Chapitre 19 : Tu es belle.
Ecrit par L'UNIVERS DE JOLA
Chapitre 19 :
Tu Es Belle.
Winnie Fleur Ella
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moment où je mets la ceinture, il tourne la tête dans ma direction. Nos regards
se croisent, il écarquille les yeux.
— Je
te rappelle, Yo, dit-il à la personne au téléphone.
Il
pose le téléphone, se décale sur le côté pour bien me regarder. Je baisse les yeux,
gênée par son silence.
— Regarde-moi, Winnie, dit Calvin.
Je
le fais.
— Tu
t’es maquillée ? demande-t-il.
—
C’est la coiffeuse qui l’a fait. Elle a dit que mon visage l’inspirait et m’a
proposé de me le faire gratuitement, j’ai accepté, réponds-je d’une petite
voix.
— Je
vois.
— Tu
n’aimes pas ? demandé-je, incertaine.
Il
me sourit, énigmatique, sans rien dire pendant plusieurs secondes.
—
Intéressant… très intéressant, reprend-il un sourire aux lèvres tout en
reprenant le volant.
Il
démarre et s’en va. Je constate qu’il ne prend pas la route de la maison mais
sort plutôt d’Okala. Je le regarde.
— On
va au Ballon d’Or. Je dois récupérer un truc avec des amis qui ont un
match de foot là-bas, annonce-t-il sans me regarder.
—
D’accord.
On
arrive quelques minutes après. Il descend de la voiture, j’en fais de même, il
verrouille les portières. On marche l’un proche de l’autre jusqu’à la structure.
Il y a effectivement beaucoup de monde à l’intérieur, pour la plupart, en tenue
de sport. On nous regarde et il salue certaines personnes de la tête ou en
souriant pendant qu’il se dirige vers un groupe de garçons de toutes les couleurs :
les blancs, les noirs, les métis et même les Chinois, enfin de l’Asie.
Ce sont forcément des personnes de son école.
Une
fois proche d’eux, ils se saluent en se tapant dans les mains avant de se
cogner les épaules puis faire claquer leurs doigts. Je reste un peu en retrait
après avoir salué.
—
Comment le CH… ça dit quoi ? demandent-ils.
— On
est là, c’est tranquille, répond Calvin en souriant.
—
Toujours dans les grandes choses, ajoutent-ils en souriant.
Il
sourit.
—
C’est notre belle-sœur ? demande l’un d’eux.
Il
sourit sans répondre.
—
Ouais, c’est toi la machine, dit un autre en bougeant la tête en signe
affirmatif et en souriant.
— Le
CH, l’homme fort, ajoute celui qui a posé la première question en tapant dans
sa main, riant.
—
Yohan est où ? demande Calvin.
—
Derrière, répond l’un d’eux.
— Je
le vois rapidement, dit Calvin en se tournant vers moi. J’en ai pour cinq
minutes.
—
D’accord, dis-je.
—
Assieds-toi, me dit-il.
Je
m’assois sur un long banc. Il s’en va, me laissant au milieu d’une quinzaine de
garçons qui me regardent pour la plupart avec insistance. Trois d’entre eux
parlent en me lançant des coups d’œil. L’un d’eux se détache pour venir se
mettre devant moi.
—
Bonjour, dit-il en souriant.
—
Bonjour, réponds-je en esquissant un faible sourire.
— Oscar.
J’arque
un sourcil.
—
C’est mon prénom, ajoute-t-il toujours souriant.
— Ah
d’accord.
— Et
toi ?
— La
copine de CH.
Son
sourire s’élargit.
— Je
vois. Et la copine de CH n’a pas de prénom ? demande-t-il, sourire en coin.
—
C’est ça mon prénom. Tu peux m’appeler ainsi.
— Tu
ne trouves pas que c’est réducteur pour une aussi belle fille ?
— Ça
dépend pour qui. En ce qui me concerne, cela ne me dérange pas.
—
D’accord. J’espère au moins que tu sais que c’est un joueur et que tu as
suffisamment de force pour supporter un gars comme lui.
—
Merci de t’en inquiéter.
—
Qui s’inquiète de quoi ? demande Calvin derrière lui.
Nous
le regardons. Il se tient derrière Oscar avec un sourcil levé. Un de ses amis
que je connais est avec lui.
