Chapitre 4: Le Prix De La Dignité.

Ecrit par L'UNIVERS DE JOLA

Chapitre 4 : Le Prix De Ma Dignité.

**Winnie Fleur Ella**

Je marche en direction de la maison le cœur lourd. Je ne sais pas ce qui me fait le plus mal : le fait qu’il m’ait dit ce qu’il a dit, que j’aime véritablement ce garçon ou le fait que je n’ai pas le choix que d’accepter ses conditions parce que je suis pauvre et que les pauvres n’ont aucune condition ni aucune exigence à donner à qui que ce soit. 

Je l’ai recontacté d’abord parce que ma mère m’a obligée à le faire, en me répétant durant tout le week-end et la semaine qui a suivi que j’avais intérêt à arranger la situation avec lui et n’a pas cessé de me mettre la pression à cet effet. Mais aussi parce que j’étais triste à cause de cette histoire, au point de perdre tout appétit.

 J’ai réalisé que je l’aimais bien au-delà de ce que je pensais, et le fait que j’avais arrêté me faisait souffrir. Dans le fond, j’avais espéré que peut-être lui aussi se sentirait mal et regretterait ce qui s’était passé. J’avais espoir qu’il reconnaîtrait son tort, s’excuserait et me dirait qu’il ne le ferait plus jamais. 

Je ne m’attendais pas à ce que l’on me dise– et ce plus d’une fois– que je n’étais personne et que je n’avais aucun droit de faire ou de dire quoi que ce soit. Que si je n’étais pas d’accord, je pouvais partir. 

Partir pour aller où ? 

Je me rappelais encore la discussion que j'ai eue avec ma mère la veille quand je lui ai dit que Calvin avait accepté de me voir. 

— Tant mieux, dit-elle. Et j'espère pour toi que tu ne gâcheras pas tout et que tu ne commettras pas les mêmes erreurs que moi. 

Je l’avais regardée.

— Il y a quelques années, reprit-elle nostalgique, j'ai rencontré un homme comme Calvin —qui était aux petits soins et me donnait tout ce que je voulais. Seulement, j'avais découvert qu'il était infidèle et qu'il s'apprêtait même à épouser une autre femme. Dans ma folie, j’avais fait un tapage et j’étais allée voir cette autre femme pour le lui dire afin que comme moi, elle se révolte et le quitte comme j'avais décidé de le faire. Tu sais ce qu'elle m'avait dit ? 

—…

— Ma pauvre, tu apprendras avec le temps qu’aucun homme n’est fidèle et qu’il vaut mieux être avec un homme qui te trompe dans la richesse qu’avec un pauvre qui le fait dans la misère. Tu apprendras aussi que lorsqu’on est issu d’une famille pauvre, on ne doit avoir aucune exigence.

Elle esquissa un sourire amer et poursuivit :

—Je la prenais pour une folle. Pourtant, avec le temps, j’ai compris ce qu’elle m’avait dit. Du jour au lendemain, je m’étais retrouvée à la rue, incapable de payer le loyer de l’appartement dans lequel j’étais logée par cet homme. Ma tante, chez qui je vivais avant, avait refusé que je revienne chez elle parce qu’il n’y avait pas de place, et je n’avais aucun diplôme pour obtenir un vrai travail.

J’avais squatté chez des amies qui, au bout de quelques mois, me demandaient de libérer la maison parce que je ne contribuais pas aux charges, faute de moyens. Oui, je n’avais pas été assez sage pour épargner de l’argent quand je le pouvais et, aussi fou que cela puisse paraître, je ne savais pas qu’il fallait nécessairement un diplôme pour pouvoir travailler.

Je vivais dans une bulle pendant les quatre années que j’avais passées avec cet homme, et quand elle avait éclaté, je n’avais pas su comment rebondir. J’avais le choix entre devenir prostituée, faire le ménage à domicile ou gérer un bar. C’est vers cette dernière option que je m’étais tournée pendant quelques mois, jusqu’à ce que je rencontre ton père, qui était l’un de mes clients favoris.

