CHAPITRE 40: LES NOCES.

Ecrit par L'UNIVERS DE JOLA

CHAPITRE 40 : NOCES

UN MOIS PLUS TARD

**MARWANE MEZUI **

Nous venons d'arriver au Ghana avec Loyd, mon père et Maguette. Mon mariage aura lieu la semaine prochaine et nous avons décidé de venir une semaine avant afin d'acheter tout ce qui nous a été demandé dans la liste de la dot. Par chance, je n'ai pas eu une belle famille avide et sorcière comme Loyd qui lui a demandé de décrocher la lune. Pour ma liste, tout est symbolique avec une partie laissée à mon appréciation. Maguette a parlé avec Mommy pour voir si elle pouvait nous indiquer des endroits où on pouvait facilement trouver les articles et elle nous a orientés vers une maman qui va nous accompagner.

Loyd : (Se posant sur les fauteuils) Je suis crevé. Je ne sais pas pourquoi ce voyage m'a fatigué ainsi.

Papa : Ce n'est pas toi seul. Moi aussi je le suis. Je crois que nous devons nous reposer avant d'aller saluer les autres.

Loyd : Je partage cet avis, j'ai besoin de dormir.

Moi : Mais pourquoi moi je ne ressens pas cette fatigue ?

Papa : (Se dirigeant vers la chambre) On en reparlera après ton mariage. Tu as encore l'adrénaline de l'expectative. Mais tu devrais te reposer, c'est pour ton propre bien.

Moi : Ok.

Loyd : Prions rapidement.

Il s'est redressé pour prier et nous l'avons fait avant de nous rendre dans nos chambres respectives. Mon téléphone s'est mis à sonner et c'était Blessing.

« Moi : (Décrochant) Oui Mezui. »

« Blessing : (Amusée) Ce n'est pas encore mon nom. »

« Moi : C'était ton nom avant même que tu ne le saches madame. »

Elle rit.

« Moi : Que voulais-tu ? »

« Blessing : Savoir si vous n'étiez pas encore arrivés. »

« Moi : Si, nous sommes à la maison depuis une dizaine de minutes mais les autres sont allés dormir car ils sont tous fatigués. »

« Blessing : Je vois. Toi tu ne l'es pas ? »

« Moi : Non. Je suis plutôt excité à l'idée qu'il ne reste que quelques jours. »

« Blessing : Moi aussi, j'ai hâte que cela se fasse. »

« Moi : (Provocateur, amusé) Madame a des idées sur ma personne. »

« Blessing : Va là-bas. Je ne me fais aucune idée. Je pense à ma maison que je dois finir d'arranger. »

« Moi : (Riant) La maison hein ? Ok, nous allons bien voir ça. »

Elle rit.

« Blessing : Vous viendrez à quelle heure ? »

« Moi : Ce soir, certainement vers 18h.”

« Blessing : D'accord. Bon, repose-toi et on se voit plus tard. »

« Moi : Eh madame, tu n'oublies rien ? »

« Blessing : Te amo. »

« Moi : (Souriant) Je t'aime aussi madame Mezui. »

Elle rit et raccroche. Je pose mon téléphone en souriant et je décide de m'allonger sur le lit. Contrairement à ce que je disais, je m'endors assez rapidement au point où c'est Loyd qui me réveille.

Moi : (Le regardant) Qu'est-ce qu'il y a ?

Loyd : Tu as l'intention de dormir pour l'éternité ?

J'arque un sourcil.

Loyd : Il est 19h moins.

Moi : (Écarquillant les yeux) Hein ? Comment ça se fait ?

Loyd : Quand celui qui disait ne pas être fatigué dort comme une marmotte en hibernation, c'est le résultat.

Je le regarde de travers.

Loyd : (Allant vers la porte) Dépêche-toi de te préparer, nous sommes attendus.

Il est sorti et je me suis étiré sur le lit avant de me redresser. Ce n'est vraiment pas possible, je ne comprends pas comment j'ai pu dormir autant. Je suis descendu du lit et je suis allé me rincer le visage puis j'ai finalement décidé de prendre une douche rapide avant de rejoindre les autres qui m'attendaient et nous sommes partis chez Mommy. Les filles étaient là-bas avec leurs familles. On s'est fait la bise.

Loyd : Vraiment désolés pour le retard, vous savez les fiancés n'ont aucun sens de l'organisation comme les mariés.

Les autres ont éclaté de rire en me regardant pendant que je regardais Loyd de travers.

Julia : (Riant) C'est toi qui avait commencé ça ici, nous en sommes tous témoins.

