Chapitre 8 : Confessions

Write by Fleurie


Une demie heure plutôt 


°°° Ayanda °°°


J’ai acheté de micro caméras que j’ai placé dans les fleures posées un peu partout, et dans deux coins de la pièce. Je veux tout enregistrer, il n’est pas question que je rate un détail. C’est vital.


Je suis une fille tout terrain. C’est l’une des raisons pour lesquelles je suis également présente à cette soirée. Vous me connaissez non, lol.


J’ai profité que ma sœur soit occupée avec Ariana, la femme du propriétaire des lieux pour lui emprunter son téléphone.  J’ai prétexté que c’était un appel  d’urgence que je devais effectuer. Comme réponse, je lui avis dit que j’avais oublié le mien à la maison. J’ai rapidement envoyé un sms à Ronan, ensuite je l’ai supprimé. Je sais qu’il croira que cela venait de sa femme. Qui s’assemble, bah se ressemble. Je suis retournée lui rendre son portable comme si de rien n’était.  Elle était si absorbée dans la discussion qu’elle ne se rendra compte de rien.


Retour au temps présent dans la chambre 


Moi ( marchant de manière sexy vers lui ) : Alors mon toutou tu as mordu à  l’hameçon à ce que je vois ( me mordant la lèvre inférieure ). Nous allons bien nous amuser. Je compte bien prendre mon pieds avec toi. J’en bave depuis des siècles. ( Mettant mon index dans ma bouche ) hum alors…


J’ai pris mon temps pour prendre une douche et me rendre très désirable. J’ai mis le meilleur parfum. Je sais qu’il va en baver si je lui montre mon savoir faire. Je connais et je maîtrise bien les hommes de ce genre.  Ce n’est qu’une  question de temps. Il criera mon nom bientôt. J’ai mis une bonne musique, histoire de détendre l’atmosphère. Ensuite je me suis mise à lui faire un petit streaptease. Il me regardait, il aime ce qu’il voit mais il se fait une violence pour ne pas succomber. Je bascule de temps en temps de manière très sensuelle. Je n’ai pas de rondeurs mais j’ai le corps d’une déesse.


Je peux lire la surprise totale sur son visage. Il n’en revenait pas. J’adore prendre les gens par surprise. J’ai ôté mon peignoir laissant paraître un ensemble noire en soie d’une fine dentelle. Je l’ai senti se raidir à la vue de mon corps. Un sourire jovial s’est affiché sur mon visage. Ce n’est que le début mon cher me répétais je tout bas le cœur gonflé de joie. Ronan est très craquant ce soir, il a porté un ensemble costume de couleur grise qui lui va à merveille. Sa petite barbe bien taillée lui donne un look hors du commun. Une  fois à sa hauteur, je me suis mise à caresser son visage. Il est si doux et tendre au toucher. Il me fixait sans piper mot. J’ai continué ma caresse, ensuite je me suis abaissée pour effleurer à l’aide de ma langue sa joue. Grande fut ma surprise, lorsque je me suis retrouvée au sol. Les choses de la honte. La scène s’est déroulée si vite que je n’ai rien compris.


Lui ( furieux ) : Tu n’es qu’une petite effrontée sans vergogne. Tu penses m’avoir avec ton petit cinéma ? 


Moi ( choquée ) : Mais qu’est ce qui t’as pris de me faire ça bon sang. Ça ne va pas chez toi ?


Lui : C’est plutôt toi qui devrait te poser cette question. Je n’ai absolument rien à foutre de toi. Petite arriviste. Je me casse.


J’ai enlevé mon petit corps du sol sous son regard. 


Moi ( l’attrapant par le bras ) : Pas si vite mon lapin. Attends de voir ce que je te réserve. 


Lui  ( se dégageant violemment de mon emprise ) : Lâche moi, mais dans quelle langue faut il que je te le dise. Je ne veux rien avoir avec toi. Il y a plein d’hommes sur terre, tu me fatigues à la fin merde. 


