Quand les ennuis commencent !

Write by Saria

***Dylan***


J’ai passé un merveilleux moment dimanche avec Nima. Il y avait eu des moments pleins d’émotions, d’électricité. La tension entre nous est de plus en plus croissante mais elle est suffisamment intelligente pour la jouer soft.


En me réveillant ce matin, je vois les appels en absence de ma chérie…Je parle de Dany, j’avais oublié mon portable en sortant hier. Lorsque je suis revenu j’ai eu le temps de déposer, mes affaires prendre une douche et me coucher.


Je la rappelle, elle décroche presque aussitôt.


Dany : Bonjour chéri ! J’étais morte d’inquiétude. Où étais-tu passé hier ? Je t’ai appelé en boucle !


Je sens la culpabilité m’envahir, hier je prenais du bon temps et elle était angoissée !


Moi (mentant) : Je…euh j’ai travaillé un peu sur mes dossiers puis je me suis endormi. Le portable était sous silencieux…Pardon mon cœur.

Dany : Hum ok…Tu es pardonné…


On parle un peu et je coupe. Merde ! Je n’étais pas fier de moi. Pourquoi lui avoir caché la vérité ? C’est parce que tu sais que les choses ne sont pas claires avec Nima, me souffle ma conscience. Je balaie tout ça du revers de la main. Je me lève pour me préparer, quand je sors de la douche mon téléphone sonne je regarde c’est Nima. Je ne prends pas, je laisse sonner. J’avais la conscience suffisamment chargée comme ça.


J’étais entrain de rédiger mon avis sur un dossier, lorsque mon téléphone sonne à nouveau. Je décroche sans regarder.


Moi : Allô ?

Nimata : Dylan ! Je suis tellement contente je te dis merci !!!!Merci !


Je savais bien de quoi elle parlait, les fonds ont été positionnés ce matin sur son compte. Elle avait demandé 25 millions mais la banque lui en avait accordé 22 compte tenu de la garantie présentée. En fait c’est son frère qui est son avaliseur. Mais ce n’était déjà pas mal avec ça elle pourrait déjà se lancer pour son atelier de bijoux en argent. Elle est plutôt douée et l’idée est originale.


Moi : Je t’en prie j’ai juste fait mon boulot.


Il eût un silence au bout du fil ; puis elle reprend la voix enrouée par l’émotion ou les larmes je ne sais pas mais c'est le discours qui suit qui me perturbe.


Nimata : Tu aurais pu briser mon projet…Mais tu as dépassé les choses et tu m’as accordé le droit à la dignité. Tu me donnes l’opportunité de devenir une femme nouvelle !


J’étais un peu dépassé par ce discours, mais bon, je la rassure sur mon objectivité. J’ai juste fait mon travail.


***Trois mois plus tard***

***Résidence Merveille- derrière hôtel Papini ***

***Sambo***


J’étais dans  mon sommeil façon façon quand quelqu'un frappe fort au  portail. Je me lève avec sommeil dans mon yeux et je regarde ma montre minuit trente. Hum qui peut faire un boucan comme ça à l’heure-là ?! Walaï si jamais c'est pas sérieux quoi?! Je me lève, ma lanière à la main. J’ouvre grand portail là doucement doucement, je vois d’abord fanm petite…Puis une valise. Mais fanm du patron il est veni et est reparti depoui ine somaine soloment. Pourquoi elle veni encore la nui ? En regardant  je reconnais fanm qui est veni une fois ici, un dimace-là. Elle avait petite culotte comme ça et lo patron était content !


Moi : Madame ti fais koi dans nui noir là ?!

Madame : Je dois voir ton patron…C’est urgent s’il te plaît !

Moi : Han madam pardon…faut pas patron y va me faire palabre à cause que je va lo réveiller dans nui noir là !


La bonne dame pleure fort ! Inquiet je lui dit de veni et d’attendre dans la cour.


***Dylan***


J’entends frapper à la porte, je regarde l’heure presque une heure du matin. J’espère que Sambo a une bonne raison hein ! Il sait que j’ai horreur qu’on m’interrompt dans mon sommeil !


Moi : Sambo il y a quoi ?

Sambo : Hé patron, il y a fanm qui veni ici ine foi to serser pour sortir là…el est dehor avec gros valise comme ça !


Il fait un geste exagéré. Ah Sambo ! Je cherche dans ma tête une femme ?! Venue me chercher ici!  Hum non ça ne peut pas être elle ! Je regarde par-dessus l’épaule de mon gardien et je reconnais une silhouette frêle dans la nuit. Ceci me ramène à une autre nuit dix ans plus tôt ! J’avance sur le perron alors elle accoure vers moi et instinctivement je lui ouvre les bras. Elle se blottit contre moi et se met à pleurer tout en parlant mais je ne captais rien. Sambo nous regardait avec trop d’intérêt, je l’emmène à l’intérieur en demandant au gardien d’envoyer la valise.

