CHAPITRE 38 : ACCOUCHEMENT
Ecrit par L'UNIVERS DE JOLA
**JÉRÔME OGOULINGUENDÉ**
Ariane : (Se plaignant de lourdeur)
Ah Seigneur, heureusement que c'est le dernier, plus jamais.
Moi : (Silence)
Ariane : Ah Dieu, qui m'avait même
envoyée ? C'était d'abord pour prouver quoi à qui ? J'avais quoi même dans la
tête quand j'avais accepté de faire cet enfant ?
Moi : (Silence)
Ariane : (Se levant avec son gros
ventre pour venir s'arrêter devant moi) Le passage monsieur.
Je la regarde et regarde derrière
elle pour voir tout l'espace qu'elle a laissé là-bas pour passer aisément et
c'est le petit espace où j'ai mis mes pieds qu'elle a décidé d'emprunter. Si ça
là ce n'est pas la provocation, c'est quoi ? Je choisis de ne pas rentrer dans
son jeu et me redresse avant d'enlever mes pieds. Elle piaffe et me bouscule
expressément pendant qu'elle passe, je ne dis rien. C'est le mood dans lequel
nous sommes depuis deux semaines maintenant qu'elle a dépassé le terme de sa
grossesse. C'est la première fois qu'elle le fait et elle est sur les nerfs,
surtout parce qu'elle voulait déclencher la grossesse mais sa mère a refusé en
disant que l'enfant devait sortir le jour que le Seigneur avait décidé et
qu'elle avait prié afin que personne ne le sorte de là avant son temps. Elle
met sa frustration sur tout le monde et mes enfants et moi faisons les frais de
cette situation.
Elle rentre dans le couloir.
Ariane : (Criant) Ogoulinguendé, je
ne t'ai pas demandé de ranger ta chambre ce matin ?
Chloé : Je suis en train de le
faire maman, je plie mon linge.
Ariane : Depuis le matin tu plies
ça ne finit pas ? Le linge là c'est quoi ? Une cantine ou un magasin ?
Chloé : (Silence)
Ariane : Ce n'est pas dans ma
maison que tu vas faire ta princesse à me prendre toute une journée pour faire
une petite tâche. Si c'est comme ça que ton père vous a habitués, ce n'est pas
chez moi. Quand je vais repasser ici si je trouve encore cette chambre dans cet
état tu vas me sentir.
Clap ! C'est le bruit de la porte
qu'elle a claqué.
Ariane : (1 minute après, cognant à
la porte d'une chambre) Attends Ogoulinguendé je ne t'ai pas dit de ne plus me
fermer cette chambre à clé ? C'est la maison que ton père a construite ? Viens
rapidement m'ouvrir cette porte si tu ne veux pas que je la casse.
J'ai entendu le bruit d'une porte
qui s'ouvrait.
Ariane : Tu fermes cette porte par
rapport à quoi ?
Anselme : Je voulais seulement me
reposer maman.
Ariane : Pour te reposer tu as
besoin de fermer la porte à clé ? Et tu te reposes que tu as d'abord fait quel
travail dans cette maison depuis que tu t'es réveillé ? C'est quoi ?
Anselme : (Silence)
Ariane : Tu as rangé ta chambre ?
Anselme : Oui.
Ariane : Tu as arrangé ça à quelle
heure ?
Anselme : Le matin quand je me suis
réveillé.
Ariane : Quitte devant moi je vais
vérifier.
Il y a un petit moment de silence
puis elle reprend.
Ariane : Tu as arrangé et la
douche-là qui lave ? Tes grands-pères eh ou les miens ?
Anselme : (Silence)
Ariane : Passe rapidement pour me
nettoyer la douche là. Monsieur dort, non j'ai fini de travailler donc je me
repose. Tu ne veux pas aussi que je vienne te servir à boire et à manger ?
N'importe quoi. Si je repasse ici et que la douche là est encore dans cet état,
le repos là sera éternel. Tchrrr.
J'entends une porte qu'on claque.
Ariane : (1 minutes après criant)
Je dis hein Ogouliguendé je suis ta ménagère ?