Moi ( mettant en marche le lecteur DVD ) : Tu changeras d’avis après avoir regardé ça, je te conseille de t’asseoir, sinon tu risques de t’effondrer. Krkrkrkrkr 


Lui ( revenant sur ses pas ) : …


J’ai joué la petite vidéo que j’avais prise le jour où je l’ai vu au restaurant. Rien qu’à voir la tête qu’il fait en ce moment,  il ne pense pas que je pourrais faire celà.


Lui : Comment as-tu pu, tu es si mauvaise et mesquine Ayanda. Tu penses me manipuler avec ça hein.


Moi : Pas plus que toi monsieur l’infidèle au double foyer.


Lui : Je ne te permets pas.  J’ai du dégoût pour les femmes qui s’offrent si facilement aux hommes. Vas te faire foutre belle sœur. Montre cette vidéo à qui le voudra, ( s’approchant dangereusement de moi ) je te préviens, si jamais ma femme me quitte à cause de ta connerie. ( Silence ) je te jure sur mes défunts parents que tu ne vas pas t’en tirer aussi facilement.


Moi ( prenant mon courage à deux mains ) : On pourrait changer tout cela , je ne demande qu’une, une seule nuit avec toi et ce serait ni connu ni vu. Je brûle de désir de te sentir en moi ( me caressant ) ça ne te dit rien ? 


°°° Ronan °°°


Je n’ai jamais rencontré une hystérique de son genre. On dirait que cette fille est sourde, ou possédée. Rien de ce que je dis ne lui semble compréhensible. Elle pense m’avoir avec cette vidéo, moi le tout  puissant Ronan, tchip. Qu’elle aille se renseigner sur moi. Elle n’est pas mon goût en plus. Je pense qu’il serait mieux que je dise toute la vérité à ma femme. Je ne lui ferais jamais ce plaisir de le lui dire. Non. Elle se met le doigt dans l’œil.


Moi : Tu ne me connais pas encore Ayanda. Je te préviens juste, ne me tente pas je suis pire que le diable ma chère. Et crois pas je ne vais pas te montrer cette face de ma personne.


Elle ( sûrement choquée ) : Mais c’est comment Ronan, j’irai tout dire à ma sœur. Et crois moi, ce sera ta parole contre la mienne. 


Moi ( lui cédant le passage ) : Personne ne te retient.


Elle : Ouais c’est ça enfoiré.


Moi : Barre toi pétasse.


C’est toute furieuse qu’elle a éteint l’appareil pour se rendre je ne sais où. J’en ai profité pour sortir de la pièce. Les conneries comme ça, je ne suis pas dedans. J’ai marché le long du couloir.  Vraiment c’est une œuvre d’art qui a été effectuée ici. Les murs sont si beaux avec cette couleur si simple et jolie qu’est le blanc. Le sol du couloir et des chambres est fait de tapis rouge. J’ai regagné les autres dans la grande salle. La  soirée est toujours animée à ce que je vois. Des couples se sont formés. Ils bougent suivant le rythme du morceau en cours sur le podium. J’ai balayé la salle du regard pour la chercher. Je me suis faufilé parmi les invités, et je l’ai  enfin aperçue avec Ariana. Rien qu’à les voir, on sent que le courant est très vite passé entre elles. Tant mieux.


Elle s’est mise à sourire en me voyant. Que faire sans elle.


Moi ( répondant à son sourire ) : Chérie tu viens s’il te plaît. 


Elle s’est excusée auprès de son  amie. 


Elle : Ariana excuse moi.


Ariana : Vas y ma chère. 


Moi ( prenant sa main ) : Je suis fatigué bébé, j’aimerais qu’on rentre.


Elle  ( étonnée ) : Il n’est que 22h chéri et demain nous n’allons nulle part demain, en plus c’est le dimanche.


Moi  ( me massant le front ) : Je ne me sens pas bien d’un coup.


