CHAPITRE 35: IL NE LE FERA PAS.

Write by L'UNIVERS DE JOLA

CHAPITRE 35 : IL NE LE FERA PAS.

DEUX MOIS PLUS TARD

**LUCIA MANGA MFOULA**

Erine : (Rentrant dans la maison) Tu fais quoi ici ?

Moi : (Petit sourire) Ah Erine, si moi-même je sais.

Elle est venue me faire la bise et a posé son sac de travail avant de s'asseoir en face de moi.

Moi : Tu veux boire quelque chose ?

Erine : Pardon oh, là où tu es déjà fatiguée là, il ne faut pas me donner les problèmes après tu vas accoucher entre mes mains. Je vais aller me servir moi-même.

Je me suis mise à rire et elle s'est levée pour se rendre à la cuisine.

Erine : (De retour avec un plateau qu'elle pose devant moi) C'est à dire que tu es revenue dans cette maison.

Moi : Pas exactement.

Erine : La cuisine est garnie avec des choses que ya Bhernie n'achèterait jamais s'il vivait tout seul ici.

Moi: Je suis là depuis avant-hier.

Elle me regarde de travers.

Moi : Mais j'ai fait plusieurs séjours ici ces 2 derniers mois.

Erine : (Me regardant avec insistance)

Moi : Oui je sais que j'avais dit que c'était fini avec ton frère et qu'on n’allait plus revenir ensemble mais c'est compliqué Erine. Je ne vais pas te mentir, je n'ai jamais pu oublier Ciel et cette proximité me l'a fait réaliser. Je suis consciente de tout ce qu'il a fait par le passé mais j'ai décidé de nous accorder une 2e chance.

Erine : (Tapant dans ses mains) Cet enfant est un vrai sorcier, c'est aujourd'hui que je l'ai compris.

Moi : (Silence)

Erine : En tout cas, je vais encore dire quoi si ce n'est accepté ta décision ? Il ne me reste plus qu'à le menacer maintenant, sinon y a quoi encore ?

Je souris amusée et je prends le jus qu'elle me donne. On prend des nouvelles l'une de l'autre et elle me raconte comment c'était tendu toute cette journée chez les parents de Lucrèce pendant qu'elle s'occupait de ses ongles et le soin de ses cheveux. Elle me dit qu'elle a l'impression que beaucoup de gens sont contre ce mariage et font tout pour créer des conflits. On en parle un moment et elle déballe son matériel pour s'occuper de mes ongles ainsi que mon épilation et mon coup d'éclat comme elle dit. Ciel qui était de sortie avec Loyd et les gars nous trouve dessus en rentrant autour de 18h et après l'avoir traité de sorcier, elle l'a sérieusement menacé avant de rentrer chez elle dans les 21h. J'ai échangé avec Ciel avant d'appeler Lucrèce qui m'a raconté son ressenti puis nous avons prié toutes les deux. Je l'ai ensuite fait avec Ciel et j'ai dormi.

Moi : (À Bhernie qui est au volant) On ne pourra pas être ensemble aujourd'hui.

Bhernie : Je sais. Je me ferai discret à cette cérémonie, tu n'as pas à t'inquiéter.

Moi : Ok.

Oui, mes parents seront au mariage et ce ne sera bon pour personne si jamais ils me voient avec lui. Jusqu'à présent, je ne sais pas encore comment je vais faire pour leur dire par rapport à nous mais je préfère accoucher d'abord. Normalement si ce n'était pas le mariage de Lucrèce, je ne serais pas venue aujourd'hui mais c'est trop important pour que je rate. Ma personne Ariane et moi avons décidé de faire un effort pour elle. Nous arrivons au quartier, nous sommes arrivés plusieurs heures avant d'abord pour être avec Lucrèce, mais aussi pour ne pas être vus par eux. Il m'a aidée à descendre et a pris mes affaires, il m'a attrapé par la main et nous sommes descendus. En chemin, nous avons croisé des gars de son quartier qui font la loi ici et ils l'ont interpellé.

