CHAPITRE 36 : JE VEUX LES VOIR.
Ecrit par L'UNIVERS DE JOLA
CHAPITRE 36 :JE VEUX LES VOIR
**LUCIA MANGA MFOULA**
Bhernie : (Me caressant le visage)
Stp écris moi pour me donner de vos nouvelles.
Moi : Je le ferai.
Il me serre dans ses bras avant de
descendre au niveau de mon ventre qu'il caresse et embrasse.
Bhernie : Reviens moi vite
champion.
L'enfant se met à bouger dans mon
ventre et il le caresse pendant plusieurs secondes. Lucrèce klaxonne dehors.
Moi : Il faut que j'y aille.
Bhernie : (Peiné) Je sais.
Il s'est redressé et est venu
m'embrasser sur la bouche pendant un moment.
Bhernie : (Collant son front au
mien) Prends soin de vous, je t'aime.
Moi : Je t'aime aussi et prends
également soin de toi.
Bhernie : Je te le promets.
Il me fait un dernier bisou et
décide de me lâcher à contrecœur. Je lui souris faiblement et me retourne pour
aller dehors, il me suit jusqu'à la voiture et m'ouvre la portière avant de
m'aider à m'installer. Lucrèce démarre et nous partons de là pour le 11. J'ai
le cœur serré mais je n'ai pas le choix, il faut que j'y aille.
Moi : (Essayant de faire la
conversation) Tu sais s'ils sont déjà bien arrivés au Ghana ?
Lucrèce : Pas encore. Dans 1h ou un
peu plus ce sera bon.
Moi : Ok. Tu as des nouvelles des
parents de ton père ?
Lucrèce : Il paraît qu'ils sont en
train de se chamailler là-bas non. Hier à l'église papa m'a remis les papiers
des terrains et voitures de même que les clés. Il a dit qu'il va leur laisser
toute la dot, que ce soit l'argent ou la marchandise. Quand je l'ai appelé
après que vous soyez partis de chez Loyd, j'entendais encore les disputes
dessus. Ils n'étaient pas d'accord avec ça et ont souhaité que le boss mette
tout pour partager. Je lui ai dit de ne rien dire et de les laisser parler.
Moi : (Dépassée) Les gens n'ont
jamais fini de m'étonner quoi.
Lucrèce : Mais écoute, le matin-là
c'est Gilles qui m'appelle et me demande les documents des terrains de son
père, j'ai seulement raccroché sans dire quoi que ce soit.
Moi : Des gens qui n'ont même pas
donné 100f ont le courage de se lever pour réclamer la dot ? Même ne fut- ce
que travailler dans l'organisation, rien. Il faut avoir le vampire. Un mariage
même que vous avez essayé de boycotter à tous les niveaux ?
Lucrèce : (Esquissant un faible
sourire) Ils veulent les terrains et les voitures de leur père, je dois leur
donner. Là où je suis, ce sont les vacances là que j'attends comme ça. Quand on
va monter au Ghana avec papa, au retour, il ne va me pas s'arrêter à
Libreville, c'est tout droit Lambaréné. J'ai parlé avec Loyd, il est d'accord.
Je verrai encore le malin qu'ils font en se cachant derrière le boss là.
Moi : C'est mieux. Mais le souci
c'est est ce que papa va accepter ? Il est déjà habitué ici, toute sa vie
c'est ici à Libreville. Il risque de s'ennuyer là-bas.
Lucrèce : J'ai réfléchis à tout ça.
On ne va pas le garder à la maison assis. Ce ne sont pas les activités qui
manquent là-bas. Quand on ira, on ne va pas d'abord lui dire que c'est pour
rester non. On va l'emmener et l'occuper çà et là pour voir ce qui l'intéresse,
une fois qu'on aura trouvé le filon, on va jouer sur ça de sorte à le rendre
indispensable.
Moi : (Amusée) Donc vous voulez le
piéger ?
Lucrèce : En quelque sorte.
Moi : (Riant) Vous êtes grave hein.
Lucrèce : Oui mais c'est pour son
propre bien.
Moi : Maintenant s'il a une petite
ici, vous allez faire comment ?