Silence.
Ariane : (Hurlant) Jérôme ?
Je soupire en fermant les yeux,
quel calvaire ! Moi-même je confirme que c'est la dernière fois que j'enceinte
cette femme, plus jamais.
Ariane : (Venant me trouver avec
mes chaussettes et mon débardeur qu'elle tient par les bouts de ses doigts) Tu
ne connais pas la buanderie ? Tu es infirme ou estropié pour qu'à chaque fois
tes conneries traînent à la chambre ?
Moi : (Silence)
Ariane : C'est quoi ? Donc toute ma
vie je vais répéter les mêmes choses ? On ne peut pas te parler une fois et tu
écoutes ?
Moi : (Silence)
Ariane : Je travaille pour toi ou
je suis ta ménagère ? Donc je dois m'occuper de tes enfants et toi-même aussi
tu viens te mettre dedans ? C'est quoi ? Je suis quoi ? Votre esclave ?
(Balançant les choses sur moi) Un jour je vais partir d'ici pour ne plus
revenir et vous allez me chercher ici tes enfants et toi sans me trouver.
Elle tourne les talons et fait
quelques pas puis elle revient m'arracher les articles pour retourner avec en
murmurant des choses inaudibles. Je compte mentalement jusqu'à 20 et je
l'entends pleurer dans la chambre en disant que personne ne la soutient dans
cette maison et qu'elle est toute seule. Je soupire et je me lève pour la
rejoindre. Je viens m'asseoir derrière elle en lui faisant un câlin de dos.
Moi : (Doux) Bébé excuse -nous. Je
sais que les enfants et moi ne sommes pas faciles, et que tu es précieuse pour
nous car sans toi dans nos vies et dans cette maison, nous serions perdus. Bébé
tu sais que tu es notre monde, notre tout n'est-ce pas ?
Ariane : (Reniflant)
Moi : Après Dieu dans cette maison,
c'est toi et tu le sais. Je te promets que nous allons faire plus d'efforts
pour te soutenir.
Ariane : (Reniflant) C'est vrai ?
Moi : C'est vrai. Dis-moi ce que tu
veux et je le ferai.
Ariane : Je veux que tu me prennes
dans tes bras et que tu me berces.
Moi : D'accord.
Ariane : Mais je veux d'abord un
massage.
Moi : Des épaules ou du dos?
Ariane : Les deux.
Moi : Ok.
Je lui masse les épaules
délicatement avant de le faire avec son dos. Comme elle avait un petit haut, je
le lui retire et je m'applique, elle pousse des petits gémissements de
satisfaction qui malgré moi m'excitent. Je continue à la masser mais j'accompagne
cela des petits bisous dans le cou. Je laisse son dos pour son ventre que je
caresse avant de remonter vers ses seins que je malaxe avec douceur, ils ont
pris du volume et semblent être prêts à nourrir notre fils qui ne tardera plus
à se faire voir. Je ressens un mélange de bonheur et une légère pointe
d'aigreur quand je pense que je ne pourrai plus toucher sa poitrine sur les 12
prochains mois à venir. Pendant que j'y pense, je me dis que je devrais
profiter car c'est peut-être le dernier jour. Fort de cette pensée, je me
décale et vais prendre ses seins en bouche. Elle soupire d'aise et me caresse
la tête. Je fais glisser ma main que je rentre dans son pagne pour aller
chercher son sexe. Elle écarte légèrement les jambes pour me donner accès et
comme elle ne porte plus de sous-vêtements quand nous sommes à la maison, j'y
accède facilement. J'insère 1 puis un 2e doigt qui entrent comme un couteau
dans du beurre. Je la doigte pendant un moment puis je la fais coucher sur le
côté, je retire mes vêtements et je la pénètre lentement en cuillère tout en
mordillant son épaule et caressant son ventre. Elle gémit de plaisir et je
m'active lentement en elle.
Ariane : Oui bébé, j'aime ce que tu
me fais, ne t'arrête pas stp.
Moi : (Ressentant du plaisir) Non
bébé, je ne le ferai pas.