L'un d'eux : (Se rapprochant pour le checker) Comment petit, ça dit quoi ? Ça fait longtemps qu'on ne t'a pas vu ici.

Bhernie : On est là le grand, les occupations.

Lui : (Souriant) Maman Lucia, ça fait plaisir de te revoir et félicitations pour la grossesse.

Nous : Merci.

Moi : (Souriante) Moi aussi je suis contente de te voir le grand.

Lui : (À Ciel) Non ta mini sista là a trop les foutaises. Elle a waz que ça a bolé entre vous et que tu as of une nouvelle go. Que Lucia n’open pas les mioches et elle a talk full wes. Un time on a même science que oh, comment ça ? La petite qu’on a ndolo la n’off pas les mouna, c’est quoi le gaz ? Donc c’était le fey pour nous faire sciencer sur elle.  (Non, ta petite sœur a trop les foutaises. Elle a raconté ici que non, vous n'étiez plus ensemble et que tu avais maintenant une autre femme et tout. Que Lucia était stérile et plein de choses. Un moment on était même en train de réfléchir que comment ? La petite qu'on aimait-là était stérile que qu'est-ce qui n'a pas marché ? Donc c'était encore des mensonges pour emmerder la pauvre fille.)

Nous lui sourions.

Lui :  Je suis enjoy que le wés qu’elle a waz là c’était le fey, la petite-là c’est la ice dans tout le mapane, on la know depuis que vous êtes djanga (Je suis content que ce ne soit pas la vérité parce que la petite là c'est la belle fille du quartier et c'est elle qu'on connait ici depuis que vous êtes petits.)

Bhernie : (Esquissant un faible sourire) Je sais et ce n'est pas près de changer.

Lui : Tant mieux. Tu vas go au mariage ?( Vous allez au mariage ?)

Bhernie : Oui.

Lui: Y a r, les wes sont encore sia (Ça n'a pas encore commencé.)

Bhernie : Je sais. Je la laisse juste en avance.

Lui : D'accord. Bon maman Lucia, on est ensemble.

Moi : D'accord.

Il est parti et nous avons voulu continuer.

Voix : Ya Bhernie ?

Nous nous sommes retournés pour tomber sur Stella qui nous a regardés avec les grands yeux et encore plus lorsqu'elle a vu mon ventre.

Bhernie : Bonjour Stella.

Stella : (Silence)

Moi : Je vais avancer Ciel.

Bhernie : Allons-y, je te dépose.

Nous sommes passés sans qu'elle n'ajoute plus rien. Je sais d'ors et déjà que cette histoire sera l’actu de cette famille (...)

**AUBIERGE ANDEME**

Je suis assise à ma terrasse tendue en train d'attendre cet imbécile de Mendome là qui m'a encore volé mon argent, jusqu'à 500 milles, j'ai le gros cœur. Comme si je n'avais pas suffisamment de problèmes comme ça dans ma vie, il a fallu qu'on me ramène celui-ci qui depuis 2 mois n'arrête pas de me faire crier en me volant de l'argent ou en vendant mes affaires. Je suis sur les nerfs et je peux même tuer quelqu'un si on me provoque.

Moi : (Parlant toute seule) Un homme va passer son temps à voler et là je suis sûre que c'est pour aller donner à cette petite maboule d'Ogoula là (Aline), mon argent que je souffre à gagner, il va venir me trouver ici, je jure maman, il va me cabiner cet argent.

Stella : (Courant) Maman eh, demande-moi.

Moi : Pardon Mengue, ce n'est pas le moment, épargne moi les conneries des gens de ce quartier.

Stella : Ce n'est pas les choses du quartier hein ! C'est ya Bhernie.

Je la regarde.

Stella : Je viens de le voir se rendre au mariage de l'autre là-bas et il était avec Lucia.