Elle ( faisant la moue ) : J’espère que tu me dis vrai. Si c’est pour me faire l’amour que tu nous fait rentrer sitôt, ( pouffant de rire ) je ne te le pardonnerai pas.


Moi : Avoue que tu adores ça aussi. Tu es ma femme et tu es plus désirable de jour en jour.  A moins que tu veux que j’aille voir ailleurs parce que madame refuse  d’accomplir son devoir conjugal.


Elle : Non mais tu exagères parfois. Pas de repis, toi aussi tous les jours tu fais. Mais je trouve déconseille d’aller voir ailleurs.


Moi ( content ) : Rentrons.


Elle  ( soupirant ) : Okay.


Le trajet de l’hôtel à la maison s’est fait dans le silence.  Je réfléchissais à comment aborder  ce sujet si délicat. Je ne suis pas un saint j’ai un passé dont je ne suis pas du tout fier. Tout le monde a des squelettes dans son placard. 


J’ai garé un quart d’heure plus tard devant notre villa, elle est situé dans le quartier très huppée à la haie vive. J’ai klaxonné et le gardien est venu m’ouvrir. Une fois descendus, je l’ai prise dans mes bras et nous nous sommes dirigés vers l’intérieur. Vous savez que nous les hommes nous aimons souvent notre femme, mais parfois nous avons l’envie de faire plus d’aventure au dehors, histoire de goûter à autre chose. Elle a préféré qu’on  s’installe sur la véranda. Madame adore contempler le ciel et les étoiles.  Elle me connaît assez pour savoir que quelque chose me tracasse. 


Elle ( d’un regard interrogateur ) : Dis moi Ronan, tu vas bien ? Je ne te sens plus dans ton assiette depuis que nous avons quittés la fête. 


Je vous l’avais bien dit, cette femme !


Moi : J’ai un truc très important à te confier chérie.  Promets moi de ne pas trop fâcher et qu’on ne se prenne pas la tête. S’il te plaît,  j’ai besoin que tu me rassures sur ce point.


Elle : Je ne peux rien te promettre bébé. J’ai un mauvais pressentiment ( se massant doucement la poitrine ).


Moi ( prenant des mains dans les miennes ) : Regarde moi.


Elle : …


Moi : Dis quelque chose bébé.


Elle : Je t’écoute.


Moi ( inspirant profondément ) : Je suis désolé bébé, je dois t’avouer que j’ai un enfant au dehors.


Elle ( écarquillant les yeux ) QUOI ? 


Elle a crié tellement fort que j’ai cru devenir sourd sur le coup.


Moi ( me mettant à genoux ) : Accorde moi le temps de t’expliquer comment les choses sont arrivées.


Elle ( les yeux etincelés de larmes ) : C’est dur tu comprends sniffff. Tu m’as menti.


Moi ( baissant la tête ) : Cela remonte à plus de cinq ans lorsque j’étais encore étudiant. 


Six ans plutôt 


Je revenais des cours quand mon regard fut attiré par une belle caisse garée non loin de l’université. Si ma mémoire est bonne, elle se garait  à ce même endroit à chacune de mes sorties. Ce que je ne comprenais pas, c’était que la personne à l’intérieur m’epiait. Puis ce jour, la voiture m’avait suivie. Elle s’est arrêtée à ma hauteur.


Voix : Bonsoir jeune homme, puis je te déposer quelque part ? 


Moi ( n’hésitant du tout pas ) : Euh oui merci.


Je devais galéré chaque jour et marcher sur des mètres avant de rentrer chez moi. On ne réagit pas de la sorte au premier abord avec un étranger. Je le savais,  mais cette dame m’avait inspirée confiance.  Alors c’était volontiers que j’avais  accepté son offre. Je m’étais engouffré dans la voiture. L’intérieur était si confortable et bien climatisé. Je lui ai indiqué ma maison, elle m’y avait conduit. Une fois devant mon portail,  elle s’était tournée vers moi.


Elle : J’espère que tu vas bien et les cours ?


