok. Laisse-moi appeler pour le prévenir et avoir sa position.

Il sort son téléphone et passe l'appel devant moi en calant le rendez-vous pour demain en après-midi.

Je le remercie et nous mangeons avant de nous séparer. Je passe chez Erine récupérer les filles que j'ai laissées chez elle et nous rentrons à la maison. Le lendemain après-midi, nous allons faire les tests et il nous demande de repasser dans trois semaines pour les résultats.

TROIS SEMAINES PLUS TARD

Lucia et moi sortons de l'hôpital car le petit avait un vaccin à faire. Nous nous installons dans la voiture et je démarre pour la clinique où j'ai rendez-vous pour les résultats. Lucia m'attend dans la voiture et je rentre tout seul dans la structure. Je donne mes renseignements et le papier qu'on m'avait remis à présenter la dernière fois et l'infirmière me demande d'attendre. Elle s'en va et revient avec une enveloppe qu'elle me remet avant de me demander de signer sur un registre, je le fais, la remercie et m'en vais.

Lucia : Alors ?

Moi : (Lui montrant l'enveloppe) Je ne l'ai pas encore ouvert. Rentrons à la maison pour le faire stp.

Lucia : D'accord.

Je lui donne l'enveloppe et je démarre pour aller à la maison, chez nous. Elle prend un de ses doigts et l'enfonce dans son intimité avant de venir le frotter sur la jambe de l'enfant à l'endroit où il a été piqué, c'est le conseil donné par les aînés afin que le petit ne fasse pas de fièvres et qu'il ne pleure pas à cause du vaccin. Lorsqu'elle termine, elle le met dans le couffin que j'ai acheté pour lui pour les jours où elle vient faire quelques heures à la maison avec moi. Elle va ensuite se laver les mains et vient s'asseoir près de moi.

Lucia : C'est bon.

Moi : (La regardant) J'ai peur Lumière.

Elle m'attire dans ses bras et serre ma tête contre sa poitrine.

Lucia : Peu importe le résultat Ciel, les filles seront toujours de toi et nous les traiterons comme telles.

Je soupire et je me détache pour ouvrir l'enveloppe, j'y vois beaucoup de papiers et je ne comprends pas. Il devrait y en avoir 4, deux pour moi et deux autres pour Hilaire or il y en a beaucoup plus. Je regarde les intitulés et je vois qu'il y a un mot qui accompagne les résultats.

''Bonjour. Je suppose que vous vous demandez pourquoi il y a autant de papier à l'intérieur de cette enveloppe. La raison en est qu'en plus des tests de paternité que vous avez demandé, nous avons également fait un test ADN pour essayer d'établir un lien de filiation s'il y en avait entre vous, vous serez surpris par les résultats. Merci d'avoir fait confiance à notre laboratoire et bonne chance pour la suite.’’

Il y avait ensuite la signature et le cachet du médecin portant son nom. J'ai montré le papier à Lucia avant de prendre le premier papier montrant le test de paternité impliquant Zazie et moi, résultat négatif. Mon cœur a raté un battement.

Lucia : Qu'est-ce que ça dit ?

Je lui tends le papier sans pouvoir lui parler. Elle le lit et me regarde l'air peiné. Je prends sur moi et regarde le deuxième papier impliquant Zazie et Hilaire, résultat positif. Je souffle par la bouche et passe le papier à Lucia. Sans le vouloir mes mains se mettent à trembler toutes seules et mon cœur bat rapidement dans ma poitrine. Je prends les troisièmes papiers impliquant Zoé et moi, résultat négatif. Je balance le reste des papiers car je ne suis plus intéressé par la suite. Je mets mes 2 mains sur ma tête et me laisse glisser du fauteuil jusqu'à terre, mes larmes se mettent automatiquement à couler. Lucia vient s'asseoir à mes côtés et ramène à nouveau ma tête contre sa poitrine.

Lucia : (Voix enrouée) Je suis vraiment désolée Ciel, vraiment désolée.

Moi : (Pleurant en silence)

Nous avons pleuré quelques minutes avant de nous calmer.