Marc : (Riant) C'est ce qu'on appelle ‘’les premiers seront les derniers et les derniers premiers'’

Ils se sont mis à rire.

Moi : (Faisant la moue) En tout cas j'aurais la bague en premier, voilà.

Papa : Accablé.

Ils ont éclaté de rire et nous sommes tous allés nous asseoir. On nous a servi l'apéritif et nous avons pris des nouvelles les uns des autres avant de passer à table. La soirée s'est passée dans la bonne humeur puis nous sommes rentrés à la maison. Le lendemain, je suis allé chercher les parents de ma mère, une petite délégation de 6 personnes qui ont pu faire le déplacement. 2 de mes tantes se sont jointes à Maguette pour les courses et mon père leur a servi de chauffeur. Comme j'avais un rendez-vous avec Blessing à la mairie pour finaliser certaines choses, nous y sommes allés et nous avons pu récupérer notre certificat de mariage qui nous autorise à nous marier dans les 3 mois à venir. Nous sommes partis de là 1h plus tard et avons décidé de nous balader.

Blessing : Ils vont se poser des questions sur où nous sommes passés.

Moi : Tant pis. (Prenant sa main dans la mienne) Ils peuvent bien se débrouiller sans nous. Je voudrai que nous parlions tous les deux d'un sujet que nous n'avons vraiment jamais abordé.

Blessing : Ok.

Nous avons marché main dans la main jusqu'à dans un parc et nous nous sommes assis sur un banc public l'un en face de l'autre. Elle m'a regardé et j'avais du mal à m'exprimer.

Blessing : (Anxieuse) Tu commences à m'inquiéter, quand tu prends cet air sérieux.

Moi : C'est un sujet sérieux Blessing.

Blessing : C'est quoi ?

Moi : C'est sur notre sexualité.

Blessing : (Silence)

Moi : (Soupirant) Tu es vierge Bless.

Blessing : Et c'est un problème ?

Moi : Non. C'est une très bonne chose et même une bénédiction pour tous les deux.

Blessing : (Silence)

Moi : Ce qu'il y a c'est que moi aussi je le suis, en quelque sorte.

Blessing : (Silence)

Moi : (Soufflant et gêné) Comme tu le sais, avant je n'étais jamais allé avec une femme et la position que j'avais à l'époque me mettait dans une position féminine. Pour te dire que je ne me suis jamais servi de mon sexe dans ce cadre. (Triturant nerveusement mes mains) Ayant longtemps été dans ces choses, je me suis retrouvé avec un dysfonctionnement érectile. En gros, je me suis retrouvé impuissant. La réalité c'est que depuis toujours, je n'avais vraiment pas d'érection et cela ne me posait pas de problème à cause de ce que je pensais de moi mais en retrouvant qui j'étais, j'ai vu le problème. J'ai suivi un traitement à ce sujet quand j'étais au centre et petit à petit j'ai pu plus ou moins me réapproprier le contrôle de mon corps. Je ne saurai dire si je l'ai repris à 100% mais je travaille toujours dessus. N'ayant donc jamais été avec une femme, je suis incapable de te dire comment mon corps réagira sur ce plan lorsque nous serons en intimité mais je te promets de faire des efforts. Et si jamais cela ne se passe pas comme il le faut, je suis disposé à retourner voir un médecin pour arranger les choses.

Blessing : (Prenant mes mains dans les siennes, regard bienveillant) Je bénis Dieu pour ta vie Marwane et un peu plus chaque jour, je réalise que j'ai énormément de chance d'être tombée sur quelqu'un comme toi.

Moi : (Silence)

Blessing : Je suis contente que tu sois honnête avec moi sur ce plan et Mommy m'en avait déjà plus ou moins parlé par rapport à ce qu'elle avait vécu avec mon père.

Moi : Je vois.

Blessing : Ne t'inquiète pas et ne te mets pas de pression, nous allons voir ce qui va se passer et par rapport à ça, nous aviserons sur ce que nous pourrons faire.

Moi : D'accord.

Blessing : De ce que j'ai pu voir et sentir de toi, je suis sûre qu'il n'y aura aucun problème et que tu sauras t'en servir.

Moi : (Souriant) Donc madame a vu et senti des choses sur moi ?

Blessing : (Retirant ses mains des miennes) On n’aide pas les pauvres.

Moi : (Riant) Mais tu es dangereuse toi madame.

Blessing : Va là-bas.

Je me lève et vais m'asseoir à côté d'elle en passant mon bras autour de son épaule.