Comme il savait que je dormais parfois dans le local du bar, faute de moyens, il m’avait proposé de venir habiter chez lui. De fil en aiguille, nous avions fini par nous mettre ensemble, et tu es née. Je n’ai pas besoin de te raconter les conditions dans lesquelles nous avons vécu dans cette maison. J’étais partie par orgueil, mais j’avais fini à la rue.

Alors réfléchis bien à ce que tu vas aller dire là-bas.

—…

— Même s’il te gronde et t’insulte, accepte.

Je l’avais regardée dans les yeux.

— Oui, Winnie, tu acceptes et tu fermes la bouche. C’est toi qui as tort dans cette histoire, et ce n’est pas la peine de me parler d’orgueil. Quand on n’a rien, on n’a pas d’orgueil. Les pauvres n’ont pas d’exigences : ils prennent ce qu’on leur donne et ferment la bouche. Ne l’oublie jamais.

C’est à tout cela que je pensais pendant qu’il me parlait, et j’ai fermé la bouche pour acquiescer à tout ce qu’il me disait. Le message était clair : il n’a aucunement besoin de moi, et je ne suis qu’une parmi tant d’autres. C’était à prendre ou à laisser. J’ai pris, et je traîne le prix de cette acceptation dans mon sac, contenu dans une enveloppe.

Ces billets représentent le prix de mon honneur et de ma dignité.

J'arrive à la maison, je vais directement me coucher sur le lit en regardant le plafond. Alors c'est comme ça que la vie fonctionne ? On doit éternellement être à la merci des personnes qui ont de l'argent ? Nos sentiments, notre honneur et notre dignité ne comptent pour rien du tout dans cette équation ? 

Je ne sais pas combien de temps je reste là à regarder le plafond mais je me fais une promesse : je ne resterai pas pauvre toute ma vie, je sortirai de cette condition et je pourrai avoir le choix, le choix de refuser une situation que je ne voudrai pas dans ma vie.

****

— Winnie ? m’interpelle maman.

— Maman, réponds-je.

Je me redresse et sors de la chambre. 

— Tu n'as pas sorti la nourriture d'hier ?

— J'ai oublié. Quand je suis rentrée, j'avais un peu mal à la tête, alors je suis allée me reposer.

Elle me regarde pendant un moment sans rien me dire. 

— Tu as parlé avec Calvin ? relance-t-elle.

— Oui.

— Et alors ?

— Il a accepté de me pardonner mais il a dit qu'on n'allait pas se voir avant la fin des examens.

— Hum.

— Il m'a donné l'argent pour acheter tout ce qu'il faut pour le bac.

— Combien ?

— Je ne sais pas.

Elle arque un sourcil et je pars dans ma chambre chercher l’enveloppe avant de revenir la lui donner. Elle l’ouvre et compte devant moi : cent cinquante mille. Elle en retire cinquante mille, puis me rend l’enveloppe. Oui, elle a toujours pris sur l’argent qu’il me donne, le tiers du montant à chaque fois. Comme je ne suis pas quelqu’un qui dépense n’importe comment, j’ai toujours réussi à me gérer avec ce qu’il me restait jusqu’à la prochaine fois qu’il donnait.

Ma mère gagne quatre-vingt mille à son travail et cet argent part presque entièrement dans le taxi et les charges de la maison : électricité, eau et nourriture. C’est avec ce qu’elle prend sur moi qu’elle achète quelques petites choses et met un peu de côté comme épargne pour acheter un terrain.

La maison dans laquelle nous vivons appartient à ma grand-mère paternelle. Elle m’a dit qu’on ne pouvait pas construire quelque chose de solide sur ce terrain sans que cela nous cause des problèmes ; qu’il fallait donc acheter notre propre terrain et construire petit à petit. Elle m’avait dit cela après la première fois qu’il m’avait donné de l’argent, lors du décès de mon père.

Je vais ranger l’enveloppe et je retourne au salon. Comme elle est allée dans sa chambre pour se changer, je vais à la cuisine sortir les restes d’hier. Je réchauffe et je m’assois pour l’attendre. Rapidement, je me perds dans mes pensées, en repassant tout ce que j’ai vécu avec Calvin. Je me demande s’il était ainsi avec toutes les autres. Combien sommes-nous réellement ? Sommes-nous toutes dans la même situation ? Quelle place j’occupe dans ce lot ? Ressent-il seulement quelque chose pour moi ?

