Chapitre 14 : Puis-je Le Considérer ?

Ecrit par L'UNIVERS DE JOLA

Chapitre 14 : Puis-Je Le Considérer ?

**Calvin Harris Otando**

Elle commence à se brosser puis s’arrête pour me regarder.

— Tu m’as fait par les fesses ? demande-t-elle, incertaine.

J’éclate de rire devant son expression. 

— Pourquoi tu ris ? demande Winnie.

— C’est ta tronche qui m’amuse, dis-je en riant.

Je vais vers la baignoire et sors les trois plugs à l’intérieur.

— Tu te souviens de ça ?

Elle fronce les sourcils un moment.

— Tu m’as mis ça dans les fesses et je suis sortie avec le gros là, dit-elle.

— C’est exact, esquissé-je un sourire. À la suite de ça, nous sommes allés rejoindre tes amis.

— Je m’en rappelle. J’avais ta chemise sans rien en bas, ajoute-t-elle en écarquillant les yeux et mettant sa main devant sa bouche.

— S’il te plaît, dis-moi que les gens ne m’ont pas vue nue là-bas, dit-elle le visage grave.

Je ris.

— À part faire un cours de danse hautement sensuel et un autre de French kiss, tu n’as rien fait qui pourrait te faire rougir de honte. On est venu baiser à la maison et oui, je t’ai sodomisée après t’avoir retiré le plug. Tu as kiffé et eu un orgasme de dingue, dis-je, amusé.

Elle reste silencieuse.

— Termine de te brosser, la baignoire nous attend, dis-je.

Elle le fait. Elle rince sa bouche et me redonne la brosse, que je range. Je la tiens par la taille et nous allons dans la baignoire tous les deux. Je me positionne derrière elle, je la caresse sous l’eau et lui fais des bisous sur la joue.

— Tu n’as pas mal à la tête ?

— Non. J’ai mal aux fesses, répond-elle.

— Tu veux que je te les masse ? dis-je en lui faisant un bisou sur la tempe.

— Comment comptes-tu le faire ? sourit-elle.

— Avec ma queue. Si je te la remets à l’intérieur, elle te soulagera, murmuré-je en mordillant son oreille.

— Hum. Ce serait plutôt l’inverse, dit-elle.

— Tu veux parier ? Je suis sûr que tu vas apprécier, dis-je en la doigtant sous l’eau.

— Humm, répond-elle, excitée.

— Tu ne veux pas tester, Win ? Je te promets que tu vas kiffer, susurré-je à son oreille.

— D’accord.

Je souris, je tourne sa tête dans ma direction et l’embrasse. On s’arrête, elle change de position et se met à califourchon sur moi. Elle cherche mon sexe sous l’eau pour l’orienter dans son cul, elle grimace quelques secondes puis finit par complètement s’asseoir dessus.

— Ça te fait mal ? demandé-je en la regardant.

— Un peu mais c’est supportable. 

Elle passe ses mains autour de mon cou, je croise les miens dans son dos et empoigne ses fesses, on s’embrasse pendant que je bouge lentement en elle. Elle bouge des reins au rythme des miens après quelques minutes. Je souris en aspirant l’air.

— Arhhh, Ella, murmuré-je, pris de plaisir. Oui, bébé, bouge comme ça. 

Je l’embrasse, elle grimpe en intensité, gémit contre mes lèvres, se mord la lèvre inférieure.

— Ahn, ahn, Cal, Cal. Ô mon Dieu ! Ô mon Dieu. Je vais jouir, bébé, gémit-elle au bord de la jouissance.

— Ne te retiens pas, jouis. 

Elle ferme les yeux et tourne plus vite en me serrant le cou, la minute d’après elle crie à mon oreille. Je jouis dans ses fesses, je ne cours aucun risque là-bas. 

Le temps que la pression redescende, on se mange les bouches. Quand on retrouve nos esprits, on sort du bain et allons nous rincer sous le pommeau d’eau. On s’essuie et on retourne dans la chambre. Je lui passe un de mes t-shirt, je remets ma culotte. J’ouvre un tiroir et sors un plug ayant une queue en fausse fourrure semblable à celle d’un chat. 

— Je veux que tu mettes ça.

— Ça va me gêner.

— Essaie et tu verras. 

Elle ne dit rien.

— Mets-toi à quatre pattes et je vais te le mettre. 

