CHAPITRE 49: SECRETS FAMILIAUX.
Write by L'UNIVERS DE JOLA
CHAPITRE 49 : SECRETS
FAMILIAUX
**BHERNIE ELLO**
Le culte s'est achevé il y a
quelques minutes et cela m'a tellement touché que je ne sais même plus quoi
dire car je suis dépassé. J'étais là avec mes interrogations et mes doutes par
rapport aux actions que je m'apprêtais à poser. Hier en m'endormant, j'ai fait
une prière à Dieu et je lui ai demandé de me donner une conviction
supplémentaire afin que je sache que mes résolutions ne sont pas le fruit des
pensées erronées et ce matin l'homme de Dieu m'a donné la réponse de Dieu à ma
prière, je lui suis reconnaissant.
Lucia : On y va ?
Moi : Oui.
Nous nous sommes dirigés vers la
voiture et après nous être installés, j'ai démarré pour chez ses parents au 11
et je suis venu m'arrêter devant le portail comme d'habitude.
Lucia : Ciel stp entre.
Moi : Nous en avons déjà parlé.
Lucia : Tu ne vas pas culpabiliser
toute ta vie bébé. Oui, tu as commis des actes par le passé mais nous avons
dépassé ces choses et c'est derrière nous maintenant.
Moi : Nous en parlerons une autre
fois stp.
Elle soupire. Je retire ma ceinture
et descends pour aller lui ouvrir la portière. Je récupère le petit et elle
descend en récupérant leurs affaires. Je ferme et verrouille le véhicule puis
nous allons sonner au portillon et rentrons dès que l'on nous ouvre. En plus
des voitures de ses parents et la sienne, il y a 2 autres, signe que ses frères
sont déjà ici. Nous sommes rentrés dans la maison et effectivement, ses parents
étaient avec leurs enfants et époux respectifs. Les enfants ne sont pas là, ils
sont allés au Fromager avec Loyd et Lucrèce. Comme nous nous sommes vus à
l'église et nous nous sommes plus ou moins salués, je ne le refais pas. Lucia
récupère simplement le petit qui dort et le met dans son berceau avant d'aller
ranger ses affaires dans la chambre. Je me suis assis sur la chaise que
j'occupe habituellement quand je viens ici. Elle revient et s'assoit près de
moi.
Papa Guy : Lucia nous a fait
comprendre que tu voulais nous parler ?
Moi : Oui.
Papa Guy : Déplacez-vous et venez
nous rejoindre ici.
Nous nous sommes levés et sommes
allés sur les fauteuils.
Papa Guy : Je ne veux plus te voir
t'asseoir sur cette chaise quand tu viens ici. Il en est de même pour ta
voiture, il y a des places à l'intérieur de la cour pour ça.
Moi : (Touché) J'ai compris papa.
Papa Guy : Tant mieux. Nous
t'écoutons.
Moi : Je tiens tout d'abord à vous
remercier d'accepter de me recevoir dans votre maison et d'avoir accepté de
m'écouter. Je m'excuse d'avance parce que je me suis présenté tout seul et sans
aucun présent à vous donner comme le veut la coutume. Loin de moi l'idée de
vous manquer de respect ni quoi que ce soit mais c'est le doute que j'ai eu
concernant la considération que vous auriez pu faire de cela qui m'a abstenu de
poser de tels actes. Je vous présente toutes mes excuses.
Papa Guy : Tu n'as pas à t'en faire
pour ça.
Moi : Aussi, je tiens une fois de
plus à m'excuser de par ma propre voix par rapport à tout ce qui s'est passé
avec Lucia il y a quelques années. J'étais venu chercher Lucia ici avec votre
permission en vous donnant ma parole sur le fait que je devais la traiter comme
il se devait mais je n'ai pas pu m'en tenir. Je vous prie une fois de plus de
me pardonner. Mon silence à votre endroit avant et après le départ de Lucia de
la maison n'a jamais été un manque de considération ou un signe de mépris
envers cette famille et que Dieu me frappe de mort dans les plus brefs délais
si jamais un jour ces pensées m'ont effleuré l'esprit. Si je ne suis pas venu
vous voir c'est par culpabilité, honte et déception. Je ne me sentais pas
capable de venir m'asseoir devant vous pour pouvoir vous parler.