Lucrèce : On en a parlé avec Loyd
car on a envisagé tout ça. Si la chose est vraiment sérieuse, on verra comment
faire pour faire descendre cette dernière là-bas et même voir si Il n’y a
pas la possibilité de régulariser les
choses entre eux.
Moi : Vous avez vraiment pensé à
tout.
Lucrèce : Oui tata Luce, je suis
fatiguée. Je suis arrivée à un niveau où je ne veux même plus penser à tout ça.
Le mariage est fini non ? Papa va partir de là-bas, ils vont rester avec la
maison là ce n’est pas grave. C'est demain qu'on attend maintenant pour
remettre chaque chose à sa place.
Moi : Ok. Tu étais au Fromager
depuis là ?
Lucrèce : Non. Je vais y aller
après t'avoir laissée.
Moi : Tu vas récupérer les enfants
?
Lucrèce : Non. Ils vont rester
là-bas cette semaine. Je vais même là pour déposer leurs tenues de l'école car
ils sont partis sans ça aujourd'hui.
Moi : Ok.
Lucrèce : (Changeant de sujets) Tu
as déjà réfléchi à comment tu vas dire aux gens que tu as repris la relation
avec Ello ?
Moi : (Soupirant) J'y pense. Mais
nous avons décidé d'attendre après l'accouchement. Nous verrons comment nous
allons nous organiser pour qu'il vienne leur parler.
Lucrèce : Ok.
Moi : Bhernie n'est pas mauvais
Lucrèce. Oui, il m'a fait du mal par le passé mais nous en avons tous fait à un
moment ou à un autre à autrui sans que cela fasse de nous des personnes
foncièrement méchantes. Laisse lui une nouvelle chance je t'en prie.
Lucrèce : (Soupirant) J'ai déjà
accepté ta relation avec lui tata Luce, je ne lui parle certes pas normalement
mais je me suis faite à l'idée. Je n'ai pas dit qu'il était foncièrement
méchant même si ces actes me sont restés en travers de la gorge. Qu'à cela ne
tienne, laisse-moi juste du temps pour pouvoir m'habituer à nouveau à sa
présence.
Moi : Merci.
Nous sommes arrivées à la maison et
elle m'a aidée avec les affaires.
Nous : Bonjour.
Maman : Eh ça c'est la nouvelle
mariée hein ?
Lucrèce est allée lui faire la bise
en souriant.
Lucrèce : Mamie, pardon oh.
Maman : Mais pardon comment ?
N'est-ce pas avant hier qu'on a fait ta dot ?
Lucrèce : Si. Mais bon. Je vais me
considérer comme mariée quand j'aurai tout fini pour me reposer.
Maman : Et c'est quand ?
Lucrèce : En septembre.
Maman : Ah. Loyd a l'argent oh, on
le néglige là pour rien.
On se met à rire.
Maman : Avec tout ce qu'il a
dépensé pour la coutume là, il a encore l'argent pour faire le mariage civil
dans 4 mois ?
Lucrèce : On ne fera pas une grande
cérémonie mamie. Juste un truc comme pour papi Clotaire et ce sera bon.
Maman : Ah, j'espère hein. Vous les
jeunes d'aujourd'hui là vous n'aimez pas les choses simples.
Lucrèce : Moi je veux les choses
simples mamie. La vie c'est pas la cérémonie de mariage, on ne va pas se ruiner
pour ça. Surtout pas après ce qui a été dépensé à cause de la coutume là.
Maman : D'accord. (Me regardant)
Manga ça va ?
Moi : Ça va maman c'est juste le
ventre là qui pèse et je ressens des picotements dans le bas du dos depuis hier
soir.
Maman : Il arrive maintenant. La
semaine-là ne va pas finir sans que tu n'accouches.
Moi : (Silence)
Maman : Le sac des premiers soins
là ne va plus partir à la chambre là-bas et puis ouvrez ça. Tout ce qui lui
appartient doit rester ouvert.
Lucrèce a tout ouvert avant de
ranger le reste à la chambre. Elle est restée avec nous pendant une heure et
elle est partie.
Moi : Papa n'est pas là ?
Maman : Il est sorti avec ses gens.
Tu as mangé ?
Moi : Oui. Je veux seulement les
pommes.
