Chapitre 12 : Bipolaire.
Ecrit par L'UNIVERS DE JOLA
Bonne fête du travail mes précieux
Chapitre 12 : Bipolaire ?
**Winnie Fleur Ella**
— Le beau-frère des gens ! lance Cynthia. Winnie, ton gars est là.
— Tu le vois où ?
— De l’autre côté de la route.
Je regarde dans cette direction et effectivement il y est, adossé contre la portière de la voiture qu’il avait dimanche dernier, nos regards se croisent. Qu’est-ce qu’il fiche ici ?
— Il est venu te chercher ? demande Precally.
— Je n’en sais rien. Il ne m’a pas dit qu’il venait.
— Allons-y le saluer, propose Cynthia.
À peine elle l’a dit qu’elle s’avance pour traverser la route, Precally la suit de près. Je reste en retrait, au point où elles traversent avant moi et je suis empêchée par quelques voitures qui passent, je traverse enfin pour les rejoindre. Il est déjà en train de taguer sur leurs chemises.
Il me regarde et me montre le marker.
— Je peux ?
Je me tourne simplement pour lui présenter mon dos. Il écrit. Après tout, si j’ai eu cet examen, c’est à 90 % grâce à lui. C’est lui qui a acheté mes fournitures, payé mon taxi, non seulement toute l’année, mais aussi durant l’examen. Nous avons travaillé ensemble quelques fois avant que tout ne parte en couille entre nous. Je ne peux pas être ingrate et ne pas le reconnaître : ce bac, je le lui dois.
Quand il finit, je me retourne.
— Félicitations, dit Calvin en souriant.
J’esquisse un faible sourire.
— Merci.
— Elle joue les timides maintenant, hein ? se moque Cynthia.
— Vraiment, ajoute Precally, amusée.
— Allez-y là-bas, dis-je.
Elles éclatent de rire.
— C’est quoi le programme ? demande Calvin.
— Pour l’instant, on va à la maison montrer le corps à la famille et prendre la position des autres, explique Cynthia. C’est après qu’on va établir un vrai programme.
— Je vois. Vous allez toutes au même endroit ?
— On va se séparer aux Charbonnages. Tu peux nous y emmener ?
— Oui, montez.
Il déverrouille le véhicule. Les filles montent à l’arrière et je prends la place à l’avant. Nous quittons les lieux.
La route est animée par leurs discussions. Je me contente de sourire de temps en temps.
Vu la situation, je ne peux plus partir avec Precally. Elles descendent toutes les deux aux Charbonnages et nous nous promettons de nous appeler plus tard.
Je reste seule avec Calvin.
— On va où ? demande-t-il.
Je garde les yeux devant moi.
— Tu peux juste me déposer quelque part. Je vais prendre un taxi pour rentrer à la maison. Merci de m’avoir emmenée jusqu’ici.
Il ne répond pas et continue de rouler.
Au niveau du feu rouge de Nzeng, il tourne pour retourner vers les Charbonnages.
Je me tourne vers lui.
— Qu’est-ce que tu fais ?
— Ça ne se voit pas ?
— Je t’ai demandé de me laisser ici.
Il ne répond pas. Il continue son chemin. On dépasse les Charbonnages, mon lycée, l’aéroport, je comprends qu’il est en train de m’emmener chez lui. Je croise les mains sur ma poitrine et tourne la tête vers la vitre. Je suis surprise de constater qu’il ne prend pas la route qui va chez lui, mais plutôt une autre, je le regarde.
Il s’arrête devant un restaurant fast-food.
— Je reviens, m’informe-t-il en retirant sa ceinture.
Il descend sans rien ajouter. Je le vois entrer dans l’édifice et revenir quelques minutes plus tard avec un sac que je suppose contenir de la nourriture. Il remonte et pose le sac à l’arrière. Il reprend le volant et va se garer un peu plus loin, devant un magasin. Le même scénario se répète : il revient avec un grand sac qu’il place également à l’arrière. Puis il reprend le volant et s’engage cette fois dans un grand portail entouré de maisons qui se ressemblent. Le terrain est vaste, on dirait une mini-cité.
Il roule jusqu’à se garer devant une petite barrière. Il retire sa ceinture.
— On est arrivé, déclare-t-il.
— On est où et c’est chez qui ici ? demandé-je.
— C’est une résidence avec des appartements meublés, j’occupe ce coin pour l’instant.
Je fronce les sourcils. Il descend et ouvre la portière pour récupérer les deux sacs à l’arrière.
— Tu viens ? reprend-il.
