CHAPITRE 49: SECRETS FAMILIAUX.

Ecrit par L'UNIVERS DE JOLA

CHAPITRE 49 : SECRETS FAMILIAUX

**BHERNIE ELLO**

Le culte s'est achevé il y a quelques minutes et cela m'a tellement touché que je ne sais même plus quoi dire car je suis dépassé. J'étais là avec mes interrogations et mes doutes par rapport aux actions que je m'apprêtais à poser. Hier en m'endormant, j'ai fait une prière à Dieu et je lui ai demandé de me donner une conviction supplémentaire afin que je sache que mes résolutions ne sont pas le fruit des pensées erronées et ce matin l'homme de Dieu m'a donné la réponse de Dieu à ma prière, je lui suis reconnaissant.

Lucia : On y va ?

Moi : Oui.

Nous nous sommes dirigés vers la voiture et après nous être installés, j'ai démarré pour chez ses parents au 11 et je suis venu m'arrêter devant le portail comme d'habitude.

Lucia : Ciel stp entre.

Moi : Nous en avons déjà parlé.

Lucia : Tu ne vas pas culpabiliser toute ta vie bébé. Oui, tu as commis des actes par le passé mais nous avons dépassé ces choses et c'est derrière nous maintenant.

Moi : Nous en parlerons une autre fois stp.

Elle soupire. Je retire ma ceinture et descends pour aller lui ouvrir la portière. Je récupère le petit et elle descend en récupérant leurs affaires. Je ferme et verrouille le véhicule puis nous allons sonner au portillon et rentrons dès que l'on nous ouvre. En plus des voitures de ses parents et la sienne, il y a 2 autres, signe que ses frères sont déjà ici. Nous sommes rentrés dans la maison et effectivement, ses parents étaient avec leurs enfants et époux respectifs. Les enfants ne sont pas là, ils sont allés au Fromager avec Loyd et Lucrèce. Comme nous nous sommes vus à l'église et nous nous sommes plus ou moins salués, je ne le refais pas. Lucia récupère simplement le petit qui dort et le met dans son berceau avant d'aller ranger ses affaires dans la chambre. Je me suis assis sur la chaise que j'occupe habituellement quand je viens ici. Elle revient et s'assoit près de moi.

Papa Guy : Lucia nous a fait comprendre que tu voulais nous parler ?

Moi : Oui.

Papa Guy : Déplacez-vous et venez nous rejoindre ici.

Nous nous sommes levés et sommes allés sur les fauteuils.

Papa Guy : Je ne veux plus te voir t'asseoir sur cette chaise quand tu viens ici. Il en est de même pour ta voiture, il y a des places à l'intérieur de la cour pour ça.

Moi : (Touché) J'ai compris papa.

Papa Guy : Tant mieux. Nous t'écoutons.

Moi : Je tiens tout d'abord à vous remercier d'accepter de me recevoir dans votre maison et d'avoir accepté de m'écouter. Je m'excuse d'avance parce que je me suis présenté tout seul et sans aucun présent à vous donner comme le veut la coutume. Loin de moi l'idée de vous manquer de respect ni quoi que ce soit mais c'est le doute que j'ai eu concernant la considération que vous auriez pu faire de cela qui m'a abstenu de poser de tels actes. Je vous présente toutes mes excuses.

Papa Guy : Tu n'as pas à t'en faire pour ça.

Moi : Aussi, je tiens une fois de plus à m'excuser de par ma propre voix par rapport à tout ce qui s'est passé avec Lucia il y a quelques années. J'étais venu chercher Lucia ici avec votre permission en vous donnant ma parole sur le fait que je devais la traiter comme il se devait mais je n'ai pas pu m'en tenir. Je vous prie une fois de plus de me pardonner. Mon silence à votre endroit avant et après le départ de Lucia de la maison n'a jamais été un manque de considération ou un signe de mépris envers cette famille et que Dieu me frappe de mort dans les plus brefs délais si jamais un jour ces pensées m'ont effleuré l'esprit. Si je ne suis pas venu vous voir c'est par culpabilité, honte et déception. Je ne me sentais pas capable de venir m'asseoir devant vous pour pouvoir vous parler.