Je ne réagis pas parce que ce n'est pas un secret pour moi qu'ils sont à nouveau ensemble. Depuis le jour où elle l'avait emmené et que cette dinde d'Ayang avait dit qu'il avait quitté la maison, j'avais su même si je n'avais pas eu la confirmation. Même mon plan de l'éliminer est tombé à l'eau parce qu'apparemment il l'a découvert. Plus personne ne veut prendre de risques alors nous avons stoppé toutes nos activités tant que nous ne saurons pas exactement où il en est et jusqu'où il peut voir. On observe et personne ne dit rien même si nous sommes tous sur le qui-vive. Cet échec de voir disparaître cette fille m'énerve mais ce qui me calme le cœur c'est le fait de savoir que mon enfant ne mourra pas.

Stella : Elle est enceinte.

Moi : (Me levant en sursaut) Zian ?? (Quoi ?)

Stella : Elle est enceinte.

Moi : Jamais de la vie. Tu mens Stella.

Stella : Je jure sur la tombe de papa. Elle est enceinte.

Moi : C'est impossible. (Bougeant négativement la tête avec énergie) Elle ne peut pas être enceinte. Elle ne pourra jamais être enceinte.

Stella : Si tu ne me crois pas, allons chez tonton Benoît et tu le verras de tes propres yeux.

Je porte mes babouches et je décide de la suivre avec le cœur qui bat vite dans ma poitrine. Non, je refuse, elle ne peut pas être enceinte. Elle avait avorté, elle ne le peut plus. Nous arrivons là-bas et on peut voir qu'il y a beaucoup de gens sur place en train de travailler pour mettre les choses en place. Nous nous sommes mises dans un coin où on ne nous voyait pas bien et avons guetté, elle n'était nulle part. Au bout de quelques minutes, Bhernie est venu devant la porte avec son téléphone à l'oreille, quand il a raccroché, elle est sortie à la terrasse pour lui remettre son portefeuille et effectivement elle était enceinte jusqu'à on avait l'impression qu'elle devait accoucher dans bientôt.

Moi : (Sous le choc) C'est pas vrai.

Stella : Tu vois non ?

Je suis tombée au sol tellement je ne m'y attendais pas.

Stella : (Se précipitant sur moi) Ça va maa ?

Moi : Ça ne va pas, j'ai le vertige, il faut que je m'allonge vite.

Stella : Allons à la maison.

Elle m'a aidée à arriver jusqu'à la maison et m'a fait coucher sur les cousins.

Stella : Là ça va ?

Moi : Non. Donne-moi mon téléphone là-bas fait vite.

Elle va le prendre sur la table et me le donne. Je cherche son numéro et je lance l'appel.

« Lui : Allô ? »

« Moi : (Voix tremblante) Elle est enceinte »

« Lui : Hein ? Qui est enceinte ? »

« Moi : Cette petite sorcière est enceinte oh, elle est enceinte. »

« Lui : Ce n'est pas possible. Elle a été punie. Elle ne peut pas avoir des enfants. »

« Moi : Je viens de la voir de mes propres yeux. Elle est enceinte. »

« Lui : (Silence) »

« Moi : Faites tout pour retirer cet enfant dans les plus brefs délais. »

« Lui : J'en parle aux autres pour voir quoi faire. »

Clic ! Je dépose mon téléphone et j'en tremble encore. Mon Dieu mais la petite là est venue de quel côté pour que l'on n'arrive pas à s'en débarrasser ? Même des règles établies depuis des siècles au sein de cette famille elle les renverse ? Mais c'est qui au juste ? C'est qui?

Stella : (M'apportant une bouteille d'eau) Tiens tu vas boire pour te calmer.

J'ai pris la bouteille et je l'ai bue. Quelqu'un a cogné à la porte et Bhernie est rentré.

Bhernie : Bonjour.

Stella : Bonjour.

Moi : (Silence)

Bhernie : (Me regardant) Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi tu es pâle comme ça ?

Stella : Elle a eu un malaise tout à l'heure et elle est tombée.

Bhernie : (Fronçant les sourcils) Comment ça ? Qu'est-ce qui s'est passé ?