Je continue mon va et vient jusqu'à
ce que je me sente venir, j'accélère légèrement le rythme qui l'a fait jouir
quelques secondes avant moi et je la suis en la serrant fortement dans mes
bras. Elle tourne la tête dans ma direction et je l'embrasse jusqu'à ce que
nous reprenons nos esprits.
Moi : (Entre ses lèvres) Je t'aime
Aria.
Ariane : (Souriante) Je t'aime
aussi J et j'aime nos enfants.
Moi : (Répondant à son sourire en
caressant son ventre) Je le sais. Les enfants t'adorent même si tu leur cries
dessus de temps en temps.
Elle rit et je reprends à
l'embrasser jusqu'à ce que le sommeil nous emporte tous les 2. Je suis le
premier à me réveiller et je vais prendre ma douche en faisant le moins de
bruit possible. Quand je finis, je remets mes vêtements et sors de la chambre, Ariane
est toujours endormie. Oui, ces derniers temps, elle dort profondément en
journée et très peu dans la nuit, surtout si on a eu des rapports avant qu'elle
ne le fasse. En ce qui concerne le sexe, nous avons repris à être intimes à peu
près un mois après ce qui s'était passé avec l'autre cinglée. Comme elle se
plaignait du fait que je ne la touchais plus, nous sommes allés parler avec son
médecin qui a dit que nous pouvions le faire, il n'y avait pas de problème. Le
jour même en rentrant, nous avions repris les activités et il faut le dire,
cela m'avait manqué. Ça faisait près de 4 mois que nous n'avions plus eu des
rapports et que je pratiquais l'abstinence vu que je n'avais plus personne en
vue. Oui j'avais mis fin à ma relation avec Pulchérie, le jour même où j'étais
parti de chez Ariane après le séminaire. Ce programme avait bousculé plusieurs
choses en moi et j'avais véritablement pris la décision de mettre de l'ordre
dans ma vie. Dans celle-ci, Pulchérie n'avait aucune place, c'était une
évidence alors il fallait vraiment que je la retire. Pour Ariane aussi c'était
une autre évidence, je l'aimais toujours et dans mes projections, elle figurait
toujours dans le tableau. Le seul souci que j'avais avec elle était que je ne
lui faisais plus confiance et j'avais besoin de savoir pourquoi elle était
allée voir ailleurs. Nous avions besoin de reparler de ce qui s'était passé et
revenir sur le sujet pour pouvoir aller de l'avant, par la grâce de Dieu nous
l'avons fait et aujourd'hui nous marchons sur de nouvelles bases. J'ai compris
ses craintes et nous travaillons dessus tous les deux. Pour en revenir à
Pulchérie, j'étais rentré à la maison et je l'avais trouvée endormie dans la
chambre. Je m'étais assis pour l'observer et elle s'était réveillée une 20aine
de minutes après.
Pulchérie : (Surprise) Jérôme ?
Qu'est-ce que tu fais là ? Tu m'as fait peur.
Moi : Je suis désolé, ce n'était
pas mon intention.
Pulchérie : (Se levant) Tu es là
depuis ?
Moi : Près d'une demie heure.
Pulchérie : Ça a été le séminaire ?
Moi : Oui. Tu travailles ce matin ?
Pulchérie : Oui.
Moi : Ok. Ce soir, j'aimerai qu'on
parle tous les deux.
Pulchérie : Il y a un problème ?
Moi : Tu le sauras ce soir, pour
l'instant, allons au travail.
Elle m'avait regardé avec
insistance mais n'avait rien ajouté. J'étais allé me changer et je l'avais
attendue pour la déposer à son travail. Cela l'avait même surprise car depuis
que nous étions ensemble, je l'avais déposée peut-être une ou deux fois et là
même c'était des cas d'urgence après beaucoup d'insistance de sa part. Ce jour,
c’était moi qui lui avais proposé de l'y emmener. Le soir, je l'avais fait
asseoir et elle m'avait regardé.
Pulchérie : Qu'est-ce qu'il y a ?