(Essuyant une larme qui a coulé) Ayant trahi
votre confiance et manqué à mes engagements auprès de vous et de votre fille,
je ne pensais pas être digne de vous parler et encore moins me tenir dans votre
présence. Encore aujourd'hui, c'est toujours le cas, j'ai failli à ma parole et
détruit cette confiance que vous m'aviez accordé autrefois, j'en suis
profondément désolé et Dieu sait que c'est avec le cœur lourd que j'ose me
tenir devant vous pour vous parler car je sais que ma parole ne doit plus
valoir grand-chose dans cette famille. (M'agenouillant devant eux) Je vous
demande pardon de ne pas avoir pu tenir mes engagements, d'avoir fait du tort à
votre fille et d'avoir manqué de respect à cette famille.
Papa Guy : (Après un moment) Relève
toi Bhernie. Si je te dis que je n'ai pas été déçu et en colère contre toi, ta
famille et même contre Lucia pour ce qui s'est passé entre vous, je te
mentirais. Je t'avais placé en haute estime et ce que nous avons découvert, t'a
réellement réduit à rien à mes yeux. Mais comme on dit le temps est maître de
toute chose et que nous savons que nulle n'est parfait. Nous faisons tous des
erreurs et fort de cette pensée, nous avons décidé d'accepter la décision de
Lucia de vouloir poursuivre cette relation avec toi et de te pardonner en
t'accordant à nouveau le bénéfice du doute. Relève toi.
Moi : (M'exécutant) Merci.
Papa : Est-ce cela que tu tenais à
nous dire ?
Moi : Non. Ce n'était qu'une
partie. Si je suis là aussi aujourd'hui c'est pour vous demander l'autorisation
d'organiser une cérémonie pour pouvoir rompre mes fiançailles avec Lucia.
Eux : (Choqués) Hein?
Moi : Je veux rompre les
fiançailles que nous avions fait autrefois auprès de vous.
Papa Guy : Je crois qu'il va
falloir que tu nous expliques mieux cette histoire car je t'avoue que je ne
comprends pas et je ne pense pas être le seul à être confus dans cette pièce
face à cette demande.
Tantine Reine : Tu ne veux plus de
Lucia ?
Moi : Si.
Tantine Reine : Mais alors pourquoi
tu dis que tu veux rompre vos fiançailles ?
Tantine Leslie : Et d'abord, les
fiançailles là avaient déjà été rompues quand Lucia était partie de la maison
non ? De quelles fiançailles parle-t-on encore ?
Tantine Reine : Vraiment.
Moi : Lucia était partie de la
maison certes mais nos fiançailles n'ont jamais été rompues. Il n'y a jamais eu
d'assise entre nos deux familles sur cette question et aucun acte n'avait été
posé de votre initiative ou de la nôtre pour pouvoir mettre fin à cela.
Ils me regardent avec les grands
yeux.
Moi : Et tant que cela ne sera pas
fait, nous serons toujours engagés tous les deux.
Papa Guy : Je comprends. En effet,
il est de coutume de procéder à une assise entre nos familles pour acter les
choses. Nous avons en effet manquer de le faire et cela me rappelle que nous
devons faire un tour chez la famille de ce jeune homme qui était venu se
présenter ici afin de nous excuser pour l'acte que Lucia a commis à leur
endroit.
Nous : (Silence)
Papa Guy : Et donc tu souhaites
rompre cela en bonne et due forme afin que cela soit effectif.
Moi : Oui.