—
Rien de méchant. Je faisais juste connaissance avec ta chérie, dit l’autre en
souriant.
Le
regard de Calvin passe de ce type à moi et inversement.
— Je
vois, dit Calvin.
—
Bonjour ma belle, dit Yohan en me souriant.
Nous
nous faisons la bise.
—
Bonjour Yohan, réponds-je en souriant.
— Je
comprends maintenant pourquoi tu étais pressé de rentrer, charrie Yohan Calvin.
—
Dégage, dit Calvin en le dépassant, puis il ajoute à moi : On s’en va.
Yohan
rit pendant que je me lève. Calvin passe sa main autour de mes hanches.
— À
la prochaine, Winnie, dit Yohan.
Je
lui souris faiblement.
— On
s’écrit. Bon Oscar… à tout moment, dit Calvin.
—
Ok. Rentrez bien, répond Oscar.
Il
dit au revoir aux autres puis met une petite pression sur mes hanches comme
pour me faire avancer. On y va et pendant que nous nous éloignons du groupe, il
laisse glisser sa main sur mes fesses et me met une petite claque dessus.
—
Calvin ! dis-je en le regardant de travers.
— Tu
as quelque chose à cacher ? demande-t-il.
Je
lève les yeux au ciel. On sort de la structure. Il vient m’ouvrir la portière,
je monte, il ferme et contourne pour monter de son côté.
—
Que te voulait Oscar ? demande-t-il en démarrant.
—
Rien d’intéressant, réponds-je en mettant ma ceinture.
—
Mais encore ? insiste-t-il en me regardant et en mettant sa ceinture.
— Il
est venu me saluer et s’est présenté. Il voulait que je le fasse et je lui ai
dit que je m’appelais ‘’la copine de CH'' et qu’il pouvait m’appeler
ainsi. Il m’a dit qu’il espérait que je savais que tu étais un connard avec les
femmes et que je devais me préparer à souffrir. Je lui ai dit de ne pas
s’inquiéter, tu es arrivé.
—
C’est lui qui m’a traité de connard ? demande-t-il, posant une main sur le
volant, amusé.
—
Non… mais c’est tout comme. Il l’a laissé entendre.
— Je
vois, dit-il en regardant devant lui et en bougeant la voiture. En tout cas,
j’ai baisé sa meuf l’année dernière, si tu te laisses baiser par lui, c’est ton
problème.
Je
le regarde, perplexe. Cet enfant n’est pas normal.
— Et
tu es content d’avoir fait un truc pareil à ton ami ? demandé-je.
—
D’un, ce n’est pas mon ami, c’est une connaissance de mon lycée depuis
plusieurs années. De deux, je ne suis ni content ni mécontent d’avoir baisé une
fille qui me faisait ouvertement du rentre-dedans. Tu es en couple ou pas, tu
veux ma queue dans ton sexe, je te la donne point. Le reste ne me regarde pas.
Je n’irai pas faire de pub quelque part et si quelqu’un l’apprend, ce n’est pas
mon problème. Vous gérez vos conneries entre vous. De trois, tu ne te respectes
pas ou ta relation, ne viens pas me demander de le faire.
— Et
si quelqu’un te faisait la même chose ?
Il
pousse un rire de gorge.
— Ça
te ferait plaisir que quelqu’un d’autre couche avec ta petite amie ?
—
Pour cela, il faudrait d’abord que j’en ai une.
J’ai
un pincement au cœur.
—
Dans l’hypothèse où je me retrouverais, poursuit-il en faisant des griffes avec
ses doigts, en couple, ou qu’une fille aurait ce titre, ce serait son problème.
Sa chatte, son corps, elle en fait ce qu’elle en veut. Je l’ai dit, tu ne te
respectes pas, n’attends pas quelque chose de moi. Je ne me froisserai jamais
avec un autre pour une femme à moins que je sois devenu fou. Un cul à baiser,
ça court dans les rues.
—
Ok, dis-je, le cœur lourd.
Je
tourne le regard vers la vitre. J’ai envie de pleurer, mais je prends sur moi.