Moi : Il y a que je veux qu'on
parle de ce qui se passe entre nous 2 Pulchérie. En fait, je n'ai pas été
honnête avec toi. Enfin, depuis quelque temps.
Pulchérie : (Silence)
Moi : Lorsque je t'ai dit que je
suivais une formation spéciale et que je devais dormir dans un camp, ce n'était
pas la vérité, le truc c'est que je passais mes nuits chez Ariane parce qu'elle
est de nouveau enceinte…de moi.
Elle se met à rire nerveusement.
Pulchérie : C'est une blague ?
Moi : Non.
Pulchérie : (Se levant brusquement)
Non Jérôme ? Tu oses me dire non ?
Moi: (Silence)
Pulchérie : (Posant sa main sur son
front et riant amèrement) Ah Seigneur, j'aurais dû m'en douter que tu te
fichais de moi quand j'ai vu toutes les factures des choses que tu lui as
achetées dans ta voiture. Une maison de 250000 chaque mois, les factures du
courant, eau, internet et câbles. Je me suis dit que ce n'était rien, c'était à
cause de ses enfants qu'il le faisait. Tu lui as acheté une voiture, j'ai
toujours essayé de me convaincre que ce n'était rien puis un téléphone
portable. Quel genre de personne fait ça à une femme avec laquelle il n'y a
plus rien ? Lequel ?
Moi : (Silence)
Pulchérie : Tu m'as pris la tête
ici parce que j'avais fait une minable réflexion sur elle donc la vérité était
que tu me trompais avec elle au point de lui faire un autre enfant ? Enfant que
je t'ai supplié de me donner ici et pour lequel tu m'as dit que tu ne voulais
pas en avoir sans être marié Jérôme ?
Moi : (Silence)
Pulchérie : (Pleurant) Je t'ai fait
quoi au juste ?
Moi : Tu ne m'as rien fait et ce
n'est pas contre toi Pulchérie. C'est juste qu'elle est la mère de mes enfants
et qu'à la vérité, je n'ai jamais pu l'oublier. Je n'ai jamais pu envisager ma
vie avec une autre femme qu'elle.
Pulchérie : (Essuyant ses larmes du
revers de la main) Tu sais quoi ? Tu es le plus grand connard qui puisse
exister et j'espère de tout cœur qu'elle te trompera à nouveau comme elle
l'avait fait autrefois.
Moi : (Silence)
Elle était partie dans la chambre
récupérer ses affaires et avant de sortir de là s'était mise à casser des
appareils dans ma chambre pour essayer de m'énerver mais j'avais pris sur moi
pour ne pas le faire.
Moi : (La regardant) Pulchérie
rentre chez toi tranquillement stp. On n'est pas obligé d'en arriver là.
Elle avait jeté la veilleuse devant
moi avant de prendre ses 2 trolley et sortir de la maison où elle avait voulu
casser d'autres choses mais je l'en avais empêchée et escortée jusqu'à la
porte. Ayant refusé de me remettre mes clés, j'avais fait changer de serrure le
même jour et j'avais dit au gardien qu'il ne devait plus la laisser rentrer à
la maison. Je n'étais pas fier de moi mais bon, il fallait que je sois sincère
avec elle et mette véritablement fin à tout cela. Je n'étais pas fixé sur le
cas d'Ariane encore mais au moins j'avais mis les choses en ordre de tous les
côtés.
Anselme : (Me sortant de mes
souvenirs) C'est quand que maman elle accouche déjà ?
Moi : Pourquoi cette question ?
Anselme : Parce que nous sommes
fatigués avec Zoé de la voir se fâcher pour rien.
Moi : (Silence)
Anselme : Elle n'arrête pas de
crier et ça nous fatigue. On sait que c'est à cause de la grossesse parce
qu'avant elle n'était pas comme ça.
Moi : Je connais mon grand et ne
t'inquiète pas, elle accouchera bientôt.
Anselme : Et puis avec Chloé nous
avons dit que c'est le dernier bébé, on n'en veut plus.
Je souris grandement car je
comprends que les enfants sont réellement à bout.