 (Essuyant une larme qui a coulé) Ayant trahi votre confiance et manqué à mes engagements auprès de vous et de votre fille, je ne pensais pas être digne de vous parler et encore moins me tenir dans votre présence. Encore aujourd'hui, c'est toujours le cas, j'ai failli à ma parole et détruit cette confiance que vous m'aviez accordé autrefois, j'en suis profondément désolé et Dieu sait que c'est avec le cœur lourd que j'ose me tenir devant vous pour vous parler car je sais que ma parole ne doit plus valoir grand-chose dans cette famille. (M'agenouillant devant eux) Je vous demande pardon de ne pas avoir pu tenir mes engagements, d'avoir fait du tort à votre fille et d'avoir manqué de respect à cette famille.

Papa Guy : (Après un moment) Relève toi Bhernie. Si je te dis que je n'ai pas été déçu et en colère contre toi, ta famille et même contre Lucia pour ce qui s'est passé entre vous, je te mentirais. Je t'avais placé en haute estime et ce que nous avons découvert, t'a réellement réduit à rien à mes yeux. Mais comme on dit le temps est maître de toute chose et que nous savons que nulle n'est parfait. Nous faisons tous des erreurs et fort de cette pensée, nous avons décidé d'accepter la décision de Lucia de vouloir poursuivre cette relation avec toi et de te pardonner en t'accordant à nouveau le bénéfice du doute. Relève toi.

Moi : (M'exécutant) Merci.

Papa : Est-ce cela que tu tenais à nous dire ?

Moi : Non. Ce n'était qu'une partie. Si je suis là aussi aujourd'hui c'est pour vous demander l'autorisation d'organiser une cérémonie pour pouvoir rompre mes fiançailles avec Lucia.

Eux : (Choqués) Hein?

Moi : Je veux rompre les fiançailles que nous avions fait autrefois auprès de vous.

Papa Guy : Je crois qu'il va falloir que tu nous expliques mieux cette histoire car je t'avoue que je ne comprends pas et je ne pense pas être le seul à être confus dans cette pièce face à cette demande.

Tantine Reine : Tu ne veux plus de Lucia ?

Moi : Si.

Tantine Reine : Mais alors pourquoi tu dis que tu veux rompre vos fiançailles ?

Tantine Leslie : Et d'abord, les fiançailles là avaient déjà été rompues quand Lucia était partie de la maison non ? De quelles fiançailles parle-t-on encore ?

Tantine Reine : Vraiment.

Moi : Lucia était partie de la maison certes mais nos fiançailles n'ont jamais été rompues. Il n'y a jamais eu d'assise entre nos deux familles sur cette question et aucun acte n'avait été posé de votre initiative ou de la nôtre pour pouvoir mettre fin à cela.

Ils me regardent avec les grands yeux.

Moi : Et tant que cela ne sera pas fait, nous serons toujours engagés tous les deux.

Papa Guy : Je comprends. En effet, il est de coutume de procéder à une assise entre nos familles pour acter les choses. Nous avons en effet manquer de le faire et cela me rappelle que nous devons faire un tour chez la famille de ce jeune homme qui était venu se présenter ici afin de nous excuser pour l'acte que Lucia a commis à leur endroit.

Nous : (Silence)

Papa Guy : Et donc tu souhaites rompre cela en bonne et due forme afin que cela soit effectif.

Moi : Oui.

Papa Guy : Je comprends le principe mais j'ai du mal à saisir tes intentions. Tu dis vouloir de Lucia mais en même temps tu veux rompre vos fiançailles. N'est-ce pas contradictoire ça ?

Moi : Je veux rompre ces fiançailles afin de pouvoir faire d'autres fiançailles avec elle.

Papa Guy : (Fronçant les sourcils) C'est quoi l'intérêt ? Rompre des fiançailles pour refaire les mêmes fiançailles ? Pourquoi ne pas simplement continuer avec celles-ci ?

Moi : Parce que celles-ci mettent Lucia en position de danger.

Ils froncent tous les sourcils.

Moi : Vous avez dû le constater que dans ma famille, la considération que l'on me porte est particulière et voir incompréhensible à cause de mon jeune âge. (Ils acquiescent) La raison à cela est que je suis le chef de ma famille et c'est une position que j'ai héritée à la mort de mon père sans que l'on me demande ma permission. Dans ma position de chef, il y a des droits et des obligations que j'ai envers ma famille que je ne saurais vous expliquer ici mais certaines d'entre elles ont été à l'origine des actions dont j'ai été obligé à poser au détriment de Lucia. En tant que Chef de ma famille, je ne pouvais pas mourir sans avoir d’enfants biologiques ou faire un enfant avec une femme sur laquelle, on ne pouvait pas faire des rituels pour la protection des enfants car un de mes enfants allait être choisi pour avoir cette position après moi et c'est pour cette raison que la condition de Lucia à l'époque nous a posé un véritable problème et que j'ai été contraint de prendre une femme qui allait enfanter et sur laquelle les rituels auraient été faits.