Papa Guy : Je comprends le principe
mais j'ai du mal à saisir tes intentions. Tu dis vouloir de Lucia mais en même
temps tu veux rompre vos fiançailles. N'est-ce pas contradictoire ça ?
Moi : Je veux rompre ces
fiançailles afin de pouvoir faire d'autres fiançailles avec elle.
Papa Guy : (Fronçant les sourcils)
C'est quoi l'intérêt ? Rompre des fiançailles pour refaire les mêmes
fiançailles ? Pourquoi ne pas simplement continuer avec celles-ci ?
Moi : Parce que celles-ci mettent
Lucia en position de danger.
Ils froncent tous les sourcils.
Moi : Vous avez dû le constater que
dans ma famille, la considération que l'on me porte est particulière et voir
incompréhensible à cause de mon jeune âge. (Ils acquiescent) La raison à cela
est que je suis le chef de ma famille et c'est une position que j'ai héritée à
la mort de mon père sans que l'on me demande ma permission. Dans ma position de
chef, il y a des droits et des obligations que j'ai envers ma famille que je ne
saurais vous expliquer ici mais certaines d'entre elles ont été à l'origine des
actions dont j'ai été obligé à poser au détriment de Lucia. En tant que Chef de
ma famille, je ne pouvais pas mourir sans avoir d’enfants biologiques ou faire
un enfant avec une femme sur laquelle, on ne pouvait pas faire des rituels pour
la protection des enfants car un de mes enfants allait être choisi pour avoir
cette position après moi et c'est pour cette raison que la condition de Lucia à
l'époque nous a posé un véritable problème et que j'ai été contraint de prendre
une femme qui allait enfanter et sur laquelle les rituels auraient été faits.
Je vois la surprise dans les
regards et je comprends que c'est quelque chose à laquelle ils ne s'y
attendaient pas.
Maman Patricia : (À Lucia) Tu étais
au courant de ça ?
Lucia : (Bougeant affirmativement
la tête) Je ne savais pas tout mais je connaissais sa position et le fait qu'il
devait avoir des enfants. (Essuyant ses larmes qui ont coulé) Nous ne
connaissions pas l'histoire des rituels mais c'est la raison pour laquelle je
n'étais pas partie quand il était parti vers une autre femme, je connaissais sa
position.
Eux : (Silence)
Moi : Je ne suis pas ici pour
justifier mes actions ou pour dire si l'acte posé était bien ou non, ce que je
veux c'est juste vous dire l'une de mes obligations en tant que chef de ma
famille.
Eux : (Silence)
Moi : Un autre point que je
souhaite dire est que ma position vient avec un lot de capacités spirituelles
qui reposent sur certains principes et l'un d'eux est ceci (posant ma main
devant Celle de Lucia qui porte la bague de ma famille) Cette bague que j'avais
mise sur le doigt de Lucia le jour de nos fiançailles. Ceci est un héritage
familial lié à ma position qui n'a rien d'une bague ordinaire et qui place
Lucia dans une position délicate au sein de ma famille.
Tonton Arsène : Tu peux nous dire
en quoi elle n'est pas ordinaire ?
Moi : Elle ne peut par exemple pas
s'en débarrasser et c'est à cause de cette bague que Lucia n'a pas pu se marier
avec Viclaire parce que cette bague est comme un marqueur qui va l'empêcher de
s'engager avec une autre personne que moi car elle appartient à ma famille.
Tonton Alvine : Tu es conscient de
ce que tu es en train de dire ?
Moi : Oui. J'ignorais toutes ces
choses quand je la lui mettais et ce n'est que dernièrement que nous avons
appris le mystère derrière elle. Je veux pouvoir rendre à Lucia sa liberté et
refaire les choses en connaissance de cause et c'est pourquoi il nous faut une
cérémonie de rupture pour pouvoir détacher cette bague de la vie de Lucia.
Papa Guy : Je vois et donc vous
voulez faire ça quand et comment ça va se passer ?