Je repense à la période où j’ai perdu mon père : à la façon dont il a été présent pour moi sur tous les plans, à quel point j’étais triste et comment il m’a remonté le moral. Il m’a aidée à me relever et à aller de l’avant. Rien de tout cela n’a donc compté pour lui ?

Je repense aussi à toutes ces fois où nous avons couché ensemble. Il a toujours été délicat, même dans les moments les plus intenses. Il y avait toujours une marque d’affection, un regard, une parole, une façon de prendre soin de moi, quelque chose qui me faisait croire à la réalité de notre relation, que c’était profond, unique. Et pourtant, j’entends encore sa voix résonner dans mon esprit :

« Tu n’es personne, absolument personne, et tu n’as aucun droit »

Je ferme les yeux et mes larmes coulent toutes seules.

— Tu es ici en train de pleurer alors que les marmites se brûlent ? m’interpelle maman, me sortant de la torpeur.

Je me lève rapidement et cours à la cuisine pour voir que tout est vraiment cramé et qu'il y a la fumée partout. J'arrête les feux et ouvre davantage la fenêtre pour faire sortir la fumée en toussant bruyamment.

— Qui brûle les marmites là-bas oh ? crie une voisine depuis sa maison.

— Y a les marmites qui brûlent oh, renchérit une autre.

— C'est bon, on a déjà arrêté, informe ma mère.

Elle me regarde avec insistance et sort de la maison sans rien dire. Quand toute la fumée se dissipe, je vérifie une nouvelle fois les marmites et vraiment tout est perdu. Je mets de l'eau à l'intérieur et vais chercher deux mille dans mon sac pour aller acheter des grillades à la route pour nous deux. Je reviens, je lui tends son paquet et pendant qu'on mange, elle me parle :

— Tu as intérêt à te ressaisir, Winnie, tu ne peux pas passer ton temps à pleurer comme si tu avais perdu quelqu'un. Tu dois avoir les idées claires pour ton examen et aussi pour commencer à réfléchir à ce que tu vas faire pour continuer à poursuivre cette relation quand il ira en France. Le temps pour toi de trouver quelqu'un d'autre pour t'entretenir.

Je lève les yeux pour la regarder. 

— Ne me regarde pas avec ces yeux, poursuit-elle. Tu crois que ça va se passer comment ? Avec ce que je gagne, on ne pourra pas s'en sortir. 

— À l’université, j'aurais la bourse, maman. Je n'aurais pas besoin d'un homme pour ça.

— Parce que tu crois que soixante-trois mille, c'est l'argent ? 

—…

— Même avec mes quatre-vingt mille c'est difficile, c'est soixante-trois mille qui vont te gérer ?

Je ne réponds pas.

— Tu as intérêt à grandir et à ouvrir rapidement les yeux, Winnie. Tu dois comprendre que le monde-là ce n'est pas pour les rêveurs, mais pour ceux qui se battent avec les moyens du bord pour réussir. Je bénis Dieu même pour la mort de ton père, qui te faisait croire que la vie était facile et te remplissait la tête avec toutes ces bêtises. 

—…

— Dieu merci aussi que tu as compris assez tôt que l'amour-là n'existe pas, et que tout dans ce monde est une question d'intérêt. De la même façon que Calvin t’entretient pour coucher avec toi, c'est ainsi que tu devras chercher quelqu'un d'autre pour le faire après son départ.

Je garde le silence jusqu'à la fin, ensuite je me retire dans ma chambre pour penser à ses propos. Je refuse avec la dernière énergie de finir dans tous les lits des hommes pour m'entretenir. Je m'en sortirai autrement, personne d'autre n'aura le loisir de me dire une fois de plus que ‘’je ne suis personne'', personne ne le fera encore. 

Je récupère mes cahiers et je bosse presque non-stop avec pour objectif de commencer par réussir mon examen pour aller à l'université.

TROIS SEMAINES PLUS TARD.