Maman : Hum.
Elle m'a apporté ça et nous sommes
restées à raconter jusqu'à l'arrivée de papa. Ce n'est que quand je suis allée
me reposer dans ma chambre que j'ai pu appeler Bhernie qui m'avait laissé
plusieurs messages.
« Moi : Désolée, j'étais
occupée avec les parents. »
« Bhernie : Je comprends. Je
me suis fait du souci mais bon, ça va maintenant. »
« Moi : Que fais-tu ? »
« Bhernie : Je monte le
berceau de Faveur dans sa chambre. »
Il tourne la caméra pour me montrer
qu'il est effectivement dans la chambre de notre fils. Ces 2 derniers mois nous
en avons discuté et avons acheté du mobilier pour sa chambre. J'ai aussi pris
une part de ses affaires qui étaient chez Lucrèce et nous avons déposé ça chez
moi. Après mon accouchement, je vais toujours rester au 11 jusqu'à la fin de
mon eau chaude. C'est là que Bhernie viendra aussi avec ses parents pour
essayer d'arranger les choses avec les miens. Est-ce que je compte retourner
dans le concubinage ou vivre une vie de fornication ? La réponse est non. Oui
nous avons couché ensemble plusieurs fois ces 2 derniers mois mais c'était des
temps pour essayer de nous retrouver afin de mettre les choses à plat. Nous en
avons parlé et avons été clairs là-dessus. Mon retour chez mes parents allait
être une sorte de nouveau départ sur toute la ligne. Il viendra pour s'excuser,
pour rompre l'autel et demander la possibilité de m'avoir à nouveau chez lui en
faisant la dot. Nous avons 3 mois pour mettre ça en place. Ce ne sera pas
facile mais je crois et je prie que Dieu nous facilite la tâche.
« Bhernie : Je vais aussi déjà
installer les meubles et ranger ses affaires à l'intérieur. »
« Moi : Tu t'en sortiras tout
seul ? »
« Bhernie : Tu seras là pour
me guider. »
« Moi : Maintenant ? »
« Bhernie : Oui. Autant que tu
le pourras et si t'es fatiguée, tu me diras et nous allons prier pour que tu
puisses dormir. Puis nous allons reprendre après le boulot demain soir. »
« Moi : D'accord. »
Je l'ai regardé faire et nous avons
continué pendant plusieurs heures. Au bout d'un moment, j'ai entendu ma porte
se fermer derrière moi comme si quelqu'un y était rentré mais quand j'ai
vérifié, il n'y avait personne. J'ai essayé de lutter mais on a finalement prié
à 22h puis je me suis endormie (...)
Maman : (Posant sa tasse sur la
table) Quand comptes-tu nous dire que tu as recommencé la relation avec Ello ?
Mon cœur a raté un battement dans
ma poitrine et j'ai renversé ma tasse de lait sur la table tellement je ne m'y
attendais pas.
Moi : (Silence)
Maman s'est levée et est partie
prendre le chiffon pour venir essuyer me laissant avec papa qui prenait son
café comme s'il n'avait pas entendu la question. Maman est revenue s'asseoir et
je ne savais pas où me mettre.
Maman : Je t'ai posé une question
Lucia.
Moi : (Tremblante) Je, je ne.
Maman : Ce n'est pas la peine de te
stresser pour rien. Je t'ai posé une simple question.
Moi : (Silence)
Maman : Quand tu vas avec lui
manger dans les restaurants, vous allez à l'hôpital ou faire la layette, tu
penses que vous êtes trop cachés ?
Moi : (Silence)
Maman : Ou alors c'est quand vous
venez à l'église ensemble dimanche qu'on ne vous voit pas ?
Moi : (Silence)
Maman : N'est-ce-pas tu es
retournée faire les séjours dans votre maison ?
Moi : (Tête baissée)
Maman : Je veux voir l'enfant là à
17h devant mon portail avec toute sa famille. Si non, tu lui diras que le jour
où il s'approchera encore de toi ou de cet enfant dans ton ventre, c'est que ce
sera le dernier de sa vie.