Moi : Le plus tôt sera le mieux et
nous aurons besoin des décideurs de nos deux familles qui étaient présents. Il
vous faudra symboliquement nous remettre des objets pour montrer le
remboursement des choses que vous avez accepté. Pas besoin de grand-chose,
quelques articles, afin que les choses soient spirituellement validées et je
pourrai rompre ces fiançailles.
Papa Guy : D'accord. Dans ce cas,
nous mettrons cela au week-end prochain et nous organiserons cette rupture.
Moi : J'aimerai aussi savoir si
vous me permettez d'introduire une nouvelle demande de fiançailles.
Papa Guy : Je pense qu'il serait
mieux pour nous de nous concentrer d'abord sur la rupture de ces premières
fiançailles avant d'envisager de nouvelles.
Moi : Je comprends.
Papa Guy : Ok. Y a-t-il autre chose
?
Moi : Non. C'est tout ce que
j'avais à vous dire.
Papa Guy : Ok. Merci de nous avoir
informé de la situation et on prendra nos dispositions afin que tout se passe
bien le week-end prochain.
Moi : D'accord.
Après cela il a demandé à la mère
de Lucia de chercher à prendre attache avec les parents de Viclaire pour qu'ils
aillent les rencontrer. Lucia, sa sœur et sa belle-sœur se sont ensuite
chargées de nous faire à manger puis j'ai pris congé d'eux en début de soirée,
soulagé d'avoir pu leur parler à cœur ouvert et de pouvoir terminer avec cette
histoire.
DEUX SEMAINES PLUS TARD
Nous sommes vendredi aujourd'hui et
je suis à Cocobeach pour une réunion familiale avec ma famille, Chancelle et
ses parents. En ce qui concerne ma famille, il ne s'agit pas simplement de mes
oncles ou des aînés mais de toutes les personnes qui sont en âge de comprendre
ainsi que ma mère et quelques membres de sa famille. Nous sommes donc assez
nombreux.
Moi : Je vous remercie à tous
d'avoir répondu présent à cette convocation. Ce qui se dira ici est très
important et il se peut même qu'au sortir d'ici certaines personnes perdent la
vie en raison des actes posés.
Plusieurs personnes s'agitent sur
leurs chaises pendant que les autres écarquillent les yeux en se regardant les
uns les autres.
Moi : J'ai longtemps œuvré pour le
bien de cette famille en pensant que dans mes manquements et mes faiblesses,
j'aurais eu des gens pour me soutenir et m'épauler afin que nous allions tous
de l'avant pour le bien-être de cette famille mais j'ai découvert que ce
n'était pas le cas. Que certaines personnes œuvraient dans le noir afin de me
mettre des bâtons dans les roues et exploiter les uns et les autres à leurs
profits. Des mesures seront prises contre ceux et celles qui ont agi de la
sorte, je vous le dis. Pour l'heure, nous allons rapidement régler un souci.
Eux : (Silence)
Moi : Il y a maintenant 3 mois que
ma femme a accouché. Cet enfant bien qu'étant un miracle donné par Dieu est
aussi cet être là qui est venu apporter une lumière dans les ténèbres qui
cachaient une machination funeste et criminelle. Je pèse bien mes mots quand je
parle. Tous les décès que nous avons enregistré au sein de cette famille ces
dernières années n'étaient pas des fruits du hasard. Nous l'avons tous bien
compris et c'est la raison pour laquelle j'ai été la cible de toutes les
accusations qui ont été faites. Quelque part, vous n'aviez pas tort. J'aurais
effectivement dû empêcher cela mais je n'ai pas pu le faire car dépossédé de
mes capacités de le faire. Dépossédé par des personnes qui m'ont volontairement
induites en erreur dans le but de me rendre vulnérable et au-delà de moi toute
cette famille.