Moi : Que tu te soucis de moi Ello Obiang ? Tu te soucis de moi ? Depuis que mon mari est mort est-ce que je suis encore quelqu'un dans cette famille ? Est-ce que ce que je dis compte ?

Bhernie : (Silence)

Moi : Ta petite sœur Erine me manque de respect tous les jours ici, jusqu'à elle vient au quartier mais ne peut pas venir me voir moi sa mère. Tu trouves que c'est normal ? Le visage de ton petit frère Lens, est-ce que je sais encore à quoi il ressemble ? Tous les jours il est maintenant chez l'autre là pour faire si c'est quoi ? Je ne sais pas s'il veut devenir gigolo pour aller maintenant vivre chez la fille kota là qui est allée le mettre si c'est dans quelles fesses comme quelqu'un qui n'a pas construit sa maison. Voilà ton frère Rail que tu es venu déposer ici pour me voler tout mon argent jusqu'à prendre les pauvres 2 millions de la tontine que je dois donner à celle qui doit prendre demain pour faire je ne sais quoi. Toi-même tu viens même me voir ? Tu as mon temps ? Comme on t'a dit que c'est moi la sorcière qui avait tué ton père. (Pleurant) Des enfants que j'ai moi-même porté difficilement dans mon ventre et que j'ai souffert à élever. Donc je ne vous avais pas d'abord tué tout ce temps et c'est aujourd'hui que je suis devenue votre sorcière. Mais c'est bien, c'est Dieu qui vous le rendra. Tout ce que vous me faites là, si y a un Dieu au ciel, il va me faire justice. Avec tout ça, je ne vais pas être pâle pourquoi ? Pourquoi je ne vais pas faire des malaises ? Comme c'est ma mort que vous attendez, je n'ai qu'à mourir une bonne fois comme ça vous serez heureux.

Bhernie : Tu as mangé depuis le matin ?

Moi : (Pleurant davantage) Oyoooh, A zam Ewom oh. Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça oh ? Donc tout ce que je parle là c'est manger que tu demandes ? Mieux je meurs oh, je n'ai qu'à mourir une bonne fois ça va finir.

Bhernie : Ok. Bon je vais y aller, j'étais juste venu pour vous saluer.

Il s'est retourné pour sortir et je me suis jetée au sol pour m'enrouler par terre mais il est parti sans faire aucun cas de moi. Stella me regarde et je continue à pleurer. Elle sort pour aller vérifier et revient.

Stella : Il est vraiment parti maman ce n'est plus la peine.

Cette fois-ci je pleure pour de vrai car je réalise que je n'ai plus aucune emprise sur lui, le lien est brisé. Je pleure à chaudes larmes. Combien d'années ? Combien de sacrifices ? Combien de frustrations je n'ai pas subi avec leur père pour attendre d'avoir la main une fois il prendrait le relais ? Combien ? Jusqu'au bout cet homme avait préféré cette femme à moi au point de m'humilier même le jour de sa mort en mourant dans ses bras. Après tous mes efforts, voici la récompense, mon propre enfant que j'ai porté dans mon ventre. La façon dont la grossesse-là était difficile avec toute sorte de malaise, j'avais pris sur moi. J'ai tout donné pour lui, tout et voici ce que je récolte aujourd'hui. Je hais cette petite, je la hais de toutes mes forces. Je réentends dans mon esprit les paroles de cet homme que j'étais allée voir il y a des années et qui m'avait aidé à récupérer Euloge des griffes de cette femme. ''Cet homme n'est pas le tien et rien de ce qui est à lui ne t'appartient. Nous allons le faire mais sache que tôt ou tard, il retournera vers celle chez qui il devait aller.’’ aujourd'hui je réalise la portée de cette parole 33 ans après, les choses sont là.

Stella : (Venant me prendre dans ses bras) Ne pleure pas maman, tu vas vraiment te rendre malade.

Je la regarde et en même temps je me demande pourquoi elle est restée attachée à moi alors que tous ses frères s'en vont ?...