Moi : (Le taquinant) Et si nous en
voulons encore?
Anselme : Je pars rester chez mamie
jusqu'à ce que ça finisse.
J'éclate de rire, celle-là je ne
m'y attendais pas.
Moi : Tu vas partir de la maison ?
Anselme : Oui. Avec Chloé nous
l'avons décidé.
Moi : (Amusé)Et donc vous en avez
même fait une concertation ?
Anselme : Oui.
Moi : Je vois. En tout cas,
l'avenir nous le dira.
Je lui caresse la tête et le tire
vers moi pour un câlin, je réalise que mon fils grandit de plus en plus et
qu'il sera bientôt adolescent. Cela me renforce dans l'idée de mieux faire les
choses, je ne veux pas constituer un mauvais exemple pour lui.
Nous avons passé le reste de
l'après-midi ensemble et je me suis occupé d'eux jusqu'au réveil de leur mère.
Ariane : Pourquoi vous m'avez
laissée dormir autant ?
Moi : Tu avais besoin de repos et
Je m'arrête pour la regarder car il
y a de l'eau qui coule entre ses jambes.
Chloé : Maman pourquoi tu pisses
debout ?
Ariane : Hein ?
Elle regarde entre ses jambes et
voit effectivement que c'est le cas, elle lève la tête et me regarde.
Moi : Va t'apprêter, je m'occupe de
ça.
Elle recule de sorte à ne pas
traverser cette eau. Légende ou fait réel, il est dit que la femme enceinte ne
doit jamais traverser son eau de couche sinon l'accouchement sera pénible. La
première fois avec Anselme, elle ne l'avait pas fait car sa mère était à ses
côtés pour y veiller. Cet accouchement avait été sans grande difficulté. Pour
Chloé, étant tous les deux et dans la panique, nous n'avons pas respecté et cet
accouchement était un rodéo. Je ne saurai infirmer ou confirmer ce fait mais
nous ne voulons pas prendre de risques. Elle est partie à la chambre et j'ai
sorti mon téléphone pour appeler sa mère, elle m'a dit qu'elle nous rejoindra à
l'hôpital. J'ai pris la serpillère et j'ai nettoyé en envoyant les enfants
prendre leurs sacs et d'aller dans la voiture. Après le nettoyage, j'ai mis les
sacs dans la voiture et je suis allé voir où elle en était.
Moi : C'est bon?
Ariane : (Assise sur le lit) Oui,
tu as appelé ma mère ?
Moi : Oui, elle va nous trouver à
l'hôpital.
Ariane : On fait comment pour les
enfants ?
Moi : On va les déposer chez mes
parents avant d'y aller si tu penses que tu pourras tenir.
Ariane : Oui ça va aller.
Moi : Ok, on y va.
Elle s'est levée et je l'ai aidée à
aller jusqu'à la voiture. Nous sommes montés et j'ai démarré. Ce n'est pas
notre première grossesse donc nous sommes plus ou moins aguerris sur la
situation, c'est pour ça que je ne panique pas. Même si ce n'est pas toujours
le cas, je sais par exemple que ce n'est pas parce qu'une femme a perdu les
eaux que l'enfant va sortir dans l'immédiat. Il peut y avoir des heures entre
les deux. Avec la grossesse d'Anselme, il y avait 3h de temps et Chloé 5h. Elle
n'a pas encore crié de douleur donc c'est gérable. Nous sommes arrivés chez mes
parents 20 minutes après et je suis descendu avec eux pour aller sonner au
portail.
Maman : (Après nous avoir vus)
C'est comment ?
Moi : Le travail a commencé.
Maman : Elle est où ?
Moi : Dans la voiture.
Maman : Ok. On va vous suivre.
Moi : Ok.
Je suis retourné et de là nous
sommes partis à l'hôpital. 10 minutes après, nous étions à la clinique et avons
été reçus par son médecin qu'elle a appelé en partant de la maison.
Elle : Ça va ?
Ariane : (Tenant son dos) J'ai déjà
mal.
Elle : (À moi) Remplissez les
formalités et rejoignez-nous.