Je vois la surprise dans les regards et je comprends que c'est quelque chose à laquelle ils ne s'y attendaient pas.

Maman Patricia : (À Lucia) Tu étais au courant de ça ?

Lucia : (Bougeant affirmativement la tête) Je ne savais pas tout mais je connaissais sa position et le fait qu'il devait avoir des enfants. (Essuyant ses larmes qui ont coulé) Nous ne connaissions pas l'histoire des rituels mais c'est la raison pour laquelle je n'étais pas partie quand il était parti vers une autre femme, je connaissais sa position.

Eux : (Silence)

Moi : Je ne suis pas ici pour justifier mes actions ou pour dire si l'acte posé était bien ou non, ce que je veux c'est juste vous dire l'une de mes obligations en tant que chef de ma famille.

Eux : (Silence)

Moi : Un autre point que je souhaite dire est que ma position vient avec un lot de capacités spirituelles qui reposent sur certains principes et l'un d'eux est ceci (posant ma main devant Celle de Lucia qui porte la bague de ma famille) Cette bague que j'avais mise sur le doigt de Lucia le jour de nos fiançailles. Ceci est un héritage familial lié à ma position qui n'a rien d'une bague ordinaire et qui place Lucia dans une position délicate au sein de ma famille.

Tonton Arsène : Tu peux nous dire en quoi elle n'est pas ordinaire ?

Moi : Elle ne peut par exemple pas s'en débarrasser et c'est à cause de cette bague que Lucia n'a pas pu se marier avec Viclaire parce que cette bague est comme un marqueur qui va l'empêcher de s'engager avec une autre personne que moi car elle appartient à ma famille.

Tonton Alvine : Tu es conscient de ce que tu es en train de dire ?

Moi : Oui. J'ignorais toutes ces choses quand je la lui mettais et ce n'est que dernièrement que nous avons appris le mystère derrière elle. Je veux pouvoir rendre à Lucia sa liberté et refaire les choses en connaissance de cause et c'est pourquoi il nous faut une cérémonie de rupture pour pouvoir détacher cette bague de la vie de Lucia.

Papa Guy : Je vois et donc vous voulez faire ça quand et comment ça va se passer ?

Moi : Le plus tôt sera le mieux et nous aurons besoin des décideurs de nos deux familles qui étaient présents. Il vous faudra symboliquement nous remettre des objets pour montrer le remboursement des choses que vous avez accepté. Pas besoin de grand-chose, quelques articles, afin que les choses soient spirituellement validées et je pourrai rompre ces fiançailles.

Papa Guy : D'accord. Dans ce cas, nous mettrons cela au week-end prochain et nous organiserons cette rupture.

Moi : J'aimerai aussi savoir si vous me permettez d'introduire une nouvelle demande de fiançailles.

Papa Guy : Je pense qu'il serait mieux pour nous de nous concentrer d'abord sur la rupture de ces premières fiançailles avant d'envisager de nouvelles.

Moi : Je comprends.

Papa Guy : Ok. Y a-t-il autre chose ?

Moi : Non. C'est tout ce que j'avais à vous dire.

Papa Guy : Ok. Merci de nous avoir informé de la situation et on prendra nos dispositions afin que tout se passe bien le week-end prochain.

Moi : D'accord.

Après cela il a demandé à la mère de Lucia de chercher à prendre attache avec les parents de Viclaire pour qu'ils aillent les rencontrer. Lucia, sa sœur et sa belle-sœur se sont ensuite chargées de nous faire à manger puis j'ai pris congé d'eux en début de soirée, soulagé d'avoir pu leur parler à cœur ouvert et de pouvoir terminer avec cette histoire.

DEUX SEMAINES PLUS TARD

Nous sommes vendredi aujourd'hui et je suis à Cocobeach pour une réunion familiale avec ma famille, Chancelle et ses parents. En ce qui concerne ma famille, il ne s'agit pas simplement de mes oncles ou des aînés mais de toutes les personnes qui sont en âge de comprendre ainsi que ma mère et quelques membres de sa famille. Nous sommes donc assez nombreux.