Elle se positionne, je lui mets le lubrifiant ensuite j’insère le plug qui rentre sans grande difficulté vu que c’est la taille moyenne. La petite queue reste dehors, ce qui me fait sourire. Je lui donne une gifle sur les fesses en l’appelant ma chatte sur deux pattes. On rigole et rejoint la cuisine. 

Les plats sont froids. Elle les passe au micro-ondes, les met dans les assiettes et va les mettre au salon. Je prends de l’eau et les bières. On s’attable, mange, débarrasse, elle rince et essuie les plats pendant que je nous cherche un bon film à regarder.

Elle vient me trouver sur le canapé avec deux bières qu’elle pose sur des sous-verres. Elle s’allonge sur moi, je fais glisser ma main sur ses fesses, je joue avec sa queue.

On commence à regarder le film mais très vite on décroche. Elle m’explique qu’elle doit récupérer ses papiers du bac tôt demain et en faire des copies qu’elle doit faire légaliser à l’Office du bac. Il y a certaines copies qu’elle devra aller déposer à l’agence nationale des bourses du Gabon, les autres peut-être qu’elle devra passer un concours avant d’aller à Franceville à la rentrée si elle ne gagne pas. Je lui dis aussi que j’ai fait quelques démarches administratives cette semaine qui se poursuivront mardi.

On change de sujet et elle me demande pourquoi je suis venu vivre dans cet appart en laissant mon studio. Je lui dis simplement que c’était pour avoir plus de liberté et ne pas prendre le risque qu’elle ouvre à nouveau la porte toute nue. À ce souvenir, elle se cache le visage et m’explique son ressenti. Elle me dit qu’elle avait été très gênée la première fois qu’elle s’était retrouvée dans cette situation et qu’elle n’avait pas su comment réagir.

On zappe ça et on parle de la fête d’hier, puis on finit par baiser tous les deux sur le canapé, sa bouche et son vagin me reçoivent jusqu’à la jouissance. On reste emboîtés sur le canapé.

À vingt heures, on va à la douche pour se rincer, on enlève le linge à la corde, j’enfile mes vêtements de cette journée et elle prend le t-shirt. On sort avec quelques bières à la recherche de ce qu’on va manger. On opte pour deux pizzas. Naturellement, elle reste dans la voiture, elle a toujours la queue dans les fesses.

Quand je viens la trouver dans le véhicule, elle m’informe qu’elle a appelé sa mère pour lui dire qu’elle resterait dormir avec moi. Je ne fais aucun commentaire. Je démarre simplement et vais garer dans la ruelle qui mène à la résidence. C’est là que nous mangeons nos pizzas en buvant les bières.

— C’est dur à conduire ? demande Winnie.

Je la regarde sans comprendre le sens de sa question.

— La voiture, m’éclaire-t-elle. C’est dur à conduire ?

— Pas vraiment. C’est juste une question de pratique.

— Tu as commencé quand ?

— Quatorze ans avec mon père, j'esquisse un faible sourire. J’ai même appris avant mon frère qui lui l’a fait presque à ses dix-huit ans. Mais bon, il faut dire aussi que je l’ai appris par la force des choses.

Je la regarde.

— Tu veux essayer ?

— Sérieusement ? réplique-t-elle, surprise.

— Oui. 

— Et si je casse la pauvre voiture ?

— Tu la répareras, dis-je en souriant.

Elle me regarde. Je recule mon siège.

— Viens t’asseoir sur mes jambes.

Elle hésite un moment puis pose le carton de pizza qu’elle avait derrière, elle vient s’asseoir sur moi. Je lui indique tout ce qu’il faut connaître pour conduire une voiture. Quand elle saisit, je la mets en situation et lui demande de mettre le contact ensuite de démarrer. Elle panique et lâche tout lorsque la voiture se met à avancer. J’éclate de rire et stabilise le véhicule. 

Je la serre dans mes bras.

— Tu n’as rien à craindre, Winnie, je suis là juste à côté, d’accord ?

 Elle remue affirmativement la tête.

— Vas-y.

Elle se répète à haute voix le nom de chaque objet ainsi que sa fonction puis elle souffle par la bouche et remets le contact. Elle démarre et quand le véhicule bouge, je la sens trembler. Je pose mes mains sur les siennes pour la guider un petit moment, une fois en confiance, je la lâche et la laisse faire. Je lui indique de temps à autre d’aller à gauche ou à droite, elle nous ramène jusqu’à l’appart. Elle coupe le moteur. 