Je descends assez intriguée et le suis. Il ouvre une petite barrière en bois, se met sur le côté pour me laisser passer et la referme derrière moi. Il me précède devant la petite cour puis la terrasse de la maison en question. Je regarde autour de moi et il y a des jolies plantes un peu partout, même sur les grands mûrs qui entourent cette maison. C’est isolé de sorte à ce qu’une fois traversée le petit portail, il n’y a plus de vis-à-vis.
Il ouvre la grille devant la porte, ensuite cette dernière et me laisse passer.
— Entre.
Je le fais et je rentre dans un salon joliment meublé avec un énorme écran plat collé au mur face à un canapé. Il y a une table à manger sur le côté et des petits poufs à plusieurs endroits.
— Viens, je te fais visiter.
Il me conduit d’abord dans la cuisine qui est équipée et a une deuxième porte qui donne derrière la maison. Ensuite il prend une porte qui me conduit dans la chambre avec une grande salle de bain, il y a même une baignoire et une machine à laver à l’intérieur. Nous revenons au salon.
— Tu as dit que c’était chez qui ? demandé-je à nouveau.
— Chez personne.
Je fronce les sourcils.
— J’ai dit que c’était une résidence avec des appartements meublés. On loue ici pour des séjours.
— Ok. Mais que fais-tu ici ?
Il se dirige vers la cuisine avec les sacs.
— Je reste ici pour le moment.
— Pourquoi ?
— Je n’ai pas envie d’en parler.
—…
— Tu vas manger maintenant ou après ? me questionne-t-il depuis la cuisine.
Je le rejoins à la cuisine. Je le vois en train de mettre des boissons au frigo, des 1664 précisément avec trois mousseux.
— Je vais manger, si tu le fais aussi.
— J’ai pris deux plats. Tu peux mettre la table. Les assiettes sont dans ce placard.
Je me lave rapidement les mains avant de prendre les assiettes. Je récupère la nourriture dans le sac et je mets dans les plats. Ce sont des brochettes de viande avec du riz et des frites.
Je transporte les plats jusqu’au salon, il y a déjà des sets sur la table. Je pose les assiettes dessus. Je retourne prendre des cuillères, fourchettes et verres que je viens également poser. Il me rejoint avec une grande bouteille d’eau et un carton de jus. On s’attable, il fait le service puis me souhaite un bon appétit, je le lui rends. Le repas se fait en silence.
Je le regarde de temps en temps, me demandant si cet enfant n’a pas un problème de personnalité.
— Tu veux que je te nourrisse ? demande-t-il soudainement.
— Hein ? réponds-je surprise.
— Tu n’arrêtes pas de me regarder, alors je te demande si tu veux que je te donne à manger ?
— Non merci.
Il sourit. Je détourne mon regard du sien pour le poser sur mon assiette. Il prend sa cuillère et la porte devant ma bouche, je le regarde.
— Je sais que tu en as envie alors ne fait pas la difficile.
Je le fixe un moment sans réagir.
— Mon bras commence à fatiguer, Ella.
J’ouvre la bouche et laisse passer sa cuillère, son sourire s’élargit, mettant en lumière son beau visage. Malgré moi, je souris aussi. Le repas se poursuit avec chacun nourrissant l’autre jusqu’à la fin. On débarrasse ensemble et il essuie les assiettes après que je les ai lavées.
Calvin pose le torchon et me regarde.
— Que veux-tu faire ? Aujourd’hui, tu es à l’honneur.
Je le regarde sans répondre.
— Ce n’est pas tous les jours qu’on rencontre une deuxième du centre.
Je souris.
— Quand j’ai entendu ton nom, j’étais super fier de toi.
Je relève la tête, surprise.
— Tu étais là depuis le début ?
— Oui. Sauf que je ne savais pas où tu étais, alors je suis simplement allé attendre dehors.
— Tu ne m’as pas dit que tu serais là… et tu aurais pu m’appeler.
— Je sais. Je voulais te faire une surprise.
Je le regarde quelques secondes.
— Alors, tu veux boire ? Tu veux danser ? ajoute-t-il avant d’esquisser un sourire en coin. Tu veux baiser ?
Je lui lance un regard de travers.
Il éclate de rire.
— C’est une blague… Quoique, si tu le veux vraiment, on peut le faire.
— Je veux boire, dis-je en le regardant toujours de travers.
— À vos ordres, madame.
Il ouvre le frigo.
— Mousseux ? Bières ?
Il me montre une grosse bouteille.
— Champagne ?
Je souris.
— Je n’ai jamais bu ça.
— Eh bien, c’est l’occasion idéale.
Il referme le frigo, ouvre le placard du haut et sort deux flûtes à champagne. Puis il secoue la bouteille et l’ouvre brusquement dans ma direction. Le liquide me mouille la tête et le visage avant de couler sur mes vêtements.
Je tourne la tête.
— Calvin !
Il rit.