Je ferme les yeux en me demandant ce que je fais avec lui et ce qu’il fait avec
moi. J’en viens à me dire que c’est bien comme il s’en ira bientôt. Au moins,
de cette façon, ma mère ne m’obligera plus à le voir et tous ces sentiments que
j’ai dans le cœur finiront par disparaître. Il le faut vraiment.
Il
nous conduit jusqu’à la maison et se gare devant l’appartement. Nous descendons
chacun de notre côté et entrons dans la barrière, puis dans la maison. Je veux
continuer vers la chambre, mais il m’attrape la main et me tire à lui. Je viens
buter contre sa poitrine.
Il
pose ses mains sur mes fesses.
— Tu
me boudes, Ella ?
—
Ai-je une raison de le faire ?
Il
me fait un suçon sur le cou tout en mettant une pression sur mes fesses.
— Je
n’en sais rien, c’est à toi de me le dire.
Je
garde le silence.
Il
trace un sillon avec sa langue de mon cou au lobe de mon oreille gauche.
— Dis-le-moi,
me susurre-t-il en mordillant mon oreille. Tu me boudes, Win ?
— Oui,
confirmé-je, commençant à être émoustillée.
—
Pourquoi ? demande-t-il en pressant mes fesses.
— Je
n’en sais rien, dis-je, respirant fortement.
Il
me fait un bisou sur ma tempe.
—
Hum… Tu veux que je te dise un secret ?
— Oui.
—
Tout à l’heure au Ballon d’Or, j’étais ravi et fier que tous ces gars te
regardent avec la convoitise dans les yeux, commence-t-il en faisant un bisou
aspiré sur ma joue. Qu’ils te regardent et te veulent parce qu’ils te trouvent belle…
sexy… désirable, liste-t-il après chaque bisou.
Il effleure
mes lèvres et presse mes fesses avant de poursuivre :
— J’ai
aimé qu’ils puissent te regarder ainsi et se dire intérieurement que je suis un
sacré veinard, dit-il en léchant mes lèvres, que cette bombe a déjà une queue
qui la fait jouir, ajoute-t-il, tirant sur ma lèvre inférieure. Et que je suis
le putain de connard qui le fait.
Il
me regarde dans les yeux un large sourire sur le visage.
—
C’est tellement jouissif que j’ai envie de te baiser, Winnie. Fort, dur, profond,
dans toutes les pièces de cette maison jusqu’à épuisement pendant que tu hurles
jusqu’à t’égosiller dans mes oreilles.
Seigneur,
je ne mouille pas ? Je sens ma cyprine couler dans mon slip, mon sexe et
mon anus palpitent, ma température grimpe, ma gorge s’assèche et mes mains
deviennent moites. Que mon cœur meurtri et ma raison orgueilleuse me pardonnent
d’être aussi faible face à ce garçon qui me dit ouvertement que je ne
représente pour lui que du sexe, mais à qui je me donne la minute d’après sans
pouvoir me retenir, c’est plus fort que moi.
Il
soulève ma robe et glisse sa main dans mon slip par les fesses, son majeur
s’enfonce sans tarder dans mon anus. Je gémis en entrouvrant les lèvres.
—
Ahn…
Il
écrase ses lèvres contre les miennes et appuie son doigt dans mon anus. Je lève
les talons, presse mon corps contre le sien et serre sa chair dans mes mains.
Son doigt bouge rapidement dans mon anus pendant qu’il s’impose sur mes lèvres.
Nos respirations sont fortes.
Il
me soulève par les fesses et m’entraîne à la chambre. Il me dépose devant le
miroir, retire son doigt de mon anus et attrape ma robe par le bas pour me
l’ôter. Je me retrouve en sous-vêtements, il me les retire sans tarder. Je
l’aide à ôter son polo et son débardeur, puis je me mets à genoux devant lui
pour enlever sa ceinture et baisser son pantalon. Je baisse également son
caleçon, libérant son sexe qui tressaute et cogne contre mon visage. Je le
saisis sans tarder et le prends dans ma bouche.
Il
piétine son pantalon pour dégager ses pieds, pose sa main sur ma nuque et me
baise la bouche. J’essaie de le prendre en profondeur, mais c’est trop rapide
et je risque de m’étouffer. Comme s’il entend mes pensées, il se retire, me
relève et m’embrasse tout en pressant mon corps contre le sien. Il se détache,
me saisit le bras, me retourne et me plaque contre le miroir. Il se colle
contre moi par l’arrière, me mord l’épaule, le cou, la joue, tandis que deux de
ses doigts s’enfoncent dans mon sexe qui coule abondamment. Je gémis fort.