Moi : Je vous remercie à tous d'avoir répondu présent à cette convocation. Ce qui se dira ici est très important et il se peut même qu'au sortir d'ici certaines personnes perdent la vie en raison des actes posés.

Plusieurs personnes s'agitent sur leurs chaises pendant que les autres écarquillent les yeux en se regardant les uns les autres.

Moi : J'ai longtemps œuvré pour le bien de cette famille en pensant que dans mes manquements et mes faiblesses, j'aurais eu des gens pour me soutenir et m'épauler afin que nous allions tous de l'avant pour le bien-être de cette famille mais j'ai découvert que ce n'était pas le cas. Que certaines personnes œuvraient dans le noir afin de me mettre des bâtons dans les roues et exploiter les uns et les autres à leurs profits. Des mesures seront prises contre ceux et celles qui ont agi de la sorte, je vous le dis. Pour l'heure, nous allons rapidement régler un souci.

Eux : (Silence)

Moi : Il y a maintenant 3 mois que ma femme a accouché. Cet enfant bien qu'étant un miracle donné par Dieu est aussi cet être là qui est venu apporter une lumière dans les ténèbres qui cachaient une machination funeste et criminelle. Je pèse bien mes mots quand je parle. Tous les décès que nous avons enregistré au sein de cette famille ces dernières années n'étaient pas des fruits du hasard. Nous l'avons tous bien compris et c'est la raison pour laquelle j'ai été la cible de toutes les accusations qui ont été faites. Quelque part, vous n'aviez pas tort. J'aurais effectivement dû empêcher cela mais je n'ai pas pu le faire car dépossédé de mes capacités de le faire. Dépossédé par des personnes qui m'ont volontairement induites en erreur dans le but de me rendre vulnérable et au-delà de moi toute cette famille.

Eux : (Silence)

Moi : Mon fils, Obiang Ello Faveur est né et comme tous les enfants légitimes et direct du chef, il est né avec cette marque sur sa fesse (sortant une photo A3 de la fesse de Faveur) certaines personnes ne savent peut-être pas ce que c'est mais les initiés le savent et ceux qui n'ont pas cette marque là, doivent avoir cette tâche ci.

J'ai sorti une autre photo de l'enveloppe dans le même format que j'ai montrée. Au cours de mes recherches ces derniers mois, je me suis renseigné auprès de certains membres de la famille s'ils avaient des signes distinctifs sur leurs corps et en plus de la nôtre, j'ai vu que les autres membres avaient une petite tâche pigmentaire mais non plus à la fesse mais derrière la cuisse, sur la même jambe. Zazie et Zoé l'ont et c'est la tâche de Zoé qui est sur l'image. Certains regardent et confirment que oui pendant que d'autres essayent de vérifier s'ils l'ont car ils n'avaient pas remarqué ni fait le lien.

Moi : Ce n'est pas le lieu pour faire vos vérifications, vous aurez tout le temps de le faire.

Le silence est revenu dans l'assemblée.

Moi : Je disais donc que mon fils est né avec cette marque alors qu'aucune de mes filles ne l'a.

Chancelle s'agite sur le tabouret et regarde ses parents qui ont déjà des visages graves.

Moi : Je me suis demandé dernièrement comment est-ce possible et surtout pourquoi mes filles se retrouvent avec la tâche sur la cuisse et non la marque sur leurs fesses ? Je les ai donc soulevées pour les emmener à l'hôpital pour un test de paternité et là le verdict est tombé négatif, je ne suis pas le père de mes enfants.

Maman : (Se levant en sursaut) Comment ? Sima tu as osé me faire ça ?

Tonton Sima : Ce n'est pas le moment Aubierge.

Maman : Ce n'est pas le moment ? Tu as ramené une fille enceinte pour la donner à mon fils ?

Elle a sauté sur lui et ses parents sont allés la séparer pendant qu'elle le traitait de sorcier. Ils ont réussi à la séparer de mon oncle et elle a plongé sur la mère de Chancelle pour se battre avec elle. Elles se sont enroulées au sol et déchirées les robes avant d'être séparées.

Maman : Je vais te tuer aujourd'hui chauve-souris, tu as osé envoyé ta bordelle de fille dans ma maison pour se foutre de ma famille et manger l'argent de mon enfant ?