Elle se calme peu à peu, je me détache d’elle : elle avait l’air effrayé,  ses yeux étaient rouges et gonflés à force d’avoir pleuré. Je lui apporte un peu d’eau qu’elle boit à petites gorgées.


Moi : Je ne veux pas te brusquer mais est-ce que tu pourrais m’expliquer ?

Nimata : Pourrais-tu m’héberger quelque jours s’il te plaît ?

Moi (perplexe) : ça dépend ? Qu’est-ce que tu fuis ou plutôt qui est-ce que tu fuis ?

Nimata : Mon ex-mari.

Moi : Ton quoi ?!

Nimata : Mon ex-mari ! J’ai besoin d’aller à un endroit où il ne penserait pas à me chercher…Je croyais l’avoir trouvé jusqu’à aujourd’hui…Écoutes héberge-moi juste quelques jours le temps de voir ce que je peux faire !


Beaucoup de questions me brulaient les lèvres mais je devais attendre. Sans un mot je me lève et la conduit vers la chambre pas loin de la mienne. La chambre d’amis qui était en bas n'est pas encore fonctionnelle. Quand à mon sommeil, je sais que je serai incapable de me rendormir, je me dirige quand-même vers ma chambre.


***Nimata***


La seule chose que je pouvais penser c’est qu’il m’avait retrouvé. Ça fait trois ans que j’ai fait dissoudre notre mariage. Oui je l’ai obligé à me répudier et ça fait trois ans qu’il me traque comme un animal. J’ai traversé la Libye avant de me retrouver au Maroc. J’ai enchaîné toutes sortes de petits travaux jusqu’au jour où j’ai fait la rencontre de Nasra une jeune fille de mon âge.


 C’était à l’époque où je nettoyais les salles de cours à la faculté de médecine de Fèz. La jeune fille avait oublié son Ipad dernier cri, je l’ai retrouvé et rapporter le lendemain dans la salle. Elle a tenu à me remercier, nous avons sympathisé. Très vite nous sommes devenues amies, elles parlaient très bien français, de fil en aiguille je me suis confiée à elle.


Pour la période de jeûne du Ramadan, elle repartait en famille pendant la période, elle m’a demandé si je voulais venir avec elle ce que j’accepte. Nasra venait d’une grande famille d’artisans bijoutiers, établis à Tiznit au sud-ouest du pays. Ils appartiennent à une classe moyenne qui servait les souverains marocains depuis plusieurs générations. J’ai demandé à y rester après ce séjour, ce qu’ils ont accueillis avec plaisir.


 Je savais désormais ce que je voulais faire, j’étais douée et j’apprenais vite. Pendant près d'un an j’ai appris le métier d’abord dans l’atelier familiale, puis Papa Belhassen le père de Nasra a joué de ses relations pour que j’intègre le programme du centre de formation professionnel de la bijouterie de Tiznit. J’y ai appris les nouvelles techniques de travail sous la houlette de designers qui venaient parfois de la Turquie.


Mon diplôme reçu, j’aurais pu profiter de l’accompagnement au quotidien des professionnels du centre de formation, jusqu’à ce que je crée mon propre atelier. Le gouvernement marocain avait décidé dans le cadre du programme de mettre en place des conventions avec les banques pour des crédits à taux préférentiel.  Mais moi je voulais rentrer chez moi, mon pays me manquait et j’en souffrais beaucoup. J’éprouvais le besoin de me poser quelque part, ça a été un déchirement avec ma famille d’adoption mais ils ont compris. J’ai été gâté par les uns et les autres. Aujourd'hui encore ils continuent de prendre des nouvelles. Papa Belhassen m'a promis m'accompagner dans la mise en place de mon atelier.


Je suis revenue au Bénin et j’ai pris contact avec mon frère aîné. Au début j’étais méfiante, j’ai réalisé au fond qu’il n’était informé de rien. J’éprouvais le besoin de retrouver Parakou où j’ai été heureuse, pour moi c’est le meilleur endroit pour me reconstruire. J’ai choisi de rester loin des miens, pour éviter justement qu’Aladji Kôbô me retrouve. Malheureusement c’est fait ! Son homme de main est resté devant ma fenêtre toute cette journée : de l’intimidation. Il m’avait retrouvé le reste n’était qu’une question de temps.


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