Eux : (Silence)
Moi : Mon fils, Obiang Ello Faveur
est né et comme tous les enfants légitimes et direct du chef, il est né avec
cette marque sur sa fesse (sortant une photo A3 de la fesse de Faveur)
certaines personnes ne savent peut-être pas ce que c'est mais les initiés le
savent et ceux qui n'ont pas cette marque là, doivent avoir cette tâche ci.
J'ai sorti une autre photo de
l'enveloppe dans le même format que j'ai montrée. Au cours de mes recherches
ces derniers mois, je me suis renseigné auprès de certains membres de la
famille s'ils avaient des signes distinctifs sur leurs corps et en plus de la
nôtre, j'ai vu que les autres membres avaient une petite tâche pigmentaire mais
non plus à la fesse mais derrière la cuisse, sur la même jambe. Zazie et Zoé
l'ont et c'est la tâche de Zoé qui est sur l'image. Certains regardent et
confirment que oui pendant que d'autres essayent de vérifier s'ils l'ont car
ils n'avaient pas remarqué ni fait le lien.
Moi : Ce n'est pas le lieu pour
faire vos vérifications, vous aurez tout le temps de le faire.
Le silence est revenu dans
l'assemblée.
Moi : Je disais donc que mon fils
est né avec cette marque alors qu'aucune de mes filles ne l'a.
Chancelle s'agite sur le tabouret
et regarde ses parents qui ont déjà des visages graves.
Moi : Je me suis demandé
dernièrement comment est-ce possible et surtout pourquoi mes filles se
retrouvent avec la tâche sur la cuisse et non la marque sur leurs fesses ? Je
les ai donc soulevées pour les emmener à l'hôpital pour un test de paternité et
là le verdict est tombé négatif, je ne suis pas le père de mes enfants.
Maman : (Se levant en sursaut)
Comment ? Sima tu as osé me faire ça ?
Tonton Sima : Ce n'est pas le
moment Aubierge.
Maman : Ce n'est pas le moment ? Tu
as ramené une fille enceinte pour la donner à mon fils ?
Elle a sauté sur lui et ses parents
sont allés la séparer pendant qu'elle le traitait de sorcier. Ils ont réussi à
la séparer de mon oncle et elle a plongé sur la mère de Chancelle pour se
battre avec elle. Elles se sont enroulées au sol et déchirées les robes avant
d'être séparées.
Maman : Je vais te tuer aujourd'hui
chauve-souris, tu as osé envoyé ta bordelle de fille dans ma maison pour se
foutre de ma famille et manger l'argent de mon enfant ?
La mère de Chancelle : Vient me
tuer imbécile, et nous allons tous mourir aujourd'hui. Ce n'est pas vous qui
êtes venus me voir pour me dire que vous voulez chasser la femme de Bhernie
parce qu'elle vous empêchait de faire des choses ? Ce n'est pas toi qui a
emmené sa photo ici pour aller donner aux pygmées à la forêt là-bas pour
travailler son cœur ?
Maman : (Criant en sautant à
nouveau sur elle) Oh menteuse. (Appuyant sa bouche) Ferme-moi ta bouche espèce
de grande menteuse inutile et maboule comme la poule que tu avais envoyé dans
ma famille. (Hurlant) Wooooh, elle m'a piqué les dents. Cannibale Oyoooh.
On les a à nouveau séparées et
mises loin l'une de l'autre.
La mère de Chancelle : (Se mettant
à genoux devant moi) Mon fils c'est vrai qu'on a menti mais pardonne-nous. Si
on a fait ça c'est parce que on voulait le bien de nos enfants parce que ton
frère ne pouvait pas s'occuper de la grossesse. C'est ton oncle qui était venu
nous voir pour nous dire de ne rien faire par rapport à la grossesse et qu'il
devait trouver une solution parce qu'on avait décidé de faire avorter
Chancelle. C'est lui qui était revenu avec ta mère pour dire que Chancelle
devait remplacer ta femme parce qu’ils ne voulaient pas de la femme que tu
avais choisie. Ils étaient venus avec les photos et les affaires de ta femme
ici pour faire les rituels et faire porter à Chancelle pour la travailler avant
que tu la vois.