Moi : (Reniflant) Je n'arrive pas à croire qu'ils m’ont intentionnellement fait croire que ces enfants étaient de moi alors qu'ils savaient parfaitement que ce n'était pas le cas. Quand je pense que je t'ai presque perdue à cause de cette histoire (Essuyant une larme qui a coulé) Alors que tout ça c'était des mensonges. J'ai foutu nos vies en l'air à cause des manipulations d'un groupuscule de personnes avec des desseins inavoués que je pensais être les miens (fermant mon poing que je mets contre mes lèvres) J'ai la rage.

Lucia : Ne va pas sur ce terrain Ciel (prenant mon visage en coupe) Tu n'es pas comme eux. Ils ont voulu nous faire du tort mais Dieu merci, les choses ont été rétablies. (Dépliant mon poing) Nous sommes là tous les deux, plus forts que jamais mais aussi conscients des réalités qui sont autour de nous et de qui nous sommes. Dieu nous a fait grâce avec notre fils et nous allons nous marier comme nous l'avions prévu tous les deux. Ils ont essayé mais n’ont pas pu car nous sommes plus forts et nous le serons toujours tant qu'on aura Dieu de notre côté alors ne tombe pas dans la colère, elle n'accomplit pas la volonté de Dieu.

Moi : (Soupirant en posant ma main libre sur la sienne posée sur ma joue) D'accord.

Je l'attire dans mes bras et la serre contre ma poitrine.

Moi : Je ne cesserai d'être reconnaissant à Dieu qui m'a mis sur ton chemin et qui malgré tout t'a gardée proche de moi. Merci d'être là à mes côtés et de m'aimer comme tu le fais.

Lucia : (Serrant ses mains sur moi) Je t'en prie.

On reste dans la position pendant quelques secondes puis on se détache et on se regarde dans les yeux. Elle rapproche son visage du mien et m'embrasse sur la bouche. Nous le faisons pendant un moment puis quand on s'arrête, je soupire longuement et je me sens libéré des émotions qui avaient commencé à s'emparer de mon corps. J'ai esquissé un faible sourire et lui ai caressé le visage.

Moi : Merci.

Lucia : Je t'en prie. Tu vas continuer à consulter les documents ou je les range ?

Moi : Range-les stp. J'ai déjà les informations qui m'intéressent.

Lucia : D'accord.

Elle se détache et va ramasser les papiers pendant que je me relève du sol.

Lucia : (Écarquillant les yeux) C'est pas vrai.

Moi : Quoi?

Lucia : Zoé n'est pas la fille d'Hilaire.

Moi : (Fronçant les sourcils) Comment ça ?

Elle me tend le papier et le test de paternité indique que c'est négatif pour eux. J'écarquille les yeux de surprise et je prends les autres papiers qu'il y avait en plus. Je les consulte et je me rends compte que selon notre patrimoine génétique, nous appartenons tous à la même famille. Je suis apparenté à 12, 5 % à Hilaire et Zoé et à 3.125 % à Zazie ; Hilaire et Zazie ont 50 %. Zoé et Zazie sont à 25 % et Zoé et Hilaire à 25 % également. Je fronce les sourcils en regardant tout ça.

Moi : Je ne comprends rien à ces résultats. Si je ne suis pas le père de Zoé et Hilaire non plus, comment se fait-il que nous ayons le même patrimoine génétique et que nous soyons apparentés ? En plus Zoé et Hilaire ont le même pourcentage que Zazie et Zoé ? C'est quoi ça ?

Lucia prend les papiers et les parcours.

Lucia : Il y a une interprétation sur la page suivante. Ça dit effectivement que vous êtes tous de la même famille et que Zoé et Hilaire sont tes cousins.

Elle-même écarquille les yeux en entendant ce qu'elle vient de lire à haute voix.

Moi : (N'étant pas sûr d'avoir bien compris) Pardon ?

Lucia : (Bégayant) Ce, ça dit que Zoé et Hilaire sont tes cousins. Zoé est la demie sœur de Hilaire.

Moi : (Intensifiant le regard sur elle) Tu es en train de me dire que Zoé est la fille de mon oncle ?