Je lui fais un bisou dans le cou.

— Tu vois que ce n’est pas sorcier.

Elle tourne la tête dans ma direction un large sourire sur les lèvres et m’embrasse. 

— Merci. 

Je caresse ses cuisses.

— Tu sais que tu es super sexy quand tu conduis ? 

Elle sourit.

— Tu m’as donné tellement d’idées, dis-je en caressant son sexe.

— Partage les avec moi, sourit-elle.

J’insère mon doigt dans son sexe, soutenant son regard.

— Tu es sûre que tu souhaites les connaître ?

 — À 1000%, approuve-t-elle, respirant fortement par la bouche. 

C’est elle qui m’embrasse. J’ouvre la portière, la saisie par la taille et la soulève. Je descends avec elle et la pose au sol. 

— Récupère les cartons. 

Elle ouvre la portière arrière et prends les deux cartons, je prends les bouteilles vides et verrouille le véhicule. On rentre dans la barrière. À la terrasse, je pose tout sur la table qui est là, j’en fais de même avec ses cartons et je la plaque contre le mur. Je remonte son t-shirt et le retire, il atterrit au sol. Elle retire le mien, il subit le même sort.

 Elle se met à genoux devant moi, retire ma culotte et me prend en bouche. Je baise sa bouche quelques secondes ensuite je la relève, la soulève par les fesses et son sexe me reçoit. Je joue avec sa queue que je finis par retirer, je la pose au sol, la retourne et l’encule. Je la saisie par les épaules et m’active rapidement en elle, je grogne et pousse des petits cris comme un animal. 

Je vais tellement vite que ses gémissements et les bruits de nos corps se font entendre. Nous jouissons ensemble dans un long râle. Nous gardons la position quelques secondes ensuite, je me retire et récupère les clés pour ouvrir la porte. Je la laisse passer, je prends les affaires et rentre à mon tour. Je ferme derrière moi. Elle va directement à la chambre et moi à la cuisine ranger les restes de pizzas. Je la retrouve sous la douche en train de prendre une douche chaude, j’en conclus qu’elle doit avoir mal. Je prends la douche avec elle. On se brosse, on s’essuie, je fais le lit et elle se couche. Moi aussi, je suis fatigué, elle m’a sérieusement vidé. Néanmoins j’entreprends de lui faire un massage sur tout le corps. Quand je me couche, il est vingt-deux heures, elle grimpe sur moi et s’en dort sur ma poitrine (…)

**Winnie Fleur Ella**

J’ouvre les yeux et je m’étire sur le lit. Je ressens des picotements dans mes fesses et mon sexe, je me rappelle que l’enfant-là ne m’a pas ménagée ce week-end. Heureusement qu’il m’a quand même massée la nuit d’hier, sinon je ne sais pas comment j’allais me lever aujourd’hui.

Je me tourne pour le voir mais je suis toute seule sur le lit. Je me redresse et descends. J’ai du mal à marcher, je serre les dents. Je récupère mon téléphone pour voir l’heure : six heures quarante-cinq. J’ai des messages des filles disant qu’on doit se voir aujourd’hui au centre, elles ont envoyé ça la veille.

Ma batterie est quasiment à plat, alors je cherche le chargeur dans mon sac pour le mettre en charge. Je vais ensuite me laver et c’est à mon retour de la douche que je vois ma tenue posée sur un cintre, repassée ; il a même repassé mon slip en plus de l’avoir lavé la veille. L’enfant là est tellement attentionné et prévenant qu’il peut te faire rêver jusqu’à penser que c’est l’homme idéal, et puis tu as toutes ces choses qu’il dit ou qu’il fait qui peuvent te rendre complètement folle.

Je les prends et les porte. Je fouille pour trouver ma carte d’élève ainsi que le papier contenant mon numéro du bac. Je regarde aussi les douze mille que j’avais dans mon sac en partant du centre : tout est là. J’ai de quoi prendre le taxi et même faire les copies pour déposer à la légalisation. Là où j’ai du mal à marcher, je ne sais même pas comment je vais faire.

Je porte les bijoux qu’il m’a offerts avec un sourire sur les lèvres. Quand je termine, je passe devant le miroir. Je me sens fatiguée mais j’ai tout de même bonne mine, j’ai eu un bon sommeil cette nuit. Je soulève mes tresses pour voir si le chignon m’irait bien, c’est le cas. Je récupère l’élastique que je garde toujours dans mon sac et j’attache. Je me regarde dans tous les sens et je sors au salon.