Maman : (Criant assise par terre)
Menteuse, tu es une menteuse. J'ai fait ces choses-là quand ?
La mère de Chancelle : C'est
toi-même la menteuse. Vieille sorcière jalouse. (À moi) Mon fils, je te jure
que c'est ça. Ce sont eux qui sont venus me voir et j'avais accepté. Je t'en
prie ne nous tue pas ma famille et moi.
Moi : (La regardant) Tu connais qui
sont les pères de tes petits-enfants ?
La mère de Chancelle : C'est ton
petit frère Hilaire. On lui avait parlé pour le* dire de laisser Chancelle
tranquille mais ils n'ont pas compris et c'est comme ça que la 2e grossesse est
rentrée.
J'esquisse un sourire.
Moi : Hilaire est le père de Zazie
pas celui de Zoé.
Eux : Hein ?
Hilaire : (Levant la tête pour la
première fois) Zoé est ma fille.
Chancelle se met à pleurer en se
mettant à genoux à son tour.
Hilaire : (La regardant) C'est quoi
cette histoire Chancelle ?
Chancelle : (Pleurant) Pardonne moi
bébé, je te jure que je ne voulais pas. C'est lui qui m'a forcée. Je
Elle a commencé à s'étouffer,
incapable de parler comme si quelqu'un ou quelque chose était en train de
l'étrangler. Je l'ai regardée attentivement pendant que les autres étaient
confus puis je me suis tourné vers tonton Sima et en même temps le père de Chancelle
qui n'avait rien dit jusque-là s'est levé avec sa canne et est allé le frapper
avec. Chancelle qui commençait à suffoquer s'est mise à tousser bruyamment
maintenue par son frère et sa sœur.
Le père de Chancelle : Si tu veux
commencer ça avec moi, je te jure que cette histoire ira très loin et personne
ne restera en vie dans ce village.
Tonton Sima : Quitte devant moi
poisson pourri, tu parles à qui ? Tu as fini de rembourser tes dettes ? Ose
encore me taper avec cette chose et tu verras ce que je vais te faire. Cadavre
! Et si les esclaves qui sont avec toi continuent à dire quoique ce soit, vous
allez me sentir.
La mère de Chancelle : C'est
toi-même qui est esclave Sima, sorcier envieux et gros jaloux. Qui ne sait pas
dans ce village que tu as toujours été jaloux de ton petit Euloge et que tu as
toujours voulu être à sa place ? Qui ne sait pas que tu as tout fait pour
prendre sa position et que tu t'es associés avec la buveuse de sang là pour
chasser la femme qu'il voulait épouser ?
Tonton Sima : (Grondant) Ferme ta
bouche idiote. Toi tu peux ouvrir ? Une crève la faim que tous les hommes de ce
quartier ont baisé et qui même aujourd'hui continue de le faire avec des petits
enfants en forêt?
La mère de Chancelle :
(écarquillant les yeux) Menteur. Ce sont des mensonges.
Nous étions tous dépassés par ce
qui se passait devant nos yeux.
Tonton Sima : Tu sais que c'est la
vérité et c'est cette même chose que tu as donné à tes filles, pour un morceau
de pain, elles sont prêtes à écarter les jambes.
Chancelle : (Pleurant) C'est faux,
tu m'avais forcée. Tu étais venu me voir dans la chambre d'Hilaire et tu avais
dit que tu allais me donner de l'argent, j'avais refusé et tu m'avais forcée,
je ne voulais pas. Après tu m'avais dit que si je disais à quelqu'un tu allais
dire que c'était un mensonge. (Regardant Hilaire qui pleurait) Je te le jure
Hilaire, ce jour quand tu étais venue me voir je t'avais dit que je pleurais
parce que j'étais malade, tu m'avais demandé pourquoi j'avais des marques sur
le corps et je t'avais dit que mon père m'avait tapée. Ce jour c'était faux,
ton père m'avait forcée à faire les choses impolies avec lui.