Moi : (Souriant) C'était où et quand ?

Blessing : (Me poussant) Va là-bas Mezui.

Elle se lève et court, je me lève et me mets à sa poursuite avant de la rattraper plus loin et la soulever comme un bébé sous ses rires.

Blessing : Marwane laisse -moi tranquille.

Moi : À quel moment tu as senti ça ?

Blessing : (Riant) Je ne dirai rien.

Je l'ai chatouillée et nous sommes tombés au sol dans ses agitations mais heureusement nous ne nous sommes pas fait mal. Elle a voulu se relever mais je l'ai maintenue au sol.

Blessing : (Riant) Marwane, laisse-moi tranquille.

Moi : (Me mettant au-dessus d'elle) À quel moment tu as senti ça ?

Blessing : (Riant) Je ne sais pas.

Je lui ai mordillé l'oreille et elle a éclaté de rire avant de me pousser sur le côté. Je suis quitté sur elle et elle a pris le dessus. Elle a légèrement glissé sur moi de sorte à ce que nos parties intimes se retrouvent sur le même axe et elle a bougé pour provoquer une petite érection en moi avant de me regarder dans les yeux avec un sourire en coin.

Blessing : Tu as la réponse à ta question maintenant.

Je la tire et la serre dans mes bras en riant.

Moi : (Amusé) Est-ce que Mommy est au courant que tu vérifies les érections des hommes?

Elle rit.

Blessing : Je ne vérifie pas pour les autres, seulement pour mon futur mari. Et c'est elle qui m'a enseigné ça.

Je m'arrête et je la regarde, elle rit davantage.

Moi : Sérieux ?

Blessing : Tu n'as aucune idée de la portée des enseignements de Mommy et oui, elle l'a fait dans nos séances privées sur la préparation au mariage. D'ailleurs, nous avons une dernière séance en groupe demain.

Moi : Oui, je sais.

Effectivement, dans le cadre des préparatifs au mariage, nous avons suivi des cours tous les deux en ligne avec Mommy et un papa de leur église qui s'occupent de cela. C'est le domaine de Mommy à l'église en plus d'aider les couples avec les difficultés auxquels ils font face au quotidien. Normalement, ces choses se font dans une salle à l'église avec les autres couples, mais moi étant à l'étranger, nous avons eu la faveur de pouvoir le faire en ligne. Maintenant que je suis sur place, nous irons ensemble pour la dernière séance.

Nous avons fini par nous lever et retourner nous asseoir où nous étions.

Blessing : Je peux te poser une question ?

Moi : Vas-y.

Blessing : Depuis que tu as arrêté cette vie, tu n'as jamais eu envie de le refaire ?

Moi : Non, jamais. Je suis conscient que cela reste une interrogation dans la tête de plusieurs personnes de savoir si je suis souvent attiré par des hommes comme auparavant mais ce n'est pas le cas. Aujourd'hui, je me demande même comment j'avais fait pour faire ces choses.

Elle a pris ma main dans la sienne et l'a serrée.

Blessing : D'accord.

Nous avons continué à parler et au bout de 2h de temps, je l'ai déposée chez Mommy et je suis rentré à la maison.

Loyd : Tu étais où tout ce temps ?

Moi : Je vous dois ?

Loyd : Regardez-le, on ne t'a pas dit que tu ne dois plus trop bouger ? On doit se mettre d'accord sur les derniers détails et affiner les choses.

Moi : Tant que tu es là, tu peux prendre les décisions qu'il faut.

Loyd : Pardon passe.

Moi : (Le prenant dans mes bras) Loyi Loyi.

Loyd : (Me poussant) Dégage Mezui.

C'est en riant que je suis allé dans ma chambre pour me changer et un peu plus tard, les chargés de courses sont arrivés. Nous avons fait le point et ils avaient pris le plus gros des achats. Un deuxième tour allait être fait le lendemain (...)

Nous sommes la veille du mariage et je suis venu avec Loyd à l'aéroport récupérer Bhernie, Jérôme, les triplet Ndzamba, Exaucé et Noah qui ont fait le déplacement. Tonton Arsène et ya Leslie sont arrivés deux jours plus tôt avec Lucrèce, papa Lilian, maman Myrna, tonton Alvine, 2 grands-pères, Mélodie et tonton Benoît, le père de Lucrèce. Les enfants de Loyd aussi sont venus ainsi que Olivia et son mari. Malheureusement Lucia et Ariane ne pourront pas être là à cause de leurs conditions. Je suis reconnaissant à Dieu pour toutes les personnes qui ont pu venir car vraiment je sais que ce n'est pas donné. Quelques années en arrière encore, ma famille ne se constituait que de 2 personnes à savoir Olivia et Carlah, aujourd'hui c'est plus d'une 20aine de personnes qui ont été prêtes à me suivre jusqu'à l'étranger afin de me soutenir. Celui qui doute de la grandeur de Dieu, ne sait vraiment pas à côté de quoi il passe.