— Bah quoi ? Tu dois être arrosée. Tu es une bachelière.
— Toi aussi tu es bachelier, mais personne ne t’a arrosé pour autant.
— C’est vrai… mais on va y remédier.
Il pose la bouteille de champagne et sort deux mousseux du frigo qu’il commence à secouer. Il enlève les emballages autour des bouchons et m’en tend un.
Je regarde la bouteille.
— Je fais quoi avec ?
— On va s’arroser avec.
Je fronce les sourcils.
— Hein ?
Il secoue sa bouteille et commence à compter. Devant son sérieux, je m’enfuis en tenant ma bouteille. Il me poursuit et me rattrape sur la terrasse, où il me verse littéralement le contenu de sa bouteille. Il éclate de rire et, même si ça me fait mal de gaspiller la boisson ainsi, j’ouvre la mienne et je le mouille à mon tour. Il m’arrache la bouteille des mains pour en prendre une gorgée.
Il me tire contre lui et me soulève par la taille ; je croise mes jambes autour de ses hanches et mes bras autour de son cou. On s’embrasse à pleine bouche, et alors que je suis concentrée sur le baiser, il renverse le reste de sa bouteille sur ma tête.
— Cal arrête, protesté-je en riant.
— C’est pour la bonne cause, rit-il.
Il rentre avec moi toujours dans ses bras et me pose non loin de l’écran. Il attrape les télécommandes et manipule pour mettre la musique, le son des P-Square « E no easy » qui est un son du moment retentit dans les baffles. Il commence à danser pendant que je ris. Il vient me tirer pour danser avec lui. Je n’arrête pas de rire.
Il me laisse pour se diriger vers la cuisine de laquelle il ressort avec la bouteille de champagne et les flûtes. Il remplit les verres.
Il me tend le mien.
— Tiens.
Je le récupère et on trinque à notre bac. Il me demande de vider la coupe d’une traite, je le fais. Il nous ressert une deuxième fois, nous les vidons de la même manière, la troisième fois, on y va plus lentement. La chanson « Chop my money » du même groupe retentit. Il tire son portefeuille et sort l’argent qu’il balance sur moi en chantant.
— Winnie, chop my money, chop my money eeyy, chop my money, i don’t care.
Je ris et danse devant lui. Il m’attrape les hanches pour suivre mon rythme. La musique s’enchaîne, les verres aussi. La bouteille se vide, il va prendre une deuxième que l’on descend dans la même ambiance. Entre deux verres, il y a une séance de danse, d’embrassade et de tripotage.
— J’ai des cadeaux pour toi, déclare-t-il en m’appuyant les fesses.
— C’est où ?
— Suis-moi, sourit-il.
Il me conduit à la chambre et ouvre dans un tiroir, il en sort un petit paquet.
— C’est pour le bac, ton cadeau.
Je prends le sac avec un grand sourire. Je renverse le contenu et je vois deux boitiers. J’ouvre le plus grand, j’y découvre une jolie montre. Je souris grandement. J’ouvre l’autre, c’est une chaînette en or avec mes initiales WFE. Je le regarde.
— Merci, Cal, dis-je contente.
— Tu aimes ? demande-t-il en souriant.
Je l’embrasse sur la bouche.
— Oui, bébé, j’aime.
Je l’embrasse à nouveau puis m’arrête.
— Mais du coup, je me sens mal parce que je ne t’ai rien acheté pour ton bac.
— Je sais comment tu pourrais me faire plaisir.
— Dis-moi.
Il ouvre un autre tiroir et en sort un sachet, il le renverse sur le lit. Ce sont des petits objets métalliques ressemblant à des pieux pour certains, même si ce n’est pas aussi long et que les bouts sont arrondis. Il y en a d’autres qui ressemblent à des sexes en caoutchouc et d’autres encore ont des supports comme des petites queues d’animaux. Il y a plusieurs tailles.
— Qu’est-ce que c’est ? demandé-je en le regardant.
— Des plugs anaux et des sex-toys.
Je fronce les sourcils.
— On les met dans les fesses pour les écarter, et les autres, on peut se les enfoncer dans le vagin.
Je reste silencieuse.
Il me dépose un baiser sur l’épaule.
— J’aimerais t’en mettre un pour voir ce que ça fait, murmure-t-il en me mordillant légèrement l’oreille. C’est mon cadeau pour le bac.
— Ça fait mal ?
— Non. Je ferai doucement, et j’ai pris du lubrifiant.
Je reste hésitante.
— Tu ne veux pas autre chose ?
— Non. C’est ce que je veux.
Je garde le silence.
Il presse mes fesses et mes seins avec insistance.
— Allez, bébé. Tu me dois bien ça… et je te jure que tu vas apprécier.