Elle s'est levée et a quitté la
table. Papa a continué à manger avant lui aussi de se lever et partir. Je suis
restée là avec la gorge sèche et le cœur battant toujours vite dans ma
poitrine. J'ai fait un effort pour débarrasser la table avant de me rendre dans
ma chambre où j'ai pris mon téléphone et j'ai appelé Ciel qui doit déjà être au
boulot vu qu'il est 9h. Il a décroché.
« Bhernie : Oui
Lumière. »
« Moi : Je te dérange ? »
« Bhernie : Non. Je travaille
sur un dossier mais rien d'urgent. »
« Moi : Ok. Je voulais juste
te dire que mes parents savent pour nous. »
« Bhernie : Qu'as-tu dit
? »
« Moi : Mes parents sont au
courant pour nous 2. »
« Bhernie : Comment ils ont su
? »
Je lui explique ce qui s'est passé
tout à l'heure à table et il reste bouche fermée.
« Moi : Et maman a demandé que
ta famille et toi soyez devant le portail aujourd'hui à 17h. Sinon, tu ne nous
verras plus l'enfant et moi. »
« Bhernie : Tu as dit 17h
? »
« Moi : Oui. »
« Bhernie : Ok. »
« Moi : Vous viendrez ? »
« Bhernie : Nous serons
là. »
« Moi : Ok. Je vais te
laisser, c'était ce que je voulais te dire. »
« Bhernie : Ok. Je
t'aime. »
« Moi : Je t'aime
aussi. »
Clic ! J'ai raccroché et je suis
retournée au salon, ils étaient tous les deux en train de regarder la
télévision.
Moi : (Triturant mon haut) Je, j'ai
parlé avec Bhernie et il a dit qu'ils seront là.
Maman : (Sans me regarder) Ok.
J'espère que tu as pris tes médicaments.
Moi : Pas encore.
Maman : Vas-y.
Je suis allée prendre les
médicaments et je suis venue m'asseoir. J'ai fait un message à Lucrèce pour lui
dire ce qui se passe et elle m'a dit qu'elle va venir à la maison ce soir. Non,
elle n'a pas eu de congés pour la lune de miel. Elle a juste demandé 2 jours,
le vendredi et le lundi. Ce matin donc, elle est retournée au boulot. La
journée s'est passée sans encombre et autour de 15h, j'ai vu ya Reine venir à
la maison alors que j'étais assise à la terrasse. Elle est descendue et est
venue me faire la bise.
Ya Reine : Il se passe quoi chez
vous ?
Moi : Je ne comprends pas.
Ya Reine : Maman m'a appelée pour
me dire de passer ici après le boulot.
Moi : Je vois.
Quelqu'un a klaxonné au portail et
celui-ci s'est ouvert sur la voiture de ya Arsène.
Ya Reine : Voilà même Arsène aussi.
Je suis sûr que ça doit être maman qui l'a appelé.
Moi : (Silence)
Il est arrivé jusqu'à nous.
Arsène : Bonsoir.
Nous : Bonsoir.
Arsène : Maman est où ?
Moi : Dans sa chambre.
Ya Reine : Elle t'a aussi appelé ?
Ya Arsène : Oui.
Ya Reine : Ah.
Maman : (Sortant de la maison) Vous
êtes déjà là ?
Eux : Oui.
Ils se sont fait des bises.
Maman : On attend votre père qui
est allée chercher votre tante au 18.
Ya Reine : Il y a un
problème ?
Maman : Vous le saurez tout à
l'heure.
Elle est retournée dans la maison
et ils m'ont regardée.
Ya Reine : Lucia ya quoi ?
Moi : (Petite voix) Maman a
convoqué les parents de Bhernie ici aujourd'hui.
Ya Reine : Ah.
Ya Arsène est rentré dans la maison
et quelqu'un a klaxonné.
Ya Reine : (S'asseyant à côté de
moi en posant son sac sur la table) Elle les a convoqués pourquoi ?
Moi : Parce que Bhernie est au
courant pour la grossesse et (diminuant le volume de ma voix) on a repris la
relation.
Lucrèce : Bonjour.
Ya Reine : (Me regardant toujours)
Hum bonjour.
Elle nous a fait les bises.
Ya Reine : (À Lucrèce) Ton père et
ta grand-mère sont à l'intérieur.