La mère de Chancelle : Vient me tuer imbécile, et nous allons tous mourir aujourd'hui. Ce n'est pas vous qui êtes venus me voir pour me dire que vous voulez chasser la femme de Bhernie parce qu'elle vous empêchait de faire des choses ? Ce n'est pas toi qui a emmené sa photo ici pour aller donner aux pygmées à la forêt là-bas pour travailler son cœur ?

Maman : (Criant en sautant à nouveau sur elle) Oh menteuse. (Appuyant sa bouche) Ferme-moi ta bouche espèce de grande menteuse inutile et maboule comme la poule que tu avais envoyé dans ma famille. (Hurlant) Wooooh, elle m'a piqué les dents. Cannibale Oyoooh.

On les a à nouveau séparées et mises loin l'une de l'autre.

La mère de Chancelle : (Se mettant à genoux devant moi) Mon fils c'est vrai qu'on a menti mais pardonne-nous. Si on a fait ça c'est parce que on voulait le bien de nos enfants parce que ton frère ne pouvait pas s'occuper de la grossesse. C'est ton oncle qui était venu nous voir pour nous dire de ne rien faire par rapport à la grossesse et qu'il devait trouver une solution parce qu'on avait décidé de faire avorter Chancelle. C'est lui qui était revenu avec ta mère pour dire que Chancelle devait remplacer ta femme parce qu’ils ne voulaient pas de la femme que tu avais choisie. Ils étaient venus avec les photos et les affaires de ta femme ici pour faire les rituels et faire porter à Chancelle pour la travailler avant que tu la vois.

Maman : (Criant assise par terre) Menteuse, tu es une menteuse. J'ai fait ces choses-là quand ?

La mère de Chancelle : C'est toi-même la menteuse. Vieille sorcière jalouse. (À moi) Mon fils, je te jure que c'est ça. Ce sont eux qui sont venus me voir et j'avais accepté. Je t'en prie ne nous tue pas ma famille et moi.

Moi : (La regardant) Tu connais qui sont les pères de tes petits-enfants ?

La mère de Chancelle : C'est ton petit frère Hilaire. On lui avait parlé pour le* dire de laisser Chancelle tranquille mais ils n'ont pas compris et c'est comme ça que la 2e grossesse est rentrée.

J'esquisse un sourire.

Moi : Hilaire est le père de Zazie pas celui de Zoé.

Eux : Hein ?

Hilaire : (Levant la tête pour la première fois) Zoé est ma fille.

Chancelle se met à pleurer en se mettant à genoux à son tour.

Hilaire : (La regardant) C'est quoi cette histoire Chancelle ?

Chancelle : (Pleurant) Pardonne moi bébé, je te jure que je ne voulais pas. C'est lui qui m'a forcée. Je

Elle a commencé à s'étouffer, incapable de parler comme si quelqu'un ou quelque chose était en train de l'étrangler. Je l'ai regardée attentivement pendant que les autres étaient confus puis je me suis tourné vers tonton Sima et en même temps le père de Chancelle qui n'avait rien dit jusque-là s'est levé avec sa canne et est allé le frapper avec. Chancelle qui commençait à suffoquer s'est mise à tousser bruyamment maintenue par son frère et sa sœur.

Le père de Chancelle : Si tu veux commencer ça avec moi, je te jure que cette histoire ira très loin et personne ne restera en vie dans ce village.

Tonton Sima : Quitte devant moi poisson pourri, tu parles à qui ? Tu as fini de rembourser tes dettes ? Ose encore me taper avec cette chose et tu verras ce que je vais te faire. Cadavre ! Et si les esclaves qui sont avec toi continuent à dire quoique ce soit, vous allez me sentir.

La mère de Chancelle : C'est toi-même qui est esclave Sima, sorcier envieux et gros jaloux. Qui ne sait pas dans ce village que tu as toujours été jaloux de ton petit Euloge et que tu as toujours voulu être à sa place ? Qui ne sait pas que tu as tout fait pour prendre sa position et que tu t'es associés avec la buveuse de sang là pour chasser la femme qu'il voulait épouser ?

Tonton Sima : (Grondant) Ferme ta bouche idiote. Toi tu peux ouvrir ? Une crève la faim que tous les hommes de ce quartier ont baisé et qui même aujourd'hui continue de le faire avec des petits enfants en forêt?

La mère de Chancelle : (écarquillant les yeux) Menteur. Ce sont des mensonges.

Nous étions tous dépassés par ce qui se passait devant nos yeux.

Tonton Sima : Tu sais que c'est la vérité et c'est cette même chose que tu as donné à tes filles, pour un morceau de pain, elles sont prêtes à écarter les jambes.