Jérôme : Attends Mezui, tu te maries demain et tu es encore flou comme ça ?

Moi : Si tu n'es pas là pour m'aider, est-ce que quelqu'un peut le faire ?

Loyd : Rigolo.

Ils ont éclaté de rire et on s'est fait des accolades à tous.

Moi : (Regardant Ethan qui a une petite cicatrice sur son sourcil) Tu as eu quoi au visage ?

Il piaffe pendant que les autres rient.

Kilian : (Amusé) Une fille l'a frappé.

Moi : Hein?

Ils éclatent de rire pendant que le concerné attache davantage son visage.

Kilian : (Riant)Il y a une jeune femme très intéressante qui a décidé de refaire son éducation parce qu'apparemment ça a raté.

Ils éclatent à nouveau de rire.

Ethan : (Égal à lui-même, roulant des yeux) On écoute les conneries ou on part d’ici ?

Je me suis intérieurement demandé si c'était la même dont Blessing m'avait parlé la dernière fois puis nous sommes partis de là dans une ambiance où Kilian et Lilian nous ont arraché des fous rires à force d'emmerder leur frère. Nous avons juste déposé les bagages à la maison et nous sommes tous allés dans un spa. C'est là-bas que j'ai fait des soins. Nous avons pris un forfait de 2 jours espacé d'un jour. Pour aujourd'hui je le fais tout seul mais pour vendredi, ils le feront avec moi, notamment Loyd, Jérôme, Bhernie, Ethan, Exaucé et Noah qui sont dans mon cortège. Lorsqu'on finit là-bas, on s'arrête pour prendre un verre puis on rentre à la maison où avec le reste de la famille on prie avec moi au milieu. C'est sereinement que je m'endors quelques heures après avoir écouté la voix de ma future femme (...)

Je suis assis et je vois Blessing s'avancer dans sa tenue traditionnelle ornée de plusieurs bijoux dorés de la tête aux pieds. Elle esquisse des pas de danses et tente tant bien que mal de s'appliquer. Le tour là, je vois qu'elle s'est vraiment entraînée et je ne peux m'empêcher de sourire grandement. Son cortège est sur les côtés et avance au même rythme qu'elle sans en faire trop. Les bruits des sifflets et des cris de joie fusent de partout jusqu'à ce qu'elle arrive jusqu'à nous et je peux aisément la voir, mon sourire s'élargit davantage quand son regard croise le mien, c'est pas Reine qui est là ? La cérémonie se poursuit sans encombre et nous accomplissons tous les rituels relatifs au mariage jusqu'à ce que nos parents nous bénissent et déclarent nos familles unies.

Moi : (Souriant grandement, à Loyd juste à côté) Je t'ai rattrapé non ? Bientôt tu vas rester derrière.

Loyd : (Riant) Ta délivrance n'était pas complète, tu dois la refaire (...)

Pasteur Madjid : (Priant pour nous) Seigneur nous te confions tes enfants Marwane et Blessing qui se sont dit oui en présence de cette assemblée. C'est Toi-même qui a institué le mariage et Tu es le Dieu des alliances. L'homme quittera son père et sa mère pour s'attacher à sa femme afin que les deux deviennent une seule chair, ils ont tous les deux accomplis cette parole alors que cette nouvelle famille puisse pleinement trouver grâce dans les cieux et que Toi-même tu puisses les porter sur Tes mains dans lesquelles rien ni personne ne puisse les ravir. Que ta faveur repose continuellement sur leur foyer et que leur maison prospère devant ta face. Que l'honneur et la gloire te reviennent au nom puissant de Jésus, Amen !

Nous et l'assemblée : Amen !

Pasteur Madjid : (Nous relevant) Mes chers frères et sœurs, bien-aimés dans le Seigneur, je suis heureux de vous présenter officiellement Blessing et Marwane Mezui.

Les gens ont applaudi et ont poussé des cris de joie.

Pasteur Madjid : Pouvons-nous tous sortir et aller les accueillir à l’entrée ?

