''Les secrets révélés''
Write by Corey's
Après quelques jours, je me mis à réfléchir sérieusement à tout ce qui
venait de se passer. Mon esprit tournait en boucle autour des photos que
j’avais trouvées, et cette inquiétude que j’avais ressentie ne me quittait pas.
Je savais que je ne pouvais pas rester dans l’incertitude.
Alors, j’ai commencé à mener mes propres petites enquêtes. J’ai appelé mes
amis.
Moi racontant : La dernière fois que j’avais rangé la chambre du Mr,
je suis tombée sur des photos et quelque chose m’avait frappée : la complicité
entre eux était palpable. Les sourires, les gestes, les regards… tout montrait
qu’ils avaient été proches. Et ça ne semblait pas juste des souvenirs anciens
ou anodins. Il y avait quelque chose de réel dans ces photos.
Mes amies ont voulu m’aider. Nous avons fouillé un peu, essayé de trouver
la moindre trace d’elle en ligne, et au début, nous n’avons rien trouvé. Mais
avec un peu plus de recherches et des confirmations de ses anciens contacts,
nous avons découvert qu’il avait été dans une ancienne relation… et que,
effectivement, cette fille l’avait largué. Jusqu’ici, tout semblait appartenir
au passé.
Mais il y avait un hic : il semblerait que cette fille avait appris
qu’Adriel était maintenant avec moi. Et apparemment, cette nouvelle avait
éveillé en elle des idées de revenir dans sa vie. Ce qui expliquait en partie
pourquoi Adriel avait été si inquiet au téléphone, toujours à demander si
quelqu’un m’avait contactée. Cela sonnait désormais clair dans ma tête : cette
femme n’était pas juste un souvenir… elle était là, peut-être en train
d’essayer de récupérer ce qu’elle pensait lui appartenir. Et c’est ainsi que
les problèmes commencèrent réellement dans ma vie.
Puis, le jour tant attendu arriva enfin. Adriel revint du Ghana. Il était
souriant, joyeux, mais aussi un peu fatigué par son voyage. Dans ses bras, il
apportait une multitude de petits cadeaux et… une montagne de chocolats ! Il
savait combien j’adorais le chocolat, et je ne pouvais m’empêcher de sourire en
voyant tout cela. Mon cœur se réchauffa à nouveau, car malgré le chaos et les
inquiétudes, il pensait à moi et à me faire plaisir.
Mais au fond de moi, je savais que je ne pouvais pas rester silencieuse.
J’attendais ce moment pour avoir des explications sur ces photos.
Pendant son voyage, mes amies m’avaient conseillé : « Attend qu’il
revienne, parle-lui directement, et vois ce qu’il a à dire. » J’avais suivi ce
conseil et maintenant, le moment était arrivé.
Les premiers jours après son retour, il continuait avec ses petites
questions répétitives, presque obsessionnelles :
— Doré… personne ne t’a appelée ? Tu es sûr ? Personne ne t’a contactée
depuis que je suis parti ?
— Mais qui va m’appeler ? lui demandais-je à chaque fois, un peu
exaspérée.
— Oh… ce n’est pas important, laisse tomber, répondait-il finalement,
l’air gêné.
Chaque échange me donnait un mélange étrange d’amour et de frustration. Je
l’aimais profondément, mais je savais que ce silence autour de cette fille ne
pouvait plus durer. Je devais savoir.
Deux ou trois jours passèrent avant que je ne prenne mon courage à deux
mains. Je m’approchai de lui, et calmement, je dis :
— Écoute… la dernière fois que j’ai rangé ta chambre, je suis tombée sur des
photos. Il faut que tu me dises qui est cette personne. Je dois savoir.
Ses yeux s’élargirent légèrement, et un voile de colère passa sur son
visage.
— Doré… comment peux-tu fouiller dans mes affaires ? Ce sont mes affaires personnelles
! s’exclama-t-il d’un ton sec.
— Je rangeais juste tes affaires ! lui répondis-je, un peu sur la
défensive.
— Tu me parles… ce sont mes affaires, donc tu veux m’exclure d’une partie de
ta vie ? repris-je.
Je sentais que chaque mot pouvait déclencher une explosion. Je pris une
grande inspiration :
— Non… ce n’est pas ce que je veux dire. Arrête d’interpréter mes réponses
de la mauvaise manière.
Il baissa légèrement les yeux, soupira et finit par s’asseoir à côté de
moi.
— Doré… cette femme… nous avons eu une relation. Nous étions ensemble… et
oui, je l’aimais à l’époque.
Mon cœur se serra. Je savais déjà que c’était son passé, mais entendre les
mots à voix haute était différent.
— Mais Adriel… tu ne peux pas dire « j’ai l’impression qu’elle veut revenir
» alors que toi, tu es en train de commencer une nouvelle relation avec moi,
lui dis-je, ma voix tremblante mais ferme.
Il me regarda, silencieux, et ses yeux semblaient tristes, mais honnêtes.
— Je ne veux pas qu’elle revienne, Doré. Je suis avec toi… je t’aime.
À ce moment-là, tout le tumulte dans mon cœur sembla ralentir un peu. Les
doutes, la jalousie, la peur… tout était encore là, mais je sentais aussi sa
sincérité. Je compris que les problèmes avaient commencé, mais que notre
relation pourrait survivre à tout, si nous étions honnêtes l’un envers l’autre.
Et malgré tout, malgré les turbulences, je me sentais… vivante, aimée et
prête à affronter ce que la vie mettrait sur mon chemin.
Après cette discussion, un lourd silence s’installa dans la pièce. Je
pouvais sentir mon cœur battre à toute vitesse, mais en même temps, une partie
de moi se sentait soulagée. Enfin, j’avais la vérité. Enfin, il m’avait parlé
honnêtement.
Adriel me regarda, ses yeux trahissant un mélange
de fatigue, de regret et… d’amour.
— Doré… je sais que ça peut paraître confus. Je ne voulais pas te cacher
quoi que ce soit. Mais je ne veux pas te perdre non plus.
Je soupirai, laissant mes émotions sortir :
— Adriel… j’ai eu peur. J’ai eu peur que tu gardes quelqu’un dans ton cœur,
même si c’est ton passé. Mais je t’aime, et je veux qu’on avance ensemble.
Il posa sa main sur la mienne,
doucement, comme pour me rassurer.
— Moi aussi je t’aime, Doré. Et je veux que tu sois celle avec qui je
construis mon futur, pas elle. Tu es la seule que je veux.
Je sentis alors mes larmes
monter, mais elles n’étaient pas de tristesse. C’étaient des larmes de
soulagement. Je me rapprochai de lui, nos fronts se touchant doucement.
— Alors, on efface tout ce qui peut nous séparer ? demandai-je avec une
petite voix tremblante.
— Oui… tout. À partir d’aujourd’hui, il n’y a que nous.
Après ces mots, il me prit dans
ses bras, me serrant fort contre lui. Je pouvais sentir sa chaleur et sa
sincérité à travers chaque battement de son cœur. C’était comme si tous les
doutes et les peurs se dissolvaient dans cet instant.
Puis, avec un petit sourire
malicieux, il sortit de son sac quelques-uns des chocolats qu’il m’avait
apportés d’Accra.
— Et maintenant, pour te récompenser d’avoir été patiente… ces chocolats
sont à toi. Tu vas voir, ils sont délicieux.
Je ris doucement et pris un
chocolat, savourant le goût sucré et réconfortant. Ce petit geste, aussi simple
soit-il, me rappelait à quel point il se souciait de moi, malgré tout ce qui
s’était passé.