Chancelle : (Pleurant) C'est faux, tu m'avais forcée. Tu étais venu me voir dans la chambre d'Hilaire et tu avais dit que tu allais me donner de l'argent, j'avais refusé et tu m'avais forcée, je ne voulais pas. Après tu m'avais dit que si je disais à quelqu'un tu allais dire que c'était un mensonge. (Regardant Hilaire qui pleurait) Je te le jure Hilaire, ce jour quand tu étais venue me voir je t'avais dit que je pleurais parce que j'étais malade, tu m'avais demandé pourquoi j'avais des marques sur le corps et je t'avais dit que mon père m'avait tapée. Ce jour c'était faux, ton père m'avait forcée à faire les choses impolies avec lui.

Hilaire : (Pleurant) Zoé est donc la fille de mon père ?

Chancelle : (Pleurant) Oui.

Ce dernier s'est retourné et est allé ramasser une énorme pierre qu'il avait l'intention de damer à son père mais on l'a attrapé et immobilisé au sol. Il s'est débattu pendant longtemps avant de se mettre à crier de colère et insulter son père en lui promettant la mort. Le chef du village est arrivé avec d'autres anciens pour calmer les choses. Moi, quelques-uns de mes oncles et les parents de Chancelle avons été emmenés au corps de garde. Après nous avoir reprochés le tapage que nous avons fait dans le village, il a demandé à ce que chaque famille regagne sa maison et que l'on prenne rendez-vous pour venir parler de ce qui se passe entre nos deux familles, j'ai pris la parole

Moi : En ce qui me concerne, je n'ai plus rien à dire à la famille de Chancelle, que les entités qui protègent et soutiennent les lois de ce village, s'occupent d'eux. J'irai avec les miens régler cette affaire en famille.

Nous sommes partis de là et avons regagné le terrain familial où attendaient les autres. Nous avons tous repris place. Tous les visages étaient graves.

Moi : Nous avons tous vu et entendu ce qui s'est passé. (Regardant mon oncle) Je n'ai qu'une seule question à te poser et c'est pourquoi ?

Tonton Sima : C'est parce que je voulais te donner une chance d'avoir des enfants parce que je savais que tu ne pouvais plus en faire.

J'ai froncé mes sourcils

Tonton Sima : En demandant à maman d'enlever cette grossesse, tu venais de la condamner à ne plus avoir des enfants car dans cette famille, l'avortement est interdit et elle frappe la femme qui le fait. Mais dans ton cas c'est différent car l'avortement de Lucia ne la condamnait pas seulement elle mais tous les deux, tu ne devrais plus non plus enfanter. Sachant ces choses, j'ai pris sur moi de laver ton honneur en te faisant endosser la grossesse de Chancelle pour que les autres membres de la famille ne se moquent pas de toi et contestent ton autorité .

Hilaire : (Assis à même le sol) Menteur !

Tonton Sima : Toi tu fermes ta bouche rapidement.

Hilaire : (Se levant brusquement du sol en colère) Je ne ferme pas ma bouche. Tu es un sorcier papa, un criminel. (Me regardant) Je vais te dire la vérité le grand. Je vais te dire comment papa, tonton Remy, tonton Pascal et tonton Antoine se sont associés avec tantine Aubierge pour tout faire pour que tu meurs et que ce n'est* plus la lignée de tonton Euloge qui a* le pouvoir. Ils étaient fâchés parce qu'il disait que tonton Euloge n'était pas intéressé par les choses du village depuis qu'il était petit. Lui ce qui l'intéressait c'était de faire la fête et de s'amuser. Il ne prenait rien au sérieux et même pour les initiations, il ne voulait pas les faire. Il préférait rester à Libreville pour boire le vin et fumer le chanvre. Alors ils n'ont pas compris pourquoi c'est lui que les ancêtres ont choisi pour être le chef et ils n'étaient pas d'accord. C'est comme ça que quand il est mort, ils ont décidé de tout faire pour te faire perdre cette place.

Tonton Remy : C'est un mensonge. Essonne fait attention aux gens hein ? C'est quoi ces mensonges ? Tu veux diviser la famille ?

Hilaire : C'est la vérité et d'ailleurs toi tu sors même avec tantine Aubierge.

Maman : (Tombant de son tabouret pour s'en rouler au sol) Oyoooh.

   
L'AMOUR SUFFIT IL ?...