Moi : D'accord.
Elle est partie avec Ariane et j'ai
rempli la paperasse. Sa mère est venue me trouver là.
Maman Julienne : C'est comment
là-bas mon fils ?
Moi : Bonsoir maman, nous venons
d'arriver et Ariane est partie avec son médecin.
Maman Julienne : Elle criait ?
Moi : Non. Je suis en train d'aller
les rejoindre pour voir ce qu'il en est.
Maman Julienne : Ok.
Je suis partie et j'ai trouvé
Ariane en salle de travail, le médecin m'a dit qu'elle est à 8 doigts.
Moi : (À Ariane) Ça va bébé ?
Ariane : (Grimaçant) Oui. Maman est
arrivée ?
Moi : Oui, elle est à l'accueil.
Ariane : Ok. (Grimaçant) Tu, tu
n'as plus prié, tu as dit que tu devais le faire avant mon accouchement.
Moi : C'est vrai.
Je me suis avancé et j'ai pris sa
main dans la mienne puis j'ai prié pour elle et le bébé. Dès que j'ai dit
‘’Amen'’, elle a poussé un cri.
L'infirmière : Le bébé arrive.
Le médecin est venu dans la salle
avec 2 autres infirmières et elles se sont positionnées autour d'Ariane pendant
que j'étais légèrement en retrait en train de l'encourager. 20 minutes plus
tard, le petit a poussé un cri après sa sortie et on l'a déposé sur le ventre
d'Ariane qui pleurait de joie.
Ariane : (Me regardant) Ton
homonyme est là J.
Je me suis avancé pour mieux le
voir, ému par sa venue.
Le médecin : Laissez-nous le
nettoyer et vous pourrez le prendre.
Moi : D'accord.
Ils l'ont pris, l'ont nettoyé,
vérifié que tout allait bien et l'ont pesé avant de me le mettre sur la
poitrine après m'avoir fait nettoyer les mains et retirer mon haut. Je me suis
mis à sourire en regardant son petit visage encore froissé et tout rouge. Cet
enfant, je l'ai réellement voulu. Contrairement à ses frères qui sont rentrés
dans le feu de l'action sans réelle planification, celui-ci je l'ai désiré et
planifié à tous les niveaux. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que j'ai décidé
d'en faire mon homonyme. J'ai dit merci à Dieu dans mon cœur.
L'infirmière : Nous devons
maintenant le vêtir.
Moi : Allez-y. (À lui) À tout à
l'heure mon grand.
Elle l'a pris et on m'a fait sortir
de la pièce. J'ai rejoint la mère d'Ariane que j'ai trouvée avec mes parents.
Eux : Alors ?
Moi : (Grand sourire) Vous pouvez
me féliciter, j'ai fait un grand garçon.
C'est la mère d'Ariane qui m'a
d'abord fait un câlin puis ma mère et mon père m'a fait une accolade. J'ai
ensuite appelé Lucrèce avant de mettre l'info dans le groupe des garçons. Il
est 19h et ils m'ont tous dit qu'ils arrivaient nous voir même si c'est
seulement pour 30 minutes. Ils sont arrivés les uns à la suite des autres pour
nous voir et Lucrèce est arrivée en dernier car elle a dû aller récupérer Lucia
qui a tenu à venir. Ariane et le bébé avaient déjà été transférés dans une
autre salle.
Lucia : (Souriante) Collègue tu
m'as laissée hein ?
Ariane : (Souriante) Fais vite tu
viens me rejoindre.
Lucia : D'accord, je ne vais pas
Elle s'est arrêtée pour nous
regarder comme une statue.
Lucrèce : Qu'est-ce qu'il y a tata
Luce ?
Elle a baissé la tête pour regarder
ses pieds et la minute d'après, elle a perdu les eaux.
Marwane : Eh!
Bhernie : (Attrapant Lucia par la
main) On s'en va chez son médecin.
Lucrèce : On est déjà dans un
hôpital, on va le faire ici. J'appelle mamie pour qu'elle puisse emmener ses
affaires. Tata Luce, tu as ton carnet non ?