— Je
veux que tu regardes l’expression de ton visage dans le miroir quand je te
défonce le cul.
Je
mouille encore plus. Il envoie sa main libre sur mon sexe, malmené par ses
doigts. Il retire ces derniers, frotte sa main contre mon sexe pour recueillir
le liquide, puis me la met devant la bouche.
—
Crache dessus, m’ordonne-t-il.
Je
le fais. Il remet ses deux doigts dans mon sexe et frotte sa main sur mon anus
ainsi que sur son pénis. Il exerce une pression avec ses doigts dans mon sexe,
je me cambre, offrant mon cul contre son sexe déjà pressé contre mon trou. La
seconde d’après, il me pénètre. Je pose mes mains sur le miroir, ferme les
yeux, mon visage contre la glace, la bouche ouverte mais aucun son ne sort.
Il
bouge ses doigts dans mon sexe.
— Ouvre
les yeux, Winnie.
Je
le fais et le vois sourire de satisfaction à travers le miroir. Il commence
doucement, puis de plus en plus vite, malaxant mon sein droit de sa main libre.
Je crie, à la fois de plaisir et de douleur. Je m’appuie contre le miroir, mes
pieds tremblent.
Il
se retire de mon anus, glisse son bras autour de ma taille et me ramène contre
lui, mon dos collé à son torse. Il retire également ses doigts de mon sexe pour
me les mettre dans la bouche, mordant doucement mon dos. Il enlève ses doigts
de ma bouche, tourne ma tête vers lui et m’embrasse. Je me retourne pour être
face à lui, passe mes bras autour de son cou, ses mains se croisent dans mon
dos, nos bouches restent soudées et nos corps pressés l’un contre l’autre.
Il
fait descendre ses mains sur mes fesses et me soulève du sol. Il positionne son
sexe à l’entrée de mon vagin et me pénètre. Je le gratte derrière le cou. Il
tire l’air à travers sa bouche.
— Ah
Winnie, qu’est-ce que je vais faire de toi, putain ? grogne-t-il.
Il
me regarde, les yeux rétrécis, sombres et pleins de désir. Il m’embrasse sur la
bouche, bouge doucement puis accélère. Nos bouches se décollent naturellement,
je crie dans ses oreilles, il grogne dans les miennes. Je sens mon orgasme
monter, je le serre davantage.
—
Putain, jure-t-il.
Je
me crispe, pousse des sons aigus, incline ma tête en arrière et ressens en même
temps des jets puissants remplir mes entrailles. Il me serre les fesses en
grognant jusqu’à ce qu’il se vide entièrement. Il fait quelques pas, me colle
le dos contre le miroir et pose son visage dans le creux de mon cou. J’en fais
de même. Nous restons ainsi, reprenant nos esprits.
— J’ai
apprécié ta mise en beauté, murmure-t-il à mon oreille, cela te va très bien.
Je
me redresse pour le regarder, il soutient mon regard et me sourit, j’en fais de
même.
— Tu
m’as subjugué en montant dans le véhicule tout à l’heure.
Mon
sourire s’élargit.
—
J’ai une fois de plus réalisé combien de fois tu es belle, Winnie.
Le
sang me monte aux joues. Je risque d’avoir les rides tellement je souris à
cause de ses paroles qui me rendent heureuse. Je resserre mes bras autour de
son cou.
— Merci,
dis-je.
Il
me fait un bisou sur la joue.
—
Fais tout pour la conserver, d’accord ?
— D’accord.
On
continue de se regarder puis il m’embrasse en caressant mon dos. Il me décolle
du miroir et se décale afin que nous soyons de profil devant la glace.
Il
décolle sa bouche de la mienne.
—
Regarde-toi dans le miroir.
Nous
le faisons tous les deux, nos visages brillent.
— Si
cet éclat n’est pas sur ton visage après une bonne séance de baise,
poursuit-il, c’est que tu n’es pas au bon endroit. Fuis loin de cette personne…