 Je sors de mon oral d’anglais. C’était la dernière épreuve du bac et toute la pression que j’avais sur les épaules s’envole d’un coup. Dans tous les cas, je pense m’en être bien sortie dans toutes les matières et je n’ai aucun doute sur les résultats finaux ; si je ne l’ai pas, c’est que c’est de la sorcellerie. Oui, je suis sûre à ce point parce que je sais ce que j’ai écrit.

Je fouille mon sac et sors mon téléphone pour voir si je n’ai pas reçu de messages. J’en vois de la part des filles qui me disent de les attendre dès que j’aurai fini : on a un petit show à faire aujourd’hui avec les gens de notre classe. Je réponds en indiquant que j’ai terminé et que je les attends sous un arbre.

Notre centre est le lycée Notre-Dame de Quaben. Étant en série scientifique et ayant des noms assez proches, nous nous sommes facilement retrouvées dans le même centre.

Elles me rejoignent quelques minutes plus tard et nous partons ensemble pour nous retrouver dans un restaurant à Nzeng, où nous nous sommes donné rendez-vous avec les autres pour manger des grillades avant d’aller dans un snack-bar pour un show. Ce sera ma première fois dans ce genre de lieu ; tout le monde dit que c’est cool, alors je vais voir.

On retrouve les autres et très vite, ça raconte et ça rit aux éclats. Chacun raconte comment il a vécu les examens, et surtout l’oral d’anglais.

— Djo, je m'assois comme ça et le type me sort “intutuc self” je lui dis, hein ? commence Marc.

On éclate de rire.

— Je regarde les documents que j'ai et bad, il n'y a pas ce qu'il me demande là-dedans, poursuit-il. Je dis monsieur, nous on n'a pas vu intutuc self là.

— Mais c'est normal, intervient Precally, riant aux larmes. Puisqu'il te demandait de te présenter. 

— Comment ça ? rétorque Marc les sourcils froncés. Pour se présenter ce n’est pas what'is you name* là ?

— Si mais ça c'est pour les troisièmes, dis-je les larmes aux yeux. Pour nous c'est plus “présente toi” et ça se dit “introduce yourself”

— Ah. Moi je ne savais pas ça oh. Je lui ai dit d'aller directement à l’essentiel, conclut-il désinvolte.

On éclate de rire. On passe l'après-midi dans cette ambiance et à dix-neuf heures, on se lève pour un snack-bar qui – étant un week-end et surtout des examens– est ouvert tôt. 

On arrive et on s'installe, nous sommes une bonne quinzaine. Six filles et neuf garçons. Nous passons notre commande et pendant que l'on attend, mon téléphone vibre dans mon sac, je le récupère et je vois que j'ai reçu un message.

Inconnu : Tu es où ?

Oui, depuis la fois où j'avais supprimé son numéro, je ne l'avais plus enregistré après l'avoir retiré de la liste noire. Avant c'était écrit “mon amour avec un cœur rouge”. Aujourd'hui c'est un inconnu.

Moi : Dans un snack avec des amis.

Inconnu : Le lieu et le nom ?

Je me tourne vers Precally.

— Tu connais le nom du snack là ? demandé-je.

— Non. Tu veux faire quoi avec ? répond-elle.

— C'est Calvin qui demande.

— Il va venir ? 

— Je n’en sais rien. Il m'a juste posé la question.

— Demande aux garçons, ce sont eux qui connaissent. 

— Jeff s’il te plaît, c'est quoi le nom du snack là ?

— Le Secteur, m’informe ce dernier.

Moi : Le Secteur au Chantier Moderne.

Inconnu : Ok.

Moi : Tu viendras ?

Aucune réponse. J'attends une bonne dizaine de minutes en regardant mon téléphone à chaque fois, mais je ne reçois pas de retour alors je range mon téléphone. Je regarde les boissons qu'ils ont posé sur la table. Pour la plupart ce sont des regab , il y a aussi la smirnoff, la Heineken et la 1664 pour nous les filles. Je ne suis pas une grande buveuse et de toute ma vie, je ne l'ai fait que deux fois avec Calvin. 