Lucia : (Silence)

Je récupère les papiers et je relis moi-même. Je cligne des yeux plusieurs fois en regardant les résultats. Zoé, Hilaire et moi, cousins. Hilaire et Zoé, demi-frères. Zoé et Zazie, demi-sœurs. Zazie et moi, oncle et nièce éloignés. Je relève le visage et je regarde Lucia le visage grave et sans que j'arrive à me contrôler, j'éclate de rire tellement je suis dépassé par les résultats et le vice derrière cette histoire. C'est à dire que j'ai partagé une femme avec mon frère et mon oncle ? Mais comment je ne vais pas être souillé ? Je ris et laisse tomber les papiers en m'asseyant lourdement sur le canapé et je passe mes mains sur mon visage.

Moi : C'est un rêve en fait, non, un cauchemar et je vais bientôt me réveiller de cette histoire.

Lucia me regarde et vient s'asseoir à mes côtés sans rien dire. Je me redresse et m'adosse sur le fauteuil.

Lucia : Que comptes-tu faire ?

Moi : J'en sais rien Lucia. J’ignore ce que je vais faire. Il me faut du temps pour digérer cette histoire et voir clair.

Lucia : D'accord. Mais sois sage dans tes réflexions.

Moi : Ok.

Elle m'a fait un câlin avant de se lever.

Lucia : Tu viens m'aider à la cuisine ?

Moi : (Soupirant) Oui. Laisse-moi ranger ces documents et je te suis.

Lucia : D'accord.

Je me suis exécuté et je l'ai rejointe à la cuisine. Je l'ai aidée comme j'ai pu et elle a essayé de me changer les idées. Nous avons mangé et passé du temps collés l'un à l'autre avec notre fils à côté avant que je n'aille les déposer chez ses parents au 11. J'ai rapidement salué timidement puis je suis rentré chez moi repenser à toute cette histoire.

**LUCIA MANGA MFOULA**

Bhernie vient de partir et je suis restée avec mes parents.

Maman : Tu as commencé à balader l'enfant Lucia ?

Moi : Non.

Maman : Depuis le matin que tu es partie c'est à 18h moins que tu arrives à la maison ?

Moi : On a fini depuis 10h maman mais j'ai dû aller à la maison avec Bhernie parce qu'il attendait une nouvelle importante et je n'ai pas pu le laisser tout de suite parce qu'il n'allait pas bien.

Maman : C'est quoi cette histoire ?

Moi : Il ne va pas bien maman. Nous avons appris aujourd'hui que ses 2 filles ne sont pas de lui.

Eux : (Se redressant sur les fauteuils) Pardon?

Moi : Bhernie n'est pas le père des 2 enfants qu'il a eu avec cette femme.

Papa : C'est encore quoi cette histoire ?

Je soupire et je m'assois correctement.

Moi : Tout part en fait de la marque que Faveur a sur la fesse. La première fois qu'Erine l'avait vu…

Je leur explique cette histoire, puis la discussion entre Erine et Bhernie, la découverte de la relation de Chancelle avec le frère de Bhernie, les tests effectués et les résultats que nous avons reçus aujourd'hui.

Maman : (Dépassée) Donc ils ont donné à Bhernie la femme de son frère qui sortait en même temps avec son beau-père ?

Moi : (Silence)

Maman : Mais c'est quel genre de saleté ça ?

Papa : Et ils lui ont attribué des enfants qui n'étaient pas à lui ? Mais quels genres de personnes sont-ils exactement ? C'est quoi le but de tout ça ?

Moi : C'est vraiment quelque chose de profond mais pour l'instant je ne peux pas vous expliquer ça.

Maman : Hum.

Papa : Maintenant que compte-t-il faire après cette découverte ?

Moi : Il ne sait pas encore. Pour l'instant il est sous le choc. Il faut d'abord qu'il digère ça avant de pouvoir penser à agir pour prendre des décisions réfléchis.

Papa : Je vois.

Maman : En tout cas, il y a un seul Dieu dans le ciel et il ne dort pas. C'est mon enfant stérile qui a fait le vrai enfant non ? J'attends de voir la réaction de cette vieille mégère et aigrie qui avait osé ouvrir sa bouche pour te traiter d'inutile. Nous sommes ici pour voir toutes ces choses…

L'AMOUR SUFFIT IL ?...