Les gens se sont déplacés et sont sortis pour aller faire une file dehors et quand nous sommes sortis, on nous a lancé du riz, des fleurs et plein d'autres choses avant de venir nous féliciter. On a fait des photos à l'église puis nous nous sommes déportés pour l'endroit où on avait prévu de faire une grande séance. J'ai cherché Olivia mais je ne l'ai pas vue, j'ai interpellé son mari.

Moi : Où est ta femme ?

Lui : Elle est en train de pleurer dans la pièce à côté.

Moi : (Intrigué) Pourquoi ?

Lui : Je ne sais pas trop pourquoi mais elle a commencé depuis l'église.

Moi : (Interpellant Loyd) J'arrive, je vois Oli dans la salle.

Loyd : Ok.

Moi : (À Blessing) Je reviens tout de suite, commence la séance avec les filles.

Blessing : Où vas-tu ?

Moi : Parler avec Olivia.

Blessing : D'accord.

Je lui ai fait un bisou sur la bouche et je me suis éloigné avec le mari d'Olivia pour la rejoindre.

Lui : Elle est là.

Moi : (Me rapprochant et venant m'accroupir devant elle) Oli qu'est-ce qui se passe ?

Elle m'a serré dans ses bras et s'est mise à pleurer davantage.

Olivia : (Pleurant) Je ne pleure pas parce que je suis triste chéri, je pleure parce que je suis tellement reconnaissante à Dieu. Quand je repense à nos vies et où nous sommes quittés, je ne peux pas m'empêcher de pleurer aujourd'hui. Partout où on allait, les gens nous rejetaient, on nous appelait les maudits et on nous disait qu'on allait mourir comme des chiens dans les rues. On nous a insultés, crachés dessus et hués tellement de fois que nous avions vraiment cru que nos vies n'avaient aucune valeur, mais Dieu Marwane (Reniflant) Dieu qui est le maître de tout et de toute chose, n'avait pas encore dit son dernier mot (Prenant mon visage en coupe et souriant à travers ses larmes) Dieu n'avait pas encore parlé sur nos vies et il a fini par le faire, celui qui sort de la boue pour faire asseoir à la table des rois a parlé. Là où il n'y avait aucun espoir, il nous l'a donné. Là où nous disions que c'était impossible, il l'a rendu possible. Les gens parleront de nous pour nous rappeler notre passé mais Dieu a dit oui, plus personne ne peut dire non. (Me serrant à nouveau dans ses bras) Je suis tellement contente pour toi mon amour, tellement.

J'ai resserré mes bras sur elle pleurant moi aussi de reconnaissance. Nous savons tous les deux effectivement d'où nous venons et ce que nous avons vécu tous les deux mais comme elle l'a dit, c'est Dieu qui a le dernier mot.

Voix : (Derrière nous, chantant) When Jesus say ‘’Yes’’ nobody can say no. (Quand Jésus dit oui, personne ne peut dire non)

Nous nous sommes retournés et sommes tombés sur Mommy qui se tenait à la porte avec Blessing.

Moi: (Souriant en essuyant mes larmes) When Jesus say ‘’yes’’ nobody can say no.

Mommy : (Reprenant plus fort) When Jesus say ‘’Yes’’, nobody can say no.

Nous 3: (Répondant) When Jesus say ‘’Yes’’, nobody can say no.

Mommy : (Nous montrant la porte de sortie en chantant) I’m not worried ‘bout a thing. (Je n'ai peur de rien)

Blessing : (Chantant)Cause I know you are guiding me (Car je sais que tu me guides)

Moi : Where you lead me, Lord I will go (Là où tu me guideras, Seigneur, j'irai)

Olivia : I have no fear cause I know who’s in control (Je n'ai pas peur car je sais qui est au pouvoir)

Mommy : There’s no limit to what you can do (Tu peux tout faire, il n'y aucune limite)

Cause it all belongs to you, yes it all belongs to you (Car tout t'appartient

Oui tout t'appartient)

Nous : No rushing now (Maintenant ne brusque pas les choses)

Mommy : You’re almighty and all powerful (Tu es tout puissant et détiens tout le pouvoir)

And it all belongs to you, yes it all belongs to you (Et tout t'appartient

Oui, tout t'appartient)

Nous 4: When Jesus say yes, nobody can say no

When Jesus say yes, nobody can say no.

(Michelle Williams : Say Yes)

Nous sommes sortis de la salle en dansant et chantant cette chanson au point d'entraîner tous ceux qui étaient dehors et c'est finalement dans ce mood que nous avons fait la séance photo avec les triplets qui se sont servis du matériel d'autrui en guise d'instruments de musique(...)


 
L'AMOUR SUFFIT IL ?...