La première fois nous étions dans son studio et il m'avait donné le mousseux. La deuxième fois, nous étions à un petit bar non loin de chez lui ayant les allures de salon, rien à voir avec nos bars du quartier, et c'était là-bas que j'avais bu la 1664, c'est lui qui m'avait demandé de prendre ça, disant que c'était une boisson de femme.  

— Non, les filles là, vous coûtez trop cher, hein. Vous n'aurez droit qu'à deux tournées, lance Marc.

— En vrai, renchérit Dimitri.

— Vous êtes des vrais fauchés, dis Lyne en riant.

— Et on assume.

On rit.

On ouvre nos bouteilles, on trinque à cette année que nous avons passée ensemble et on se souhaite du succès pour nos examens. On boit, ça discute, ça raconte. L’ambiance est bon enfant.

La musique s’enchaîne et, à la fin de nos premières bouteilles, nous allons sur la piste pour nous défouler un peu.

La deuxième tournée arrive sur notre table. On retourne boire jusqu’à les vider, puis on est de nouveau sur la piste.

Quand on revient à nos places, les serveuses viennent déposer l’équivalent de trois tournées sur notre table. On regarde aussitôt les garçons.

— Eh les gars, mais vous ne blaguez pas, hein, dit Cynthia.

— Ce n’est pas nous, oh, répond Jeff.

— Comment ça ? demande Precally.

— Si ce n’est pas vous, c'est qui ? ajoute Lyne.

— Ce n’est pas vous ? demande Marc en nous regardant.

On se regarde entre nous. Personne ne se désigne.

— Appelez la serveuse, propose Cynthia.

L'un des gars se lève et va vers la concernée pour s'enquérir de la situation. Il revient ensuite s'asseoir.

— Alors ? demandons-nous.

— Vous pouvez boire, dit Odin en décapsulant l'une des nouvelles bouteilles.

— Mais dis-nous au moins qui a payé, insiste Precally.

— En tout cas, c'est à cause de l'une des quatre filles qui étaient sur la piste tout à l'heure.

On se regarde toutes.

— C'est tout ce que la serveuse a dit.

On se regarde une fois de plus et les autres garçons soulèvent leurs bouteilles pour les ouvrir. Nous prenons également les nôtres. Je regarde mon téléphone dans mon sac pour voir si j’ai reçu un appel ou un message de Calvin, mais il n’y a rien. J’ai cru un moment que c’était lui qui avait fait cette tournée, mais bon, il faut croire que c’est certainement quelqu’un qui a dû flasher sur une des filles. Je ne m’inclus pas dedans, parce qu’avec ma grosse et longue robe ainsi que les quatre civils que j’ai sur la tête, c’est impossible que j’intéresse qui que ce soit ici. Les autres ont aussi des vêtements décents, exigence liée à l’examen, mais c’est beaucoup plus près du corps et ça montre quand même assez leurs formes. Donc il y a plus de probabilité que ce soient elles.

On boit, on rit, on se lève et on danse. Comme une blague, je descends les trois bouteilles qui m’étaient destinées et je commence à avoir la tête qui tourne, en plus de rire toute seule et pour tout.

— Winnie est bourrée, oh, lance Precally.

— Mais c'était évident, répond Odin en riant. Vous savez que la petite là n'est pas habituée à ce genre de choses.

— On va chercher à rentrer pour la déposer chez elle, dit Cynthia.

— Vous savez où elle habite ? demande Marc.

— À Rio.

— Hein ? s’étonne Marc en regardant sa montre. Il est vingt-trois heures. Qui va aller jusqu'à Rio à l'heure-là ?

— Bad, ajoute Jeff. Même la journée, on agresse les gens, la nuit c'est grave.

— Vous allez l'emmener chez vous, tranche Marc. Laissez-la allongée sur sa place et quand on sera prêts à partir, on va la soulever.

Pendant qu'ils parlent, je ris. Pourquoi exactement ? Je l'ignore. Mais je ris au point de faire rire les autres qui me regardent.

— Le vin n'est pas bien, hein. L'enfant d'autrui. Il faut la filmer, dit Lyne en riant.

— Bonsoir.

Une voix grave vient de s’élever derrière nous.

Nous regardons tous dans la direction d’où elle provient et tombons sur Calvin…

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