Moi : Euh ça va, mais je ne te connais pas madame.


Elle ( souriant ) : Appelle moi Anita, et c’est quoi ton petit prénom ? 


Moi : Ronan, enchanté Anita. J’aime être directe si tu me le permets ben sûr.


Elle : Oui vas y dis moi tout.


Moi : J’ai l’impression que ce n’est pas la première fois que tu me vois. Ai-je tort ?


Elle : Non Ronan, la vérité est que, mon frère est dans ce même établissement que toi. J’ai l’habitude de venir le déposer ou de le chercher. Ensuite un jour je t’ai remarqué et tu m’as plu au premier regard. ( Détournant son regard ) je me suis plusieurs fois surprise à fantasmer sur toi. Ce qui explique le fait que je gare souvent à t’attendre à la sortie. Il m’a fallu me donner beaucoup de courage pour t’aborder aujourd’hui.


Moi : Je ne comprends toujours pas ce que je viens chercher dans cette histoire madame euh enfin Anita.


Elle ( souriant ) : Tu me plais énormément, et j’aimerais avoir une relation avec toi, pour être franche.


Moi ( me grattant la tête ) : Euh c’est-à-dire que…euh.


Elle ( voyant ma gêne ) : Tu n’as pas à réfléchir autant, prends tout le temps qu’il te faudra. Je t’attendrai. ( Me tendant un bout de papier ) voici mon numéro, appelle moi à n’importe quel moment. Je serai toujours disponible pour toi.


J’ai pris le numéro, et sans lui répondre je suis descendu de la voiture. J’avoue que c’est un peu stressant qu’une femme te fasse la cour. Mais sans vous mentir elle m’avait aussi plu. J’ai attendu une semaine avant de la contacter. Nous nous sommes rencontrés un samedi soir dans un restaurant au terrain.


Moi ( sur un ton ferme ) : Que veux tu de moi Anita ? 


Elle : Je vais te faire planer. J’aimerais que tu acceptes juste d’être mon partenaire et je comblerait tous tes désirs sans exception. Alors qu’en penses tu ? 


Moi ( levant mon verre ) : Ça marche à notre santé.


Elle a effleuré ma main et j’ai senti comme un courant électrique me parcourir le dos. Après le dîner,  elle nous a conduit dans un hôtel. Cette nuit a été la plus belle de toutes mes nuits.  Anita m’a appris à faire l’amour, car j’étais encore un novice dans le domaine. Riez doucement, ah vous aussi.


Anita  est une  grande dame, elle est mince de corpulence, elle a l'air d'être douce, mais à la fois d'avoir du caractère. Elle a le visage très arrondi, avec un large front, des lèvres pulpeuses. Elle a de grands yeux et des cils de biche, et ses sourcils sont bien dessinés.  Elle avait le teint très clair comme une métisse, des pomettes qui la rendent si belle et désirable . Elle avait de longs cheveux ondulés. Son regard envoûtant faisait que les filles étaient jalouses d'elle. Mais elle s’en fichait pas mal.


J’avais 25 ans à l’époque et elle en avait 30. L’écart d’âge ne me posait aucun problème. Elle m’avait offert tout ce dont j’avais besoin. Mais je ne savais rien d’elle, elle a chamboulé ma vie un soir en m’annonçant une nouvelle qui m’avait sonné grave.


J’étais assis sur la terrasse à réviser mes cours. Le portail s’était  ouvert sur une Anita très pâle. 


Elle : Je suis enceinte Ronan, j’attends un enfant de toi.


Moi : Mais comment est ce possible,  je me protège toujours Anita.


Elle ( en larmes ) : Sauf ce jour où l’on s’est sauté dessus sans se protéger, il y a de cela quatre semaines.


Je me suis passé nerveusement la main sur mon visage. Je n’arrive pas à croire à ce qu’elle vient de me dire.  Really ?


Moi : On fait comment, j’ai été clair au début pas de grossesse. On doit la sauter.