**BHERNIE ELLO**

Nous sommes le lendemain du mariage et je regarde Lucia essayer de se lever difficilement du lit.

Moi : (L'aidant) Bonjour Lumière.

Lucia : Bonjour Ciel. Pardon emmène-moi à la douche, je veux me soulager.

Je l'y emmène et elle se soulage.

Moi : Tu veux aller à l'église aujourd'hui ?

Lucia : Oui.

Moi : Tu auras assez de force ?

Lucia : Je vais essayer. Je ne veux pas rester à la maison. En plus Mommy rentre demain, je veux passer cette journée avec elle et profiter à te la présenter.

Moi : Ok.

Nous avons pris notre douche et sommes allés nous habiller. Je me sens encore fatigué car nous sommes rentrés autour de 23h. La journée d'hier était stressante et il fallait la vivre pour le comprendre. Nous étions tous stressés pendant le mariage de Loyd et moi je l'étais 2 fois plus à cause de Lucia qui me disait qu'elle ne se sentait pas bien mais que je ne pouvais pas approcher parce qu'elle était assise avec sa famille. Moi j'étais tout derrière avec Jérôme et Ariane qui ont bien voulu me tenir compagnie. Ils sont même rentrés juste après les cérémonies au moment où on allait rentrer pour la fête car Ariane était déjà vraiment fatiguée. Lucia aussi l'était mais comme c'était le mariage de Lucrèce, elle tenait à y être le plus tard possible. Ensuite il fallait trouver le prétexte pour pouvoir rentrer avec moi car ses parents voulaient qu'elle le fasse avec eux. La semaine prochaine d'ailleurs, elle ira s'installer au 11 et je ne pourrai plus la voir. Ça me fait un pincement au cœur mais je n'y peux rien. C'est sa première grossesse et elle a besoin d'être entourée. Là même elle a largement retardé son départ à cause de moi, sinon dès son 8e mois, elle était censée aller chez ses parents. Quand nous sommes rentrés à la maison, elle a encore parlé longuement au téléphone avec Lucrèce qui était rentrée avec Loyd et Mommy. Nous avons dormi autour de 2h du matin. Mais bon, on va y aller. Et oui, je vais à l'église depuis 2 mois avec Lucia même si nous faisons tout pour ne pas être vus ensemble. Je suis généralement avec Jérôme et Ariane et elle avec le reste de sa famille. J'ai eu la surprise d'y voir Gaëlle et de découvrir qu'elle était enceinte mais que Lens n'avait rien dit à personne. Lucia m'avait dit que c'était une recommandation qu'elle leur avait donnée dès le début, elle était au courant mais avait jugé que c'était pour eux. Je n'avais rien dit et jusqu'à présent, je n'ai rien dit à Lens à ce sujet. Ils sont dans leur 6e mois aujourd'hui et tout va pour le mieux. Je suis content pour eux et je regarde en priant que tout se passe bien jusqu'au bout.

Nous finissons de nous apprêter, nous mangeons rapidement des sandwichs et partons à l'église. On se sépare dès que nous descendons du véhicule (...)

Moi : Tu ne m'avais pas dit que Mommy était Blessing avec plusieurs années.

Lucia : (Souriante) Tu ne l'as pas vue hier au mariage ?

Moi : Pas vraiment. Tu sais que j'étais loin. C'est tout à l'heure quand elle a prêché que je l'ai bien vue.

Lucia : Ses trois filles lui ressemblent beaucoup même si Blessing est vraiment sa photocopie. Pourtant quand tu demandes à cette dernière, elle te dit non, qu'elle ressemble à son père.

Moi : C'est que son père était alors le jumeau de sa mère.

Elle rit et nous arrivons au bas de l'immeuble de Loyd, je gare la voiture et nous descendons. Les autres voitures sont déjà là. Nous montons et allons sonner à la porte. C'est un homme qui nous ouvre la porte.

Lui : (Souriant) Bonjour.

Moi : Bonjour.