Hilaire : (Pleurant) Zoé est donc
la fille de mon père ?
Chancelle : (Pleurant) Oui.
Ce dernier s'est retourné et est
allé ramasser une énorme pierre qu'il avait l'intention de damer à son père
mais on l'a attrapé et immobilisé au sol. Il s'est débattu pendant longtemps
avant de se mettre à crier de colère et insulter son père en lui promettant la
mort. Le chef du village est arrivé avec d'autres anciens pour calmer les
choses. Moi, quelques-uns de mes oncles et les parents de Chancelle avons été
emmenés au corps de garde. Après nous avoir reprochés le tapage que nous avons
fait dans le village, il a demandé à ce que chaque famille regagne sa maison et
que l'on prenne rendez-vous pour venir parler de ce qui se passe entre nos deux
familles, j'ai pris la parole
Moi : En ce qui me concerne, je
n'ai plus rien à dire à la famille de Chancelle, que les entités qui protègent
et soutiennent les lois de ce village, s'occupent d'eux. J'irai avec les miens
régler cette affaire en famille.
Nous sommes partis de là et avons
regagné le terrain familial où attendaient les autres. Nous avons tous repris
place. Tous les visages étaient graves.
Moi : Nous avons tous vu et entendu
ce qui s'est passé. (Regardant mon oncle) Je n'ai qu'une seule question à te
poser et c'est pourquoi ?
Tonton Sima : C'est parce que je
voulais te donner une chance d'avoir des enfants parce que je savais que tu ne
pouvais plus en faire.
J'ai froncé mes sourcils
Tonton Sima : En demandant à maman
d'enlever cette grossesse, tu venais de la condamner à ne plus avoir des
enfants car dans cette famille, l'avortement est interdit et elle frappe la
femme qui le fait. Mais dans ton cas c'est différent car l'avortement de Lucia
ne la condamnait pas seulement elle mais tous les deux, tu ne devrais plus non
plus enfanter. Sachant ces choses, j'ai pris sur moi de laver ton honneur en te
faisant endosser la grossesse de Chancelle pour que les autres membres de la
famille ne se moquent pas de toi et contestent ton autorité .
Hilaire : (Assis à même le sol)
Menteur !
Tonton Sima : Toi tu fermes ta
bouche rapidement.
Hilaire : (Se levant brusquement du
sol en colère) Je ne ferme pas ma bouche. Tu es un sorcier papa, un criminel.
(Me regardant) Je vais te dire la vérité le grand. Je vais te dire comment
papa, tonton Remy, tonton Pascal et tonton Antoine se sont associés avec
tantine Aubierge pour tout faire pour que tu meurs et que ce n'est* plus la
lignée de tonton Euloge qui a* le pouvoir. Ils étaient fâchés parce qu'il
disait que tonton Euloge n'était pas intéressé par les choses du village depuis
qu'il était petit. Lui ce qui l'intéressait c'était de faire la fête et de
s'amuser. Il ne prenait rien au sérieux et même pour les initiations, il ne
voulait pas les faire. Il préférait rester à Libreville pour boire le vin et
fumer le chanvre. Alors ils n'ont pas compris pourquoi c'est lui que les
ancêtres ont choisi pour être le chef et ils n'étaient pas d'accord. C'est
comme ça que quand il est mort, ils ont décidé de tout faire pour te faire
perdre cette place.
Tonton Remy : C'est un mensonge.
Essonne fait attention aux gens hein ? C'est quoi ces mensonges ? Tu veux
diviser la famille ?
Hilaire : C'est la vérité et
d'ailleurs toi tu sors même avec tantine Aubierge.
Maman : (Tombant de son tabouret
pour s'en rouler au sol) Oyoooh.