Lucia : Oui.
Moi : (À Bhernie) Fais la reculer
afin qu'elle ne traverse pas cette eau.
Il s'est exécuté et il l'a sortie
de la pièce pour l'emmener à l'accueil et prendre des renseignements, les
autres les ont suivis.
Moi : (À Ariane) Je vais voir ce
qui se passe, je reviens.
Ariane : D'accord.
Je lui ai fait un bisou et je suis
sorti de la pièce. Lucia et Bhernie n'étaient plus à l'accueil.
Moi : Où sont-ils ?
Loyd : Partis avec un médecin pour
voir où elle en est. Lucrèce remplit les formalités.
Moi : Ok.
Nous avons attendu une vingtaine de
minutes et la mère de Lucia est arrivée avec son mari.
Elle : Qu'est-ce qui se passe ?
Lucia est où ?
Lucrèce : Avec Bhernie dans une
salle. Donne le sac stp.
Elle a donné et Lucrèce est partie.
Eux : Bonsoir.
Nous : Bonsoir.
Maman Patricia : Mon fils
félicitations oh, Lucia nous a dit.
Moi : Merci maman.
Maman Patricia : Elle est où Ariane
?
Moi : Dans une des salles avec le
petit.
Maman Patricia : Nous irons les
saluer tout à l'heure.
Moi : Il n'y a pas de problème.
Bhernie nous a rejoints 2 minutes
après.
Bhernie : (Hésitant, aux parents de
Lucia) Bonsoir papa, bonsoir maman.
Ils l'ont regardé un moment avant
de répondre.
Eux : Bonsoir.
Il est allé se mettre à une autre
extrémité et s'est assis.
Marwane : Ils disent quoi ?
Bhernie : Elle est à 6 doigts,
Lucrèce est restée avec elle.
**LUCIA MANGA MFOULA**
Lucrèce : Allons faire quelques pas
tata Luce, cela va accélérer les choses.
Moi : (Faisant claquer mes doigts)
Eh Seigneur, ça fait mal oh Lucre, ça fait mal.
Lucrèce : Je sais mais tu vas voir
que ça va passer, viens.
Je l'ai suivie et avons commencé à
marcher toutes les deux dans le long couloir qui était devant la salle
d'accouchement. J'avais vraiment mal et je voulais même déjà pleurer quand
Lucrèce s'est mise à chanter la chanson que nous avions chanté quand elle était
dans la même situation que moi en Belgique.
Lucrèce : Je bénirai l'Éternel,
pour tous ses hauts faits.
Sa louange sera toujours dans ma
bouche, je bénirai l'Éternel. Je bénirai.
Moi : (Chantant malgré la douleur)
Je bénirai l'Éternel, pour tous ses hauts faits.
Sa louange sera toujours dans ma
bouche, je bénirai l'Éternel.
Toutes les deux : Ô mon âme, bénit
l'Éternel, bénit le Dieu d'amour
Ô mon âme bénit l'Éternel parce
qu'il t'a fait du bien !
(Dena Mwana : Je bénirai l'Éternel)
Nous avons chanté cela pendant quelques minutes jusqu'à ce que je dise à
Lucrèce que je voulais aller au toilette.
Lucrèce : Retournons à la salle.
Nous sommes retournées et Lucrèce
leur a dit que j'avais déjà envie de pousser. Elles ont vérifié et j'étais
effectivement déjà dilatée à 10. On m'a installée sur le lit et on m'a expliqué
quand et comment je devais pousser. J'ai suivi toutes les directives et j'ai
tenu la main de Lucrèce qui m'encourageait et m'aidait à réguler ma respiration
à chaque étape.
Le médecin : Nous voyons déjà la
tête Lucia, prenez une grande inspiration et poussez.
Lucrèce : Allez tata Luce, c'est la
dernière ligne, vas-y.
Je me suis exécutée et j'ai poussé
de toutes mes forces jusqu'à ce que je ressente un plouf, signe qu'il était
sorti et la minute d'après il a poussé un grand cri dans la pièce puis
subitement, le courant s'est coupé…