Lucia : (Souriante) Bonjour Marc.

Ils se sont fait la bise et nous sommes rentrés. Lucia m'a présenté à toute la famille et ils m'ont accueilli avec beaucoup de chaleur.

Julia : Nous nous apprêtons à aller chez Loyd, C'est là-bas que nous allons déjeuner.

Lucia : D'accord. Dans ce cas, on y va.

Mommy : (À nous) Attendez un instant. (Aux autres) Allez devant, nous allons vous suivre.

Eux : D'accord.

Comme c'est juste à côté, ils n'ont pris que leurs téléphones et sont partis en nous laissant avec Mommy.

Mommy : Vous allez bien ?

Nous : Oui.

Mommy : (Me regardant) Ello Obiang Bhernie Céleste. Dieu t'aime énormément.

Moi : (Silence)

Mommy : Et c'est pourquoi il ne veut pas que tu fasses les mêmes erreurs que ton père. (Intensifiant son regard sur moi) Quand tu iras les voir, prends la bonne décision.

Moi : (Fronçant les sourcils) Je ne comprends pas.

Mommy : Tu recevras un coup de fils et tu seras convoqué à une réunion, prends la bonne décision car la vie de votre enfant en dépendra.

Moi : (Silence)

Mommy : C'est le message que j'ai reçu pour toi de la part du Seigneur.

Moi : Je vois.

Mommy : Permettez-moi de prier pour vous.

J'ai acquiescé et elle a demandé mes mains et elle s'est mise à prier mais au lieu de le faire pour moi, elle l'a plutôt fait pour Rail en commandant à l'esprit qui le manipulait de le lâcher. Ensuite elle a prié pour ma mère en demandant à Dieu de la faire lâcher prise à temps, à la fin nous avons dit Amen et nous sommes partis chez Loyd. Durant tout l'après-midi, j'avais ces paroles qui résonnaient dans mon esprit, en rentrant à la maison en soirée, j'ai demandé à Lucia si c'est elle qui avait parlé à Mommy de Rail et elle m'a dit non. Je m'apprêtais à me changer quand j'ai reçu un coup de fil d'un de mes oncles qui a demandé à me voir en urgence. J'ai été intrigué et j'ai répondu à l'appel. Sur place j'ai trouvé 4 de mes oncles, les mêmes qui m'avaient parlé sur la question de la stérilité de Lucia et du fait que je devais me trouver une terre fertile. Je suis arrivé et après les salutations, ils sont entrés dans le vif du sujet.

L'un d'eux : Nous avons appris que tu attends un autre enfant et que c'est avec maman que cela s'est fait.

Moi : C'est exact.

Le même : Nous sommes étonnés parce que tu ne nous as rien dit et ce d'autant plus que tu sais que cet enfant doit être protégé comme les 2 premiers et que maman doit subir les rituels.

Moi : (Silence)

Le même : Les rituels de protection comme tu le sais sont indispensables pour le bien-être et le devenir de cet enfant alors le plutôt sera le mieux.

Moi : (Silence)

Le même : Tu n'as rien à dire ?

Moi : (Les regardant) Celui qui a mis cet enfant dans son ventre se chargera lui-même de le protéger.

Eux : Hein?

Moi : Cet enfant ne subira aucun rituel, ne vous tracassez pas pour lui.

Eux : (Silence)

Moi : Y a-t-il autre chose ?

Celui qui avait la parole : Euh non.

Moi : Ok. Je vais donc chercher à rentrer car je dois préparer ma journée de demain.

Le 2e : Papa tu ne peux pas te soustraire à cette cérémonie pour l'enfant, toi-même tu connais les enjeux de ta position et

Moi : (Tranchant) J'ai déjà dit que cela ne se fera pas, fin de la discussion.

Eux : (Silence)

Moi : (Me levant) Bonne soirée à vous.

Je suis parti de là sans un regard en arrière. Cet enfant ne fera rien du tout…

   
L'AMOUR SUFFIT IL ?...