Je finis par céder.
— D’accord.
Il sourit grandement et m’embrasse sur la bouche. Il ouvre un tiroir pour sortir du lubrifiant. Il me demande de retirer ma jupe et mon slip, je le fais. Il me demande de me mettre à quatre pattes, je m’exécute. Il caresse mon sexe et mes fesses pendant quelques minutes. Il fait couler le lubrifiant sur mon anus et le frotte dessus. Je ressens un de ses doigts entrer, je gémis de plaisir.
Il me donne une claque sur les fesses
— Écarte les jambes un peu plus, m’ordonne-t-il.
Je le fais. Un autre de ses doigts entre dans mon sexe, je froisse les draps. Il introduit un autre doigt dans mon anus et un autre dans mon sexe. Il bouge des deux côtés, je me tors dans tous les sens. Je ne tarde pas à jouir en criant son prénom. Il remet du lubrifiant et en même temps, je sens la fraîcheur d’un objet métallique se poser sur mon trou, la seconde d’après ça entre, ce n’est pas douloureux. Il refait sortir et remet. Il joue avec ça dans mon anus tout en continuant avec les doigts dans mon sexe. Je suis excitée de ouf. Il arrête, le retire, y met du lubrifiant puis à nouveau un objet métallique, beaucoup plus gros que le précédent. Celui-là, je le sens passer mais ce n’est pas vraiment douloureux.
Il reprend son jeu comme le premier. Je ressens du plaisir. Il arrête et retire l’objet, il retire aussi les doigts de mon sexe. Il vient poser ses deux mains à plat sur mes fesses et les écarte.
— Bébé, si tu pouvais voir ce que je vois, ça prend forme, dit-il excité en passant un coup de langue sur mon anus. J'ai envie de te prendre là maintenant, claque-t-il sur ma fesse, tu n’as pas idée.
Il remet du lubrifiant et remet un autre, gros… vraiment gros. Je crie de douleur.
— Calvin ! fais-je les pleurs dans la voix.
— Encore un peu.
— Aïe.
— C’est bon, c’est rentrer.
Je suis couchée sur le lit, les fesses à l’air, les larmes coulant de mes yeux.
— Tu vas garder ça à l’intérieur pendant quelques heures, dit-il, mordant ma fesse. Tu peux te rhabiller.
— Ça fait mal, Calvin.
— Ça va vite te passer.
Je renifle, il m’embrasse sur la bouche. Mon téléphone se met à sonner. C’est lui qui le récupère et me dit que c’est Precally. Il décroche et met sur haut-parleur. Je parle avec elle, elle me demande si je vais toujours les rejoindre, il est déjà vingt-trois heures. Je confirme ma présence, ne sachant ni comment je vais faire pour marcher ni même m’habiller. Mes vêtements sont mouillés. Quand je raccroche, il me soulève pour m’emmener à la douche où on prend un bain rapide.
De retour à la chambre, il me donne une de ses chemises blanches qui m’arrive à mi-cuisse, il a lui-même retroussé les manches et me l’a boutonnée en partant du bas jusqu’à ma poitrine. Il a mis une de mes épaules dehors, il m’a porté la montre et la chaînette.
— Il ne te manque que des bottes pour finir mais bon.
Il me tire et me met devant le miroir. Je suis choquée, je ris.
— Je ne sors pas de cette maison ainsi Calvin.
Il sourit.
— Tu veux parier ?
— Jamais.
Il me soulève et me pose sur son épaule, mes fesses se retrouvent à l’air vu que je n’ai pas de sous-vêtements. Je me mets à rire et je ne sais même pas pourquoi. Il me dépose sur la table au salon et me donne mon verre.
— Je reviens.
Il retourne à la chambre me laissant en train de rire comme une idiote. Je bois mon verre jusqu’à le vider. Il revient vêtu d’une chemise blanche et un jean noir. Il a une chaîne au cou et une montre au poignet. Le gars me soulève à nouveau et va me mettre dans la voiture, je ne fais que rire. Il va fermer les portes puis il vient monter pour démarrer. Je n’ai aucune idée de l’endroit où il m’emmène. Lorsque qu’il s’arrête, il descend et vient m’ouvrir la portière, je descends.
— Tu ne vas plus boire à l’intérieur, on danse juste et on rentre.
— Je suis à poils avec un énorme truc dans les fesses, dis-je hilare.
Il me saisit par la taille, souriant.
— Tu es trop drôle quand tu es ivre. On y va.
Je le suis jusqu’à l’entrée où il parle avec les portiers, on rentre dans le club et après avoir cherché, on retrouve ses potes dans un salon avec des filles, juste à côté, il y a mes amis avec certaines personnes de ma classe, ils nous regardent tous avec insistance…