Je m’apprête à prononcer son nom quand j’entends une voix plus grave que la sienne dehors ; lui-même aussi est là, il parle avec le monsieur qu’il finit par appeler papa. Je retourne rapidement dans la chambre pour ne pas me faire voir. Je m’assois sur le lit, j’attends. Vingt minutes passent ainsi et il vient me trouver.

— Tu es prête ? demande Calvin.

— Oui, c’est toi que j’attendais, réponds-je.

— Ok. On y va.

— Il est parti ?

Il fronce les sourcils.

— Ton père… je vous ai entendu parler tout à l’heure.

Il arque un sourcil.

— Tu as entendu quoi au juste ?

— Rien du tout. J’ai juste entendu deux voix et puis toi disant papa. Je suis rapidement revenue à la chambre pour ne pas qu’il me voie.

Il me regarde un moment.

— Il est parti. On peut y aller. N’oublie pas ton téléphone.

Il ressort. Je débranche mon téléphone et le range dans mon sac. Je prends aussi ma chemise et le rejoins au salon.

— Prends l’enveloppe qui est sur la table, dit-il.

Je la prends et sors de la maison. Il sort derrière moi et ferme tout. Il va monter dans le véhicule. Je le regarde, intriguée.

— Tu sors aussi ?

— Je te dépose. Allons-y, bientôt huit heures.

Je monte, il démarre et on s’en va. Il fait escale dans une pâtisserie pour nous prendre des croissants puis continue jusqu’à Quaben. Il me dit qu’il va m’attendre dans le véhicule ; devant ma surprise, il m’explique que je boite légèrement et que ce ne sera pas pratique pour tous mes déplacements. Je le remercie, reconnaissante.

Je rentre dans le lycée où je croise les filles. Elles me demandent si je suis rentrée chez moi depuis le samedi à cause de ma tenue. Quand je leur dis que non, elles me prennent en show, me disant que je suis dangereuse, que sous mes airs de petite fille calme se cache une fille qui fait la vie. Elles racontent le choc qu’elles avaient eu en me voyant débarquer avec cette chemise au club, et comment j’avais fait des préludes à un film pour adulte. Elles me disent qu’elles savaient que Calvin était mon gars mais que, franchement, elles me pensaient toujours vierge et que la relation s’arrêtait seulement aux bisous.

Malgré moi, je ris en pensant intérieurement : si seulement vous saviez tout ce que cet enfant me fait, c’est sûr qu’elles me traiteraient de traînée ou de pute.

Elles continuent à me raconter comment les gars de notre classe disaient qu’ils m’avaient sous-estimée et qu’ils avaient tous confirmé que je n’étais pas une enfant. Elles parlent de mes bijoux et du vin qu’ils avaient bu ce jour-là pour arriver à la conclusion que je gère bien le petit et qu’il me mange dans la main. J’éclate de rire. Calvin Harris Otando ? Me manger dans la main ? Seigneur, les montagnes russes que je vis avec l’enfant là.

On finit par prendre nos documents. Je le rejoins à la voiture avec les filles. Je m’excuse du retard et nous montons. Il nous sert de chauffeur dans tous nos déplacements et vient me déposer au quartier à seize heures, après être passés au restaurant.

— Merci, dis-je, reconnaissante.

Il esquisse un faible sourire. Je lui fais une bise sur la joue et je descends du véhicule en lui disant de me faire signe quand il va arriver. Il acquiesce et s’en va.

Je parle toute seule dans mon cœur : « Seigneur, pourquoi il n’est pas comme ça tous les jours ? Est-ce que je peux considérer que c’est mon gars ? »

La voix de ma mère me sort de ma rêverie.

— Tu viens d’arriver ?

Je me retourne et la regarde arriver à peine.

— Oui. J’étais en train de faire les papiers.

— Ok. Allons à la maison.

En chemin, les gens du quartier me félicitent, et d’autres demandent même à écrire sur ma chemise en disant qu’ils m’ont cherchée. Je mens en disant que j’étais chez un oncle. Ils écrivent, et je pars à la maison.

La première question que me pose ma mère :

— Calvin t’a donné l’argent ?

Je la fixe sans pouvoir lui répondre…


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