Elle est rentrée.
Ya Reine : Je ne sais même pas
pourquoi cela ne m'étonne pas. Si tu avais même gaspillé le mariage qui était à
la porte pour Ello, est-ce que le reste pouvait manquer ?
Moi : (Silence)
Ya Reine : En tout cas. Si toi-même
ça te plaît de te faire souffrir, nous autres allons dire quoi ? C'est bien,
félicitations. Tu seras quoi, sa deuxième femme ?
Moi : (Silence)
Quelqu'un a à nouveau klaxonné au
portail et cette fois-ci papa est rentré suivi de près par son oncle. Quand ils
sont descendus, je me suis rendue compte que c'était toutes les personnes qui
étaient à mes fiançailles avec Viclaire qui sont là. Ils sont venus nous saluer
et sont rentrés à la maison, ya Reine les a suivis.
Maman : Lucia ?
Moi : Maman.
Je me suis levée et je suis rentrée
dans la maison. J'ai pu voir les regards de surprises sur certains visages en
me voyant bien enceinte. Apparemment ils n'avaient pas fait attention à mon
ventre tout à l'heure.
Tantine Sylvie : Lucia est enceinte
?
Maman : Comme tu peux le voir. (À
moi) Assieds-toi.
Je me suis exécutée.
Papa : Je tiens d'abord à vous
remercier d'être venus aussi vite après vos boulots respectifs et ce d'autant
plus que nous sommes en milieu de semaine. Si j'ai tenu à vous voir et que j'ai
dit à Patricia de vous appeler, c'est pour parler par rapport au cas de Lucia
ici devant nous.
Nous : (Silence)
Papa : Comme vous le savez tous,
Lucia s'est fiancée très tôt ici à un jeune homme que nous apprécions tous et
nous avions pris comme notre propre enfant en raison de son sérieux et de
l'attitude qu'il nous a montrés à tous. Je ne pense pas qu'il y ait un membre
de cette famille qui ne connaisse pas Bhernie. Cette relation s'est achevée il
y a 4 ans quand nous avions appris que ce dernier avait pris une deuxième femme
parce que Lucia n'arrivait pas à lui faire des enfants. Problème qui avait été
causé à la suite d'un avortement qu'elle avait pratiqué à sa demande et qui lui
avait fait perdre ses 2 trompes en la rendant ainsi stérile. Lucia était partie
de sa maison et ce problème est resté sans suite jusqu'à aujourd'hui. Il y a
quelques mois, nous avons dû annuler le mariage de cette même Lucia avec le
jeune Viclaire qui était venu se présenter ici avec sa famille. La raison de
cette annulation, la voici (me pointant) Nous avons découvert que Lucia était
enceinte. Enceinte non pas de son fiancé mais de Bhernie. Ce même Bhernie qui
était l'avait laissée dans leur maison pour aller faire des enfants à une autre
après l'avoir abandonnée. Ce même Bhernie qui n'a pas été capable de venir nous
voir pour nous dire qu'il ne voulait plus de notre enfant et est allé tout
bonnement prendre une deuxième femme sans aucun égard pour qui que ce soit. La
voilà aujourd'hui à terme et planifiant sa vie avec le même Bhernie qui l'avait
abandonnée autrefois. Avons-nous parlé à Lucia pour lui exprimer le fait que
nous ne voulions plus la voir avec ce garçon ? La réponse, nous la connaissons,
pourtant cela ne l'a pas empêché de retourner chez lui ni de vouloir retourner
dans sa maison. Je vous ai appelés ce soir parce que j'ai convoqué ce garçon et
sa famille ici pour que les choses soient mises au clair pour tout le monde.
Un grand tonnerre a grondé dehors
et les secondes d'après une forte pluie a commencé à tomber. Ça c'est quelle
pluie qui tombe subitement comme ça ?
Ya Reine : Avec la pluie là est-ce
qu'ils viendront encore ?
Maman : Il est quelle heure ?
Lucrèce : 17h00.
Tonton Demba : (Cognant à la porte)
Papa : Oui Demba.
Tonton Demba : Il y a Bhernie qui
est au portail avec sa famille.
Ya Reine : Ah, il est quand même
venu hein…