Elle ( sûrement choquée ) : Il en est hors de question. Je sais qu’on ne devrait pas avoir un enfant de sitôt sniff mais c’est arrivé. Je n’ai pas envie de me faire avorter. Tu sais je me suis amourachée de toi. Ça ne devrait pas arrivé mais voilà.


Moi : Tu me mets sur le fait déjà  accompli avoue le. Comment as-tu pu Anita ? 


Elle ( pleurant de plus belle ) :  Je suis consciente que c’est ta première fois, mais tu dois me comprendre je…j’ai une confession à te faire. Je t’ai caché que je suis mariée et que j’ai un enfant. Mon mari a su que je suis enceinte. Mais cela ne lui dis rien car  il est mourant.  Je cherchais du confort lorsque je suis venue vers toi. Il a le cancer et malgré tous les soins ses jours sont comptés. Tu comprends. Cet enfant sera le fruit de notre amour. Je ne te demande pas de t’occuper de nous, mais de juste reconnaître la paternité bébé.


Moi  ( déçu ) : Tu m’as caché une information si importante,  et si je m’étais fait agressé par ton mari entre temps,  parce que madame est infidèle. Mais ce que tu as fait est ignoble. 


Elle : Tu n’es pas mieux que moi. J’accepte que tu sois en colère. Mais tu me dois le respect. Après tout je suis ton aîné.


Moi ( pouffant de rire ) : Non mais tu es sérieuse dans ton délire ?  Une aînée qui se fait baisée par un petit comme moi ?


Elle ( voyant rouge ) : RONAN


Moi : J’ai besoin de réfléchir.


Elle  ( essayant de me retenir ) : Attends, ne pars pas s’il te plaît. Il ne sert à rien de fuir. On peut s’en sortir. 


Je suis sorti de la maison sans plus lui accorder de l’importance. C’était comme si j’étais dans un piège. 


Après l’annonce de cette nouvelle,  je m’étais senti trahi, utilisé et humilié. J’ai commencé par patauger entre les filles de Cotonou et à sauter de relation en relation. Je préfèrerais sortir avec celles de mon âge qu’Anita. Elle avait pété un câble en l’apprenant, mais je m’emfichais pas mal. Les jours passaient et j’ai appris que son mari était décédé. Vous connaissez la famille chez nous au Bénin. Après l’enterrement de son époux. Elle a été chassée de la maison avec sa fille ( Maya ) et sa grossesse qui était à terme. Ils ont appris à propos de son infidélité. Ces derniers s’étaient aaccaparés  des biens de son mari. Elle avait tout fait mais elle avait tout perdu. Pauvre d’elle.  


Une fois que l’enfant est né c’était un garçon  ( Yan ), il me ressemblait trait pour trait. Trop de ressemblance pour que je nie encore. J’ai mis de l’eau dans mon vin et nous étions répartis sur de bonnes bases.  Le deal était de m’occuper de mon enfant rien de plus. J’avais mis fin à ma relation avec elle. 


Retour à au temps présent 


°°° Enora °°° 


Je l’ai religieusement écouté me raconter son histoire.  Je sens qu’il a également souffert dans cette histoire. Mais n’empêche qu’il m’a menti et trahi.


Lui : Je n’étais plus avec elle lorsque je t’ai rencontré. Mon fils avait 2 ans et j’étais célibataire. Cette histoire m’a chamboulée au point où je m’étais promis ne plus jamais avoir confiance, ni aimer une femme. Mais ma décision a changée le jour où je t’ai vue chérie. J’ai changé, c’est une erreur de mon passé. 


Moi : Me l’aurais tu dis un jour ? 


Lui : Oui bébé 


Moi : Alors pourquoi me le dis maintenant,  pendant que tu as eu plusieurs occasions de le faire ?


Moi ( avouant ) : Ta sœur a découvert mon secret.


Moi ( fronçant les sourcils ) : Tu es sérieux,  donc si Ayanda ne t’avait pas vu, je n’aurais jamais été mise au courant de cette histoire ? 


Lui : Écoute bb je te l’aurais dit, comprend moi ce n’était pas du tout aisé.


Moi ( haussant le ton ) : Mais tu aurais pu essayer merde. Tu te rends compte je t’ai toujours fait confiance,  et voilà comment tu me paies. J’apprends que tu as un enfant au dehors et après ça sera quoi.  Je sais que tu as une vue sur ma sœur. Je dois m’attendre à une autre trahison de ta part snifff ?


Lui ( essayant de me toucher ) : Enlève tes sales pattes, ne me touches pas sniff c’est si dur. Tu joues au papa au dehors pendant que moi je me morfond ici. À cause de ton erreur je suis incapable de concevoir tout est de ta faute. J’ai perdu mon bébé à cause de toi .


Lui : C’était un accident bébé.  Tu dois me croire. J’avais désiré cet enfant au tant que toi. Écoute je m’occupe juste de mon enfant, rien de plus.  J’en ai rien à cirer  de sa mère.  Cette relation est terminée depuis longtemps. Il n’y a absolument plus rien entre nous Enora. 


Elle : …


Je sais que mon silence lui fait mal. Mais ce n’est rien comparé à ce que je ressens à cet instant.


Moi ( hurlant fort ) : Tu n’es qu’un connard Ronan snifff… un connard….sniff


Lui : Je comprends que tu sois en colère.  Mais ne laisse pas cette dernière te faire dire des choses que tu vas regretter.


Moi ( furieuse ) : Que vais-je regretter ? Juste le fait que je sois mariée à un menteur diplômé de ton espèce ?


Lui : J’ai merdé, j’ai fais le con c’est vrai. Mais je regrette ne bébé ( me mettant à pleurer ) sniff…j’ai mal de te voir dans cet état.


Moi : Nous avons construit cette relation sur un mensonge. Et ça ne marchera pas ainsi Ronan. 


Lui : Ne dis pas de bêtises. 


Lui : C’est une erreur du passé. 


Moi ( très calme ) : Dis moi que me caches tu encore, dis moi tout pour que je souffre d’un coup. Fais le pour le peu d’amour que tu as pour moi. 


Lui : Je n’ai plus rien à te cacher bébé.


Moi : Dis moi comment tu fais pour dormir paisiblement sur tes deux lauriers. Tu sors et tu te la joues douce avec ta famille, et tu rentres comme si de rien n’était.  Mais tu es mauvais Ronan.


Lui : Dis pas ça  ( voulant me toucher )


Moi : Je t’interdis de me toucher. Tu me dégoûtes.


Lui : Ne doute jamais de mon amour pour toi. Il est pur et sincère bébé, je n’aime que toi Enora. Tu es ma vie. Je serai perdu sans toi à mes côtés.  Ma vue n’aura plus de sens. Je t’en supplies.


Moi : …


Lui : Punis moi par toutes les manières que tu voudras. Je suis prêt à tout subir. Mais  pardonne moi et donne moi une autre chance. 


Moi : C’est si facile pour toi de me le dire, n’est ce pas. J’imagine que tu ne réagirais pas de la sorte si c’était moi qui venais t’annoncer une nouvelle pareille.


Lui : Tu as tout à fait raison. Tu as tout le temps que tu voudras pour te calmer et réfléchir.  Mais s’il te plaît, ne t’eloigne pas de moi. Je ne m’en remettrai pas.


Moi : …


Lui : Je t’aime.  


Je suis sortie en courant de la maison. Il fait une nuit noire dehors. Et le vent souffle par moment, je sens la fraîcheur malgré mon habillement. Non mais il m’a blessé au plus profond de moi. J’ai besoin d’air sinon je vais m’étouffer. Cette douleur sur ma poitrine est si intense.


Je n’aurais jamais pu imaginer qu’il me ferait un coup pareil. Pendant tout ce temps il avait une autre famille au dehors.


Seigneur à qui